Salma : Pour commencer, pendant mon année de PASS, je me suis découverte ; je ne savais pas que j’étais capable d’autant de choses, malgré la difficulté et les moments où j’ai souvent craqué. Ce fut la meilleure année de ma vie sur le plan scolaire, car j’étudiais enfin ce qui me plaisait. Je me suis fait plein d’amis : nous étions tous dans le même bateau et nous nous comprenions les uns les autres (la solidarité).
Salma (suite) : Au niveau des matières, j’ai beaucoup apprécié la physiologie. Il est passionnant de comprendre comment notre corps fonctionne et comment il réagit à l’environnement. J’ai aussi bien aimé l’anatomie, même s’il y a beaucoup de notions à connaître et que c’est très dense. Les professeurs de Toulouse sont très gentils en amphi : ils parlent lentement et nous avons le temps de noter. En TD, ils répondent à toutes nos questions, même lorsqu’il faut les répéter plusieurs fois. Enfin, nous disposons d’un très bon tutorat, qui m’a beaucoup aidée cette année, tant sur le plan mental que sur celui des cours. Un tutorat de très bonne qualité. Pour finir, cette année m’a énormément apporté, tant sur le plan personnel que professionnel : je l’ai beaucoup appréciée.
Amandine : Personnellement, j’ai suivi une PASS en 2021-2022 et j’ai découvert en moi une force que je n’avais pas encore perçue durant ma scolarité. Votre année de PASS vous permettra de découvrir vos réelles limites, et il sera important de les écouter. J’ai enfin travaillé des cours qui me plaisaient et me tenaient à cœur, et pour une fois je me suis sentie à ma place. J’ai su que c’était vraiment ce que je voulais faire.
Amandine (suite) : J’ai beaucoup aimé la physiologie, car on nous mettait directement dans le bain : c’était comme de petits cas cliniques qu’il fallait analyser, et c’était passionnant. Sur le plan relationnel, il y avait une bonne entente entre étudiants, et la pré-rentrée y a beaucoup contribué. Nous avons réellement créé des liens avec les personnes de nos TD, ce qui aide vraiment à ne pas se sentir seule tout au long de l’année. Vous dire que ce fut une excellente année serait mentir : j’ai vraiment eu du mal mentalement tout au long de l’année. Le fait qu’il s’agisse d’un concours peut être source d’angoisse, de stress et de remises en question incessantes, ce qui a réellement été mon cas. Pour finir, je tenais à souligner que le tutorat m’a été d’une grande aide : je n’avais pas pris de prépa et je sais que cela ne m’aurait pas servi. Ils proposent une large gamme de ressources et, humainement, il est réconfortant d’être entourée de personnes qui sont passées par là.
Lucie : Salut à tous ! Au lycée, j’avais choisi physique-chimie et SVT avec maths complémentaires afin d’être préparée au maximum au programme de PASS. Malgré cela, j’étais très stressée car je n’avais jamais réellement eu besoin de travailler au lycée : je n’avais donc aucune méthode de travail avant d’entrer en PASS en 2021-2022 avec la mineure STAPS (qui n’existe plus, à mon grand désespoir, désolée). Heureusement, la pré-rentrée du tutorat m’a permis de rencontrer des étudiants de deuxième année qui m’ont prodigué de nombreux conseils. Grâce à eux, j’ai pu trouver ma propre méthode de travail, que j’ai adaptée tout au long de l’année.
Lucie (suite) : Mes journées étaient très organisées et plus ou moins planifiées à l’avance. Ma journée type en semaine ressemblait globalement à ceci : 4h30-7h annales (pas de panique, tout le monde ne se levait pas aussi tôt, mais je ne sais pas travailler efficacement le soir après manger et, à l’inverse, je suis plutôt matinale) ; 7h-8h petit-déjeuner et trajet ; 8h-12h cours en amphi ; 12h-13h pause déjeuner ; 13h-16h révision des cours du matin ; 16h-16h30 pause goûter ; 16h30-19h révision des cours des semaines précédentes ; 19h-20h repas du soir ; 20h-20h30 au plus tard douche puis coucher (il est essentiel de dormir suffisamment). Pendant mes créneaux de travail, je n’hésitais pas à prendre de courtes pauses dès que j’en ressentais le besoin, car cela me rendait bien plus efficace. Le week-end, je faisais des QCM du tutorat sur tous les cours de la semaine, puis je revoyais les cours qui m’avaient posé problème et rattrapais mon éventuel retard. J’allais également courir entre 30 et 45 minutes tous les dimanches pour me changer les idées et me défouler.
Lucie (suite) : Mon premier semestre s’est plutôt bien passé. J’ai très bien réussi l’examen blanc organisé par la faculté et je suis parvenue à travailler relativement efficacement pendant les deux semaines de révision (avec beaucoup d’annales pour être bien préparée). Après les examens du S1, j’étais toutefois très fatiguée et je n’ai pas réussi à bien me reposer pendant les vacances de Noël. Contrairement à la plupart des gens, j’ai bien moins bien vécu le second semestre, car je l’ai entamé déjà un peu fatiguée. Je le trouvais relativement plus facile en termes de cours par rapport au S1, mais moralement c’était très dur pour moi. Les résultats du S1 sont arrivés très tard ; j’étais toujours très bien classée, ce qui m’a rendue assez contente et m’a permis de retrouver un peu de motivation. D’un autre côté, je savais que j’avais une certaine avance au vu de mon classement, si bien qu’inconsciemment je travaillais sans doute moins efficacement.
Lucie (suite) : Heureusement, mes amies m’ont énormément soutenue et aidée à garder le moral jusqu’au bout, malgré des moments assez compliqués sur le plan moral. J’ai ainsi pu limiter la casse aux examens du S2 en conservant la même moyenne, même si j’ai perdu beaucoup de places. J’ai donc dû passer les oraux, où j’ai obtenu des notes relativement correctes. J’ai encore perdu quelques places, mais je suis parvenue à être acceptée en médecine : j’étais très soulagée. Pour conclure sur ma PASS, le plus difficile pour moi a été de tenir sur la durée, car c’est une année très éprouvante moralement mais aussi physiquement, tant nous sommes tous très fatigués à force de travailler autant. Personnellement, c’est ma volonté de devenir médecin et surtout mes amies, qui étaient en PASS avec moi, qui m’ont aidée à ne rien lâcher jusqu’au bout malgré ma fatigue permanente. Si vous souhaitez faire des études de santé, je ne peux que vous conseiller de tenter, malgré la difficulté de cette année, car cela en vaut la peine.