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Quelle moyenne pour faire médecine ? Il n’y a pas de seuil

Quelle moyenne viser au lycée pour intégrer une PASS ou une LAS ? Ce que les facultés publient réellement, et ce que personne ne publie.

Étudiant travaillant sa moyenne au lycée pour entrer en médecine (PASS/LAS)

Mis à jour le 30 juillet 2026

Quelle moyenne pour faire médecine : ce que les facultés publient vraiment

Vous envisagez de faire des études de médecine ? Excellent choix. Mais quelle moyenne faut-il obtenir au lycée pour maximiser vos chances d’entrer en PASS ou en LAS ? Quelle note au bac pour faire médecine ? Quel niveau faut-il atteindre pour être accepté en faculté de médecine ?

Cet article y répond à partir de ce qui est réellement publié : les modalités de contrôle des connaissances des facultés, les fiches formation Parcoursup et les statistiques du ministère. Vous verrez que la réponse la plus utile n’est pas un chiffre unique — parce qu’il n’en existe pas. L’admission se joue sur un classement, et le niveau qui suffit se déplace d’une faculté à l’autre et d’une année à l’autre.

L’essentiel en 30 secondes

Il n’existe aucune moyenne minimale officielle pour entrer en PASS ou en LAS, et aucune université ne publie la moyenne de ses admis. Les universités classent les dossiers de leur secteur et admettent dans la limite de leur capacité d’accueil : le niveau requis est donc relatif, jamais absolu. Vos bulletins de première et de terminale sont l’élément déterminant, et parmi eux vos résultats dans les spécialités scientifiques (mathématiques, physique-chimie, SVT) sont ceux qui comptent le plus, la majeure santé de la PASS étant très majoritairement scientifique.

Le poids exact accordé à chaque critère n’est pas national : il est fixé et publié formation par formation, sur la fiche Parcoursup de chacune. En résumé : plus vous êtes solide en sciences, mieux votre dossier se défend. Même sans mention Très Bien, la réussite reste possible avec la bonne méthode — et une fois admis, votre moyenne de lycée ne compte plus du tout.

Une fois admis, ce n’est plus la moyenne qui décide, c’est le classement

Une confusion mérite d’être levée d’emblée, car elle traverse presque toutes les questions posées sur le sujet : la moyenne dont on parle avant l’entrée en PASS n’est pas celle qui compte ensuite. Pour entrer en PASS ou en LAS, ce sont vos bulletins de première et de terminale qui sont classés sur Parcoursup. Pour passer en 2e année, en revanche, il n’existe pas de moyenne nationale à atteindre : les places ouvertes dans chaque filière sont attribuées aux mieux classés, et le seuil se déplace donc d’une année sur l’autre selon le niveau de la promotion. Une même note peut suffire une année et pas la suivante. Nous revenons plus bas sur ce qu’implique concrètement ce classement.

Le détail de cette sélection n’est pas non plus national : le déroulé des épreuves, la place des oraux et les conditions de passage sont fixés par chaque université dans ses modalités de contrôle des connaissances. Certaines facultés y prévoient des règles particulières que d’autres ignorent. Nous ne reproduisons ici aucun de ces seuils locaux, faute d’avoir pu lire les documents qui les fixent pour l’année en cours. D’où la seule règle générale qui tienne : allez lire les modalités de contrôle des connaissances publiées par votre propre faculté, et non celles d’une autre.

PASS ou LAS : quelle différence ?

Sur Parcoursup, vous avez le choix entre deux voies pour accéder aux études de santé. La PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé) associe une majeure santé, qui occupe l’essentiel de l’année, et une mineure disciplinaire plus légère (droit, gestion, biologie, etc.). C’est la voie classique pour les profils scientifiques solides. La LAS (Licence Accès Santé) inverse le rapport : vous suivez une licence classique (biologie, économie, philosophie…) à laquelle s’ajoute une option santé. Elle est utile si vous hésitez entre médecine et une autre voie, ou si les matières scientifiques vous posent des difficultés.

