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Faculté de médecine la plus facile : mythe ou réalité ?

La France compte environ 38 facultés de médecine, mais les taux de réussite varient sensiblement d’un établissement à l’autre. Faisons le point sur ce que signifie réellement l’accessibilité d’une faculté.

Étudiants en médecine travaillant dans un amphithéâtre universitaire

Mis à jour le 21 juillet 2026

Existe-t-il des facultés de médecine où l’admission est plus accessible ?

La France compte environ 38 facultés de médecine, et près de 43 % des étudiants en PASS/LAS parviennent à accéder à la deuxième année des études de santé. Néanmoins, les taux de réussite diffèrent d’un établissement à l’autre, certaines facultés se révélant plus sélectives et plus compétitives que d’autres.

Mais ces écarts sont-ils véritablement significatifs ? Et, le cas échéant, quelles sont les facultés les plus accessibles et, à l’inverse, celles réputées les plus exigeantes ? Nous vous proposons de faire le point.

Les points clés à retenir

Il n’existe pas de faculté de médecine « facile » : les études demeurent exigeantes partout, mais certaines universités affichent statistiquement un meilleur taux d’accès à la deuxième année.

Le PASS offre en moyenne deux fois plus de chances d’intégrer la médecine que le LAS, avec 30 % de réussite contre 13 %.

Le nombre de places (numerus apertus) et le profil des candidats constituent les principaux facteurs expliquant les différences de sélectivité entre les facultés.

Le choix de la faculté ne fait pas tout : une préparation soignée en amont des études demeure le levier le plus efficace pour réussir médecine.

Peut-on véritablement parler de facultés de médecine « plus faciles » ?

Oui et non. En réalité, il n’existe pas à proprement parler de facultés de médecine « plus faciles », puisque les études de médecine demeurent particulièrement exigeantes et imposent un rythme de travail soutenu. Certaines facultés ou parcours peuvent toutefois s’avérer plus avantageux pour les étudiants.

Les chiffres de l’enseignement supérieur indiquent que le taux de passage en deuxième année de médecine s’établit à environ 30 % en PASS, contre 13 % en LAS. Sur le papier, le PASS offre donc davantage de chances d’accéder aux études de médecine.

Le taux de réussite varie également d’une université à l’autre. En voici quelques exemples : l’université de Strasbourg (33 %), l’université Paris Cité (27 %) et Sorbonne Université (21 %).

Ces disparités ne relèvent pas du hasard : elles sont étroitement liées au numerus apertus ainsi qu’à l’attractivité de l’établissement.

Quels critères rendent une faculté plus accessible ?

Plusieurs facteurs concourent à rendre une faculté plus ou moins accessible : le numerus apertus, la compétitivité et l’attractivité de l’établissement, ainsi que les dispositifs de tutorat et de préparation aux études de médecine.

Le numerus apertus : le rapport entre candidats et places disponibles

Le numerus apertus régule le nombre de places en deuxième année des études de santé à l’échelle régionale. Concrètement, chaque région se voit attribuer un quota maximal de places, réparti entre les différentes universités. Ce calcul repose essentiellement sur deux critères : les besoins du territoire en personnel médical, ainsi que la capacité d’accueil des universités et des CHU de la région.

Plus le numerus apertus est élevé, plus les étudiants disposent naturellement de chances d’accéder aux études de médecine, grâce à un nombre de places supérieur. À titre d’exemple, le numerus apertus en médecine s’élève à environ 1 500 places à Tours, contre 2 495 à Lille.

La compétitivité et l’attractivité de la faculté

Dans les grandes villes, et notamment à Paris, certaines universités se distinguent par leur forte attractivité. Il en résulte un accroissement du nombre de candidats et, par conséquent, de la concurrence.

À l’inverse, des facultés moins prisées ou implantées dans des villes étudiantes plus modestes peuvent afficher des taux de réussite légèrement supérieurs.

