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Chiffres clés Parcoursup et études de santé

Candidats, places, taux de passage : ce que les statistiques de Parcoursup en santé disent vraiment, et ce qu’elles ne disent pas.

Tableau de graphiques et ordinateur dans une salle d’étude, illustrant les chiffres clés de Parcoursup en santé

Mis à jour le 3 juillet 2026

Les statistiques de Parcoursup en santé, décryptées sans dramatiser

Les chiffres de Parcoursup et des études de santé circulent partout : nombre de candidats, part du PASS, places en deuxième année, taux de passage. Ils impressionnent, et c’est souvent l’effet recherché. Brandis sans contexte, ils servent tantôt d’épouvantail, tantôt d’argument commercial. Dans les deux cas, ils t’aident mal à décider.

Cet article fait l’inverse : chaque repère y est daté et relié à sa source officielle, et on t’apprend surtout à lire ces nombres par toi-même. On explique ce qu’un taux de passage veut dire réellement, on démonte la « statistique de survivant », et on te montre ce que ces chiffres ne disent pas : ta situation individuelle. Aucune promesse d’admission, seulement une lecture honnête et actionnable.

Où trouver les chiffres officiels (et pourquoi c’est essentiel)

Avant tout chiffre, la source. Les statistiques fiables sur les candidats, les vœux et les places existent, mais il faut aller les chercher au bon endroit, avec leur année de référence. Les données officielles de Parcoursup sont publiées par le ministère et consultables sur la page dédiée aux chiffres, millésime par millésime.

Pourquoi cette précaution ? Parce que les chiffres évoluent chaque année et qu’un nombre sans date ni source ne vaut rien. Un « X candidats » ou « Y % de passage » recopié d’un blog, sans année ni lien officiel, peut être obsolète ou déformé. C’est exactement le genre de statistique qu’il faut apprendre à ne pas prendre pour argent comptant.

Les statistiques d’entrée en études de santé sont également publiées par le service statistique du ministère de l’Enseignement supérieur. Prends l’habitude, à chaque chiffre rencontré, de te demander : de quelle année parle-t-on, et d’où vient ce nombre ? C’est le premier réflexe d’une lecture lucide.

Le PASS, une formation parmi les plus demandées

Un fait s’impose : le PASS est devenu l’une des formations les plus sollicitées de Parcoursup. Chaque année, un grand nombre de lycéens formulent un vœu vers cette voie, ce qui en fait une des filières les plus concurrentielles à l’entrée. Cette forte demande explique en grande partie la sélectivité ressentie.

Mais attention à l’interprétation. Beaucoup de demandes ne signifie pas que la porte est fermée pour toi individuellement. Une formation très demandée reste accessible à qui s’y prépare sérieusement. Le volume global de candidats décrit un marché, pas ton dossier. Pour approfondir, notre article sur le PASS comme formation la plus demandée sur Parcoursup détaille ce que cette popularité implique.

Les vœux se répartissent aussi entre le PASS et les différentes LAS : sciences de la vie, STAPS, sciences pour la santé, entre autres. Cette diversité de voies est une bonne nouvelle : il n’existe pas une seule porte d’entrée, mais plusieurs, ce qui te laisse une marge de stratégie dans la construction de tes vœux.

Cette forte demande sert parfois d’argument commercial : on te présente le PASS comme une jungle où seuls quelques élus survivent, pour te vendre telle ou telle solution. Méfie-toi de cette dramatisation. Un chiffre de candidats élevé décrit une concurrence, il ne dit rien de ta capacité à te préparer et à te démarquer par le travail. La statistique de demande n’est pas un verdict sur ton avenir.

Numerus apertus : ce que la réforme a changé

Un chiffre revient souvent : le nombre de places en deuxième année. Pour bien le lire, il faut comprendre un changement majeur. Le numerus apertus a remplacé le numerus clausus depuis la loi du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé, mettant fin à la sélection par un nombre national fixe.

Concrètement, cela signifie que les capacités d’accueil ne sont plus décidées uniformément au niveau national, mais fixées par les universités. Le nombre de places en deuxième année MMOPK est déterminé par chaque université, en lien avec l’Agence régionale de santé. Le nombre de places dépend donc de ta fac, pas d’un quota national unique.

C’est une information très utile pour toi : cela veut dire que « le taux de passage » n’est pas le même partout, et qu’un chiffre national moyen masque des réalités locales variées. Ta faculté, ses places, sa demande, comptent autant que la statistique globale. Ne raisonne jamais sur la seule moyenne nationale.

Cette décentralisation a une conséquence pratique souvent ignorée : deux facultés voisines peuvent afficher des situations très différentes selon leurs capacités et le nombre de candidats. Comparer une fac à une autre sur le seul taux de passage n’a donc guère de sens sans regarder aussi la demande locale et le nombre de places. Le bon réflexe est de te renseigner sur ta propre université plutôt que de raisonner sur des palmarès nationaux réducteurs.