Attention aux répartitions chiffrées que l’on voit circuler (« 80 % de santé, 20 % de mineure ») : elles ne valent pas partout. Le nombre de crédits attribués à la majeure et à la mineure est fixé université par université — notre page Clermont-Ferrand, par exemple, décrit une majeure santé de 42 crédits ECTS pour une mineure de 18. Reportez-vous à la maquette publiée par la faculté qui vous intéresse.

Bon à savoir : toutes les facultés ne proposent pas les mêmes LAS. Par exemple, à Aix-Marseille, on trouve des LAS en économie-gestion ou en chimie ; à Dijon, il existe des LAS en sciences de la vie et en philosophie.

À noter également : à la rentrée 2027, la PASS et la LAS disparaissent au profit d’une voie unique, la licence santé.

Ce que regardent vraiment les facultés sur Parcoursup

Pourquoi est-il si important d’avoir de bonnes notes au lycée ? Qu’est-ce qui permet aux universités de classer les candidats entre eux ? Vos professeurs vous ont sans doute répété que « tout est important pour votre dossier Parcoursup ». C’est vrai, dans une certaine mesure, mais toutes les informations n’ont pas le même poids.

Vos notes de première et de terminale sont l’élément le plus important de votre dossier. En revanche, contredisant une idée très répandue, leur poids n’est pas fixé nationalement : il n’existe aucune pondération commune à toutes les formations de santé. Chaque formation définit ses propres critères d’examen des vœux et les publie sur sa fiche Parcoursup, avec le degré d’importance accordé à chacun. Deux facultés peuvent donc pondérer différemment les mêmes éléments, et méfiez-vous de tout site qui vous annonce une clé de répartition valable partout.

La seule démarche fiable est donc d’ouvrir la fiche de la formation qui vous intéresse et d’y lire la rubrique consacrée aux critères d’examen des vœux : ces critères sont publics, c’est même une obligation faite aux formations. Nous détaillons cette lecture dans notre guide des critères des fiches formation.

Pourquoi les facultés sont-elles aussi exigeantes sur les résultats ? Parce que les études médicales sont intensives : vous devrez assimiler rapidement de très gros volumes d’informations complexes. Les facultés cherchent donc les étudiants les mieux préparés à ce rythme. Les autres éléments du dossier — méthode de travail, autonomie, rigueur, engagement, projet de formation motivé — sont également examinés, selon un poids que chaque formation précise sur sa fiche. Ne les négligez pas : entre deux candidats aux résultats comparables, ce sont eux qui départagent. Cela étant, les résultats scolaires demeurent le critère numéro un.

Quelle moyenne faut-il en terminale pour être admis en PASS/LAS ?

C’est la question que tout le monde se pose, et la réponse honnête est qu’il n’existe pas de chiffre national. Aucune université ne publie la moyenne de lycée de ses admis en PASS, et aucune statistique ministérielle ne recense les moyennes des candidats. Les repères que l’on voit circuler — « il faut 14 », « il faut 15 » — ne reposent sur aucune source vérifiable, et nous avons choisi de ne pas en avancer. Nous préférons vous donner le mécanisme, qui est certain, plutôt qu’un nombre qui ne l’est pas.

Ce mécanisme est le suivant : chaque faculté classe les dossiers qui lui sont adressés et admet dans la limite de sa capacité d’accueil. Le niveau qui suffit dépend donc entièrement du nombre de places et du niveau des autres candidats de l’année. Une même moyenne peut vous ouvrir une PASS peu demandée et vous fermer celle d’une grande métropole. C’est aussi pourquoi une candidature géographiquement large change davantage vos chances qu’un dixième de moyenne supplémentaire.

Une chose mérite en revanche d’être soulignée, et elle ne demande aucune statistique : la majeure santé de la PASS est très majoritairement scientifique. Si vous maîtrisez déjà les bases — raisonnement mathématique, chimie, mémorisation de schémas biologiques —, vous aborderez le premier semestre plus à l’aise qu’un étudiant à moyenne générale équivalente mais plus fragile en sciences. C’est ce qui explique l’attention particulière portée aux spécialités scientifiques dans l’examen des dossiers.

Conseil de terrain : si vous hésitez entre conserver une spécialité scientifique difficile (où vous risquez d’avoir 13/20) et opter pour une spécialité plus confortable (où vous obtiendriez 17/20), gardez la spécialité scientifique. Elle vous prépare au programme que vous aurez réellement à suivre, et c’est ce programme que la formation cherche à anticiper en lisant votre dossier.

Illustrons par deux profils. Profil A : 13/20 de moyenne générale, d’excellentes notes en mathématiques (16/20) et physique-chimie (17/20), des notes moyennes en anglais (11/20) et philosophie (10/20). Profil B : 17/20 de moyenne générale, de bonnes notes en histoire (18/20) et sport (17/20), mais des difficultés dans les spécialités scientifiques (11/20 en mathématiques, 12/20 en physique-chimie).

Lequel est le mieux armé pour une PASS ? Le Profil A, malgré une moyenne générale plus basse — parce que ses points forts sont exactement les matières qui composent l’année. Nous ne prétendons pas pour autant savoir lequel des deux serait admis : cela dépend de la faculté visée, de ses critères publiés et des autres candidats. Le message utile est plus simple : si vous voulez renforcer votre dossier, travaillez vos matières scientifiques en priorité. Un 18/20 en sport ne compensera pas un 11/20 en mathématiques.

Quelle note au bac pour faire médecine ?

Après la moyenne de terminale, le baccalauréat. Faut-il la mention Très Bien ? Non, ce n’est pas une condition, et aucun texte ne l’exige. Il faut même préciser un point que beaucoup de candidats ignorent : la mention au bac n’intervient pas dans le classement Parcoursup, tout simplement parce que les résultats du bac tombent après les décisions d’admission. Seules les épreuves anticipées de français, passées en première, figurent au dossier. Ce que les commissions examinent, ce sont vos bulletins.

Cela ne veut pas dire que la mention soit sans rapport avec la réussite ultérieure. Elle reflète des habitudes de travail — régularité, capacité d’absorption, gestion des échéances — qui servent directement en PASS. Mais c’est une corrélation, pas un critère de sélection.

Vous trouverez sur d’autres sites des taux de réussite en 2e année ventilés par mention au bac, souvent très précis. Nous avons cherché à les recouper avec les publications du ministère, des universités et de Parcoursup : aucune de ces sources ne publie cette statistique. Les chiffres qui circulent proviennent d’enquêtes privées non publiées, à participation volontaire, dont ni l’échantillon ni la méthode ne sont vérifiables. Nous préférons ne pas les reprendre plutôt que de vous donner une fausse précision sur une décision aussi importante.

Ce que l’on peut dire sans se tromper : une bonne moyenne régulière en terminale rend à la fois votre dossier Parcoursup plus solide et votre mention plus probable. Les deux progressent ensemble, mais c’est le bulletin qui décide de l’admission — et c’est votre méthode de travail qui décidera de la suite.

Quel niveau faut-il pour faire médecine ?

Si vous vous demandez si vous avez « le niveau », déplacez la question : il ne s’agit pas d’atteindre une note, mais d’être classé devant d’autres candidats, puis de tenir un rythme pendant un an. Niveau académique : des résultats solides et surtout réguliers, en particulier dans les spécialités scientifiques, qui restent le meilleur indicateur de votre capacité à assimiler vite de gros volumes d’informations complexes.

Niveau de travail : le volume de cours à mémoriser en PASS est sans commune mesure avec celui du lycée, et il arrive à un rythme continu. La question n’est donc pas votre vitesse de pointe, mais votre capacité à travailler régulièrement sans décrocher. Niveau de motivation : êtes-vous prêt à faire de cette année votre activité principale, avec ce que cela suppose de vie sociale réduite, de week-ends de révisions et de gestion du stress ?

Bon à savoir : le « niveau » ne se résume pas aux notes. Avoir une mention Assez Bien au bac ne signifie pas que c’est impossible. Ce qui fait la différence, c’est votre méthode de travail et votre détermination.

Et après l’admission ? Quelle moyenne pour réussir la 1re année de PASS/LAS ?