Comment lire un taux de passage sans se décourager

Voici l’encadré méthodo le plus important. Un taux de passage brut, c’est le rapport entre le nombre de places et le nombre de candidats. Mais ce nombre englobe tout le monde : les étudiants très investis comme ceux qui ont décroché, changé d’avis ou peu travaillé. Ce n’est pas une prédiction de ton sort personnel.

C’est ce qu’on peut appeler la « statistique de survivant » inversée : on regarde le taux global et on en conclut, à tort, que « seuls les meilleurs passent » de façon quasi magique. En réalité, ce qui distingue les étudiants qui réussissent, c’est massivement la méthode et la régularité, pas un don. Le taux brut ne capte pas cette différence de préparation.

Donc, lis un taux de passage pour ce qu’il est : une mesure de sélectivité collective, pas ton probabilité individuelle. Il te dit qu’il faut se préparer sérieusement, il ne te dit pas si tu vas réussir. Pour remettre ces chiffres à leur juste place, notre article sur le mythe de la faculté de médecine plus facile montre pourquoi comparer des taux entre facs peut induire en erreur.

Ce que les chiffres ne disent pas

Terminons par l’essentiel. Les statistiques décrivent une masse, jamais un individu. Elles ne connaissent ni ta motivation, ni ta méthode de travail, ni la façon dont tu vas t’organiser sur l’année. Deux étudiants face au même « taux de passage » n’ont pas les mêmes chances si l’un a une méthode rodée et l’autre non.

Utilise donc les chiffres comme une boussole, pas comme un verdict. Ils t’indiquent le niveau d’exigence et t’aident à construire une stratégie de vœux réaliste. Ils ne remplacent pas le travail concret d’une bonne préparation. Pour une vue d’ensemble structurée, consulte notre guide Parcoursup des études de santé.

Retiens la règle d’or de tout cet article : à chaque statistique, demande son année et sa source, puis rappelle-toi qu’elle décrit un ensemble, jamais ta trajectoire. C’est ainsi que les chiffres deviennent un outil de décision, et non une source d’angoisse.

Concrètement, transforme chaque chiffre en action. Un taux de passage local plus faible dans ta fac ? C’est un signal pour renforcer ta méthode, pas pour renoncer. Une formation très demandée ? C’est une raison de soigner ta préparation et ta stratégie de vœux, pas de baisser les bras. Une capacité de places fixée par ton université ? C’est une invitation à te renseigner précisément sur ton établissement plutôt qu’à raisonner sur une moyenne abstraite.

Cette manière de faire, active et sourcée, est exactement l’inverse de la peur paralysante que les gros chiffres provoquent souvent. Les statistiques bien lues ne dramatisent pas et ne promettent rien : elles t’aident simplement à préparer ton année en connaissance de cause. C’est la seule façon utile de s’en servir.

Questions fréquentes

Combien de candidats demandent le PASS sur Parcoursup ?
Le PASS est l’une des formations les plus demandées de Parcoursup, avec un très grand nombre de vœux chaque année. Le chiffre exact varie d’une session à l’autre : pour l’obtenir, consulte la page officielle des chiffres de Parcoursup, en notant toujours l’année de référence. Un nombre sans date ni source fiable n’a pas de valeur pour se situer.
Combien de places y a-t-il en 2e année de médecine ?
Depuis la réforme, le nombre de places en deuxième année n’est plus fixé nationalement mais par chaque université, en lien avec l’Agence régionale de santé. Il n’existe donc pas un chiffre national unique : le nombre de places dépend de ta faculté. Pour connaître les capacités précises, réfère-toi aux publications officielles et aux données de ta propre université.
Quel est le taux de réussite en PASS ?
Le taux de passage varie selon les facultés et les années, et un chiffre national moyen masque de fortes différences locales. Surtout, un taux brut englobe tous les inscrits, y compris ceux qui ont peu travaillé ou changé d’avis : il ne prédit pas ton sort individuel. Lis-le comme une mesure de sélectivité collective, à appuyer sur une source officielle datée.
Le PASS est-il la formation la plus demandée sur Parcoursup ?
Le PASS figure parmi les formations les plus sollicitées de Parcoursup, ce qui explique sa forte sélectivité à l’entrée. Cette popularité décrit toutefois un phénomène global : une formation très demandée reste accessible à qui s’y prépare sérieusement. Le volume de candidats caractérise le contexte, pas ton dossier personnel.
C’est quoi le numerus apertus ?
Le numerus apertus a remplacé le numerus clausus avec la loi du 24 juillet 2019. Il met fin à la sélection par un nombre national fixe : ce sont désormais les universités qui fixent leurs capacités d’accueil en deuxième année, en lien avec l’Agence régionale de santé. Le nombre de places dépend donc de chaque faculté, et non plus d’un quota unique décidé au niveau national.