Une fois admis en PASS/LAS, quelle moyenne faut-il pour passer en 2e année ? Là encore, il n’y a pas de note à atteindre, mais un rang à obtenir. Sur l’ampleur réelle de cette sélection, une source officielle existe et mérite d’être lue de près : la Note Flash du SIES n° 31 (novembre 2025), qui suit les néo-bacheliers inscrits en première année d’études de santé à la rentrée 2022.

Elle établit que 34 200 néo-bacheliers se sont engagés dans ces études cette année-là — 22 500 en PASS et 11 700 en LAS — et que deux sur cinq ont été admis en MMOPK (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie, kinésithérapie) après une ou deux années d’études : 40,1 % au total, 47,5 % pour les étudiants issus de PASS et 25,7 % pour ceux issus de LAS.

Lisez bien la mesure, car elle est très souvent déformée. Ces taux comptent les admissions obtenues en une ou deux années, seconde tentative comprise. Sur une seule année, la même Note Flash donne 33,8 % de passage en 2e année pour les néo-bacheliers 2022 inscrits en PASS et 19,5 % pour ceux inscrits en LAS. Ce sont par ailleurs des chiffres nationaux, portant sur les seuls néo-bacheliers : ils ne disent rien du niveau de votre faculté ni de votre promotion. Si vous croisez un « taux de réussite » nettement plus bas présenté comme national, vérifiez ce qu’il rapporte à quoi — l’erreur la plus fréquente consiste à diviser un nombre de places d’une année par un effectif d’inscrits d’une autre.

Comment se fait la sélection ? Il n’y a pas de règle nationale, et c’est un point sur lequel il faut se méfier des généralités. À l’issue des épreuves écrites, chaque faculté applique ses propres modalités de contrôle des connaissances : certaines admettent directement une première fraction du classement et convoquent les suivants à des oraux, d’autres font passer l’oral à l’ensemble des candidats, avec des notes seuils par filière. Le format des oraux, les seuils et le nombre de places par filière changent d’une faculté à l’autre et d’une année à l’autre. Le document publié par votre université — et lui seul — fait foi.

Ce système peut paraître dur. Il n’est pas là pour briser les étudiants : il vise à garantir que ceux qui arrivent au bout ont prouvé leur capacité de travail et d’apprentissage. Et il a une conséquence encourageante : puisque le seuil est relatif et non absolu, ce qui vous fait passer n’est pas une note tombée du ciel mais l’écart que vous creusez par votre méthode de travail. C’est précisément la part sur laquelle vous avez prise.

Le taux de passage en 2e année, dans les facultés qui en publient un

Puisque tout se joue sur le nombre de places rapporté au nombre d’étudiants, le seul chiffre qui vous concerne réellement est celui de votre faculté. Voici les taux de passage que nous publions aujourd’hui sur nos pages par faculté. Deux précisions avant de lire la liste. D’abord, elle ne couvre pas toute la France : nous traitons trente-quatre facultés, et quatorze figurent ci-dessous. Une faculté absente de cette liste n’est ni hors comparaison ni exempte de chiffre — nos autres pages avancent parfois un taux dont nous n’avons pas pu établir la base de calcul, et nous avons préféré ne pas le reprendre ici. Ensuite, ces taux ne se calculent pas tous de la même façon : la plupart rapportent le numerus apertus accessible depuis le PASS à la capacité d’accueil en PASS — ce sont alors des ratios de places, et non des taux de réussite individuels —, tandis que d’autres reprennent un taux annoncé par la faculté ou par Parcoursup, que nous n’avons pas recalculé. Les cas particuliers sont signalés juste après la liste. Les capacités comme les numerus sont revotés chaque année, et les universités ne retiennent pas toujours la même base d’une année à l’autre ; le chiffre qui vaudra pour votre promotion est à vérifier sur la fiche Parcoursup de votre session.

Du plus sélectif au plus favorable, parmi ces quatorze facultés : Créteil, 13,6 % ; Angers, environ 20 % ; La Sorbonne, 21,4 % ; Bordeaux, 27,8 % ; Amiens, environ 28 % ; Lyon (Lyon Est et Lyon Sud), environ 28 % ; Nantes, environ 29 % ; Lille (université d’État), 29,8 % ; Besançon, environ 31 % ; Paris Cité, 31 % ; Rouen, environ 34 % ; Dijon, 34,6 % ; Saclay, environ 34,8 % ; Nancy, 41 %.

Cinq précisions de lecture, parce que ces taux ne reposent pas tous sur la même base. Celui de Créteil porte sur la LSpS, la voie d’accès propre à l’UPEC, et non sur une PASS au sens strict. Celui d’Angers — qui fonctionne en PluriPASS — est calculé sur le nombre d’étudiants inscrits, et non sur la capacité d’accueil. Celui de Lyon rapporte les seules places de médecine, et non l’ensemble des places MMOPK ; à périmètre MMOPK complet, il serait mécaniquement plus élevé. Ceux de Bordeaux et de Saclay sont des chiffres annoncés et non recalculés par nous : celui de Bordeaux est présenté comme un taux d’admission Parcoursup toutes filières confondues et porte sur la promotion 2021-2022, nettement plus ancienne que les autres ; celui de Saclay, selon qu’on le rapporte aux inscrits de début d’année ou aux candidats présents aux épreuves, ne signifie pas la même chose.

Un point à souligner pour éviter un contresens : ne comparez pas ces taux aux chiffres nationaux du SIES cités plus haut, car les deux ne se calculent pas sur la même base. Le SIES rapporte des étudiants admis à des étudiants inscrits, en suivant une cohorte de néo-bacheliers sur une ou deux années. Les taux ci-dessus rapportent le numerus accessible depuis le PASS d’une faculté à sa seule capacité d’accueil en PASS : ce sont des ratios de places, pas des parcours d’étudiants. Les deux peuvent différer nettement sans qu’aucun ne soit faux — ils ne répondent tout simplement pas à la même question.

Enfin, un taux élevé ne signifie pas une épreuve plus douce : il traduit souvent une population d’étudiants différente et un rapport places/candidats plus favorable. Aucune faculté française n’est objectivement « plus facile », et ces ratios ne prédisent aucun résultat individuel. Ils servent à calibrer vos vœux sur Parcoursup, pas à repérer une faculté où l’on entrerait à moindres frais.

Stratégies pour maximiser vos chances dès la terminale

Que faire concrètement pour maximiser vos chances d’être admis en PASS/LAS et de réussir en 2e année ? Commencez par bien choisir vos spécialités. En première, si vous visez la PASS, il est recommandé de prendre mathématiques, physique-chimie et SVT : cette triade est la base pour réussir en première année de médecine.

En terminale, vous devez en abandonner une. Trois combinaisons s’offrent à vous. Mathématiques + physique-chimie (+ option maths expertes) : le combo le plus exigeant mais aussi le plus solide, offrant des bases très complètes en sciences. Physique-chimie + SVT (+ option maths complémentaires) : le classique, le choix le plus fréquent chez les étudiants PASS, avec un bon équilibre entre difficulté et solidité. Mathématiques + SVT (+ option maths expertes) : possible mais moins fréquent, envisageable si vous détestez la physique-chimie, sachant que vous aurez beaucoup de physique en PASS.

Conseil de terrain : choisissez les spécialités où vous êtes le meilleur, même si elles sont moins « prestigieuses ». Il ne sert à rien de prendre mathématiques si vous êtes déjà en difficulté en première : le risque est de galérer encore plus en terminale, d’obtenir une mauvaise moyenne dans cette spécialité et d’impacter à la fois votre moyenne générale et votre note au bac. Mieux vaut 14/20 en physique-chimie et SVT que 11/20 en mathématiques et physique-chimie. Les facultés préfèrent des notes solides dans vos spécialités plutôt que des spécialités prestigieuses avec des notes médiocres. Quelles que soient les deux spécialités conservées, l’essentiel est de prendre les plus simples pour vous.

Ensuite, préparez la PASS dès la terminale. Vous pouvez anticiper une partie des cours enseignés en première année. Première option : vous inscrire dans une prépa santé. Vous y aurez cours en petit comité avec des professeurs diplômés, aborderez des matières enseignées en PASS comme l’anatomie ou la biologie cellulaire, passerez des concours blancs pour vous mettre dans les conditions de l’examen, et bénéficierez d’une préparation en biostatistiques, physique et chimie.

Si vous en avez les moyens financiers, une prépa santé en terminale peut vous donner une longueur d’avance, notamment en anatomie et biochimie. Attention toutefois : ce n’est pas magique. Certains étudiants ayant fait une prépa échouent en PASS parce qu’ils pensent qu’« avoir fait la prépa » suffit. La prépa vous apporte du contenu, mais c’est à vous de développer votre méthode de travail.

Enfin, si vos notes ne sont pas excellentes, voici ce que vous pouvez faire dès maintenant : renforcez vos spécialités scientifiques en travaillant davantage en mathématiques, physique-chimie et SVT ; anticipez la PASS en vous familiarisant avec les cours (anatomie, biochimie) ; développez une méthode de travail — apprendre vite, faire des fiches efficaces, gérer votre stress et vous organiser ; élargissez géographiquement vos vœux, puisque le niveau requis dépend de la faculté ; et envisagez une prépa santé si vous en avez les moyens. Ne vous dites jamais que « tout est joué d’avance » : même avec une mention Assez Bien, vous pouvez réussir avec la bonne méthode et de la détermination.

Conclusion : ce qu’il faut retenir

Retenez d’abord ce qui n’est pas vrai : il n’existe pas de moyenne minimale pour faire médecine, et personne ne peut honnêtement vous donner la moyenne des admis, parce qu’elle n’est publiée nulle part. Méfiez-vous des pages qui vous annoncent un chiffre précis sans dire d’où il sort.

Ce qui est vrai, en revanche, est plus actionnable : vos bulletins de première et de terminale décident de l’admission, vos spécialités scientifiques y pèsent le plus lourd, chaque formation publie ses propres critères sur sa fiche Parcoursup, et le niveau qui suffit dépend de la faculté que vous visez — donc de la largeur de vos vœux. Une fois admis, la moyenne de lycée ne compte plus : c’est le classement de votre promotion qui décide.

Le message final : les notes comptent, mais elles ne sont pas tout. Ce qui fait vraiment la différence, c’est votre méthode de travail et votre détermination. Un dernier conseil pour bien réussir votre terminale : ne vous mettez pas trop de pression. Si vous travaillez régulièrement, persévérez et restez motivé, il n’y a pas de raison que vous n’y parveniez pas.

Sources et méthodologie

D’où proviennent les chiffres de cet article ? Les données nationales de réussite proviennent d’une source unique et vérifiable : la Note Flash du SIES n° 31, novembre 2025, « Parcours et réussite des étudiants en première année d’études de santé : les résultats de la session 2024 », publiée par le service statistique du ministère de l’Enseignement supérieur. Elle porte sur la cohorte des néo-bacheliers inscrits en PASS ou en LAS à la rentrée 2022, suivis pendant deux ans. Les effectifs (34 200 néo-bacheliers, dont 22 500 en PASS et 11 700 en LAS), les taux d’admission en MMOPK (40,1 % au total, 47,5 % depuis la PASS, 25,7 % depuis la LAS) et les taux de passage en un an (33,8 % et 19,5 %) en sont tirés directement.

Les critères de sélection ne font l’objet d’aucune pondération nationale : ils sont publiés formation par formation sur les fiches Parcoursup, et faculté par faculté dans les modalités de contrôle des connaissances. C’est de ces documents, et non d’une règle générale, que relèvent les modalités décrites plus haut. Nous n’en citons aucun seuil chiffré : cela supposerait d’avoir lu, pour chaque faculté et pour l’année en cours, le document qui le fixe.

Données par faculté : les taux de passage en 2e année cités plus haut sont ceux publiés sur nos pages par faculté, et ils ne couvrent que quatorze des trente-quatre facultés traitées. Leur base de calcul n’est pas uniforme : la plupart rapportent le numerus apertus accessible depuis le PASS à la capacité d’accueil en PASS figurant sur la fiche Parcoursup de la formation, les autres reprennent un taux annoncé par la faculté ou par Parcoursup sans que nous l’ayons recalculé. Les cas concernés sont signalés dans la section correspondante, et un taux dont nous n’avons pas pu établir la base ne figure pas dans la liste. Ces taux vieillissent vite : capacités et numerus étant revotés chaque année, chacun doit être revérifié pour la session qui vous concerne.

Enfin, ce que nous ne publions pas, et pourquoi. Vous trouverez ailleurs une moyenne d’admis « autour de 14/20 », des taux de réussite en 2e année ventilés par mention au bac, une répartition nationale des mentions chez les admis, ou une clé de pondération Parcoursup valable partout. Nous avons cherché à recouper chacun de ces éléments auprès du ministère, des universités et de Parcoursup : aucun n’y est publié. Les valeurs qui circulent proviennent d’enquêtes privées non publiées, à participation volontaire, dont l’échantillon et la méthode ne sont pas vérifiables. Nous avons préféré une page plus courte et vérifiable à une page plus fournie et invérifiable : si un chiffre ne figure pas ici, c’est le plus souvent que nous n’avons pas pu en établir la source.

Pour aller plus loin

Pour compléter votre préparation, poursuivez avec nos guides : critères des fiches formation, formuler tes vœux en médecine, chances réelles en liste d’attente, méthode de travail, spécialités à choisir au lycée pour médecine et nos formules.

Et pour les données officielles de votre année, appuyez-vous sur Parcoursup.

Questions fréquentes

Peut-on faire médecine avec 12 de moyenne ?
Oui, c’est possible, mais la stratégie devient déterminante. Avec 12 de moyenne, vise en priorité les universités les moins tendues, formule des vœux géographiquement larges et considère sérieusement les LAS, qui recrutent sur des logiques différentes selon la licence. Et rappelle-toi qu’une fois admis, ta moyenne de lycée ne compte plus : la deuxième sélection se joue uniquement sur ton travail et ta méthode.
Quelle moyenne en terminale pour entrer en PASS ?
Il n’y a aucun seuil, ni officiel ni officieux, que l’on puisse citer honnêtement : aucune université ne publie la moyenne de ses admis en PASS. Chaque faculté classe les dossiers de son secteur et admet dans la limite de sa capacité d’accueil, ce qui déplace le niveau requis d’une fac à l’autre et d’une année à l’autre. Ce sur quoi tu peux agir : la solidité de tes notes dans les spécialités scientifiques, leur régularité, la qualité des appréciations, et la largeur géographique de tes vœux.
Faut-il une mention Très Bien au bac pour réussir médecine ?
Non, et ce n’est même pas un critère de sélection : les résultats du bac tombent après les décisions d’admission Parcoursup, à l’exception des épreuves anticipées de français. La mention reflète des habitudes de travail (régularité, capacité d’absorption) qui servent ensuite en PASS, mais nous n’avons trouvé aucune statistique publique liant la mention au taux de passage en 2e année, et nous nous gardons donc d’en citer. Un bachelier mention Assez Bien qui construit une vraie méthode de travail peut tout à fait réussir sa première année.
Les spécialités comptent-elles plus que la moyenne pour médecine ?
Les deux comptent, mais différemment. Les spécialités jouent un rôle de cohérence : un profil physique-chimie + SVT (avec ou sans maths) est immédiatement lisible pour une commission PASS, et de bonnes notes dans ces matières rassurent sur ta capacité à suivre le programme scientifique. À spécialités cohérentes, ce sont le niveau et la régularité qui départagent. Une excellente moyenne avec des spécialités sans lien avec la santé soulève en revanche des questions sur le projet.
Quelle moyenne faut-il avoir en PASS pour passer en deuxième année ?
Ce n’est pas une question de moyenne mais de classement. Chaque université fixe un nombre de places par filière (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie, kinésithérapie), et ce sont les mieux classés qui les obtiennent - avec parfois des notes minimales à respecter et des oraux pour une partie des candidats. Tu peux avoir 12/20 de moyenne et être admis si le niveau de la promotion est faible, ou 14/20 et ne pas l’être. C’est le rang qui décide, pas la note absolue.