Le profil des étudiants revêt également une grande importance. Certaines universités accueillent davantage de bacheliers ayant obtenu une mention « très bien » au baccalauréat, ce qui peut renforcer le niveau global de la promotion et, par ricochet, le degré de sélectivité.

Le tutorat et la préparation aux études de médecine

Certaines universités proposent un tutorat en médecine, consistant en un accompagnement des étudiants en PASS ou en LAS afin de faciliter leur accès à la deuxième année. Ce dispositif prend souvent la forme de séances de QCM, de groupes de travail ou encore de parrainage par des étudiants de deuxième ou de troisième année.

De nombreux étudiants font le choix de suivre une prépa médecine afin de maximiser leurs chances de réussite. L’objectif consiste à préparer les étudiants aux exigences des études de médecine grâce à l’anticipation du programme, à la maîtrise de la méthodologie de travail, à la consolidation des bases scientifiques, à la préparation au rythme intense et à la pression, ainsi qu’à des mises en situation réelles au moyen de QCM et d’examens blancs classants.

Quelles facultés de médecine sont les plus accessibles en termes de sélectivité ?

Une étude a été menée sur les facultés de France métropolitaine et d’outre-mer afin d’identifier les universités les plus accessibles au regard de leur niveau de sélectivité. Le classement repose sur le nombre de bacheliers mention « très bien » par place disponible en deuxième année de médecine : plus l’indice est bas, plus la faculté est accessible.

Le top 5 se compose ainsi de l’université de Guyane (0,42), de l’université de Franche-Comté (0,78), de l’université Sorbonne Paris Nord (0,87), de l’université Jean Monnet à Saint-Étienne (1,08) et de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (1,09). À noter que la plus sélective demeure l’université Paris Cité (2,73).

L’essentiel reste toutefois d’être motivé et de bien se préparer aux études de santé. Nous vous conseillons d’anticiper autant que possible, dès le lycée si vous le pouvez.

Faut-il choisir sa faculté selon le taux de réussite ?

Les classements des facultés de médecine peuvent s’avérer utiles pour se faire une première idée du niveau de sélectivité d’un établissement. Ils doivent néanmoins être interprétés avec prudence. Une faculté affichant un meilleur taux d’accès en deuxième année n’est pas nécessairement « plus facile », ni davantage adaptée à tous les profils d’étudiants.

Les limites des classements des facultés de médecine

Les comparaisons entre universités s’appuient souvent sur des indicateurs partiels : nombre de places disponibles, proportion de mentions « très bien », taux de réussite en PASS ou en LAS, etc. Or, ces données ne reflètent pas toujours la réalité du terrain.

Plusieurs éléments peuvent fausser les classements : le niveau global des étudiants varie fortement d’une faculté à l’autre ; certaines universités attirent davantage de profils très performants ; les modalités d’examen et les critères de sélection peuvent différer selon les établissements ; enfin, les statistiques évoluent chaque année en fonction du nombre de candidats et du numerus apertus.

Ainsi, choisir une faculté uniquement parce qu’elle paraît « plus accessible » peut constituer une erreur stratégique.

Pourquoi le cadre de vie est tout aussi important

La réussite en médecine ne dépend pas uniquement du niveau de sélectivité. Les études de santé exigent une grande capacité de travail, mais aussi un équilibre personnel maintenu sur plusieurs années.

Le cadre de vie joue dès lors un rôle essentiel : la proximité avec sa famille ou son réseau de soutien, le coût de la vie étudiante, le temps de transport quotidien, la qualité des infrastructures universitaires, ainsi que l’ambiance de travail et la vie étudiante.

Un étudiant plus serein et bien entouré disposera souvent de meilleures chances de réussir qu’un étudiant ayant choisi une faculté sur le seul fondement de ses statistiques.

L’importance du projet personnel

Chaque étudiant possède des besoins et des objectifs qui lui sont propres. Certains privilégient l’intégration d’une grande faculté très stimulante, tandis que d’autres s’épanouiront davantage dans un environnement plus encadré ou à taille humaine.

Avant de choisir sa faculté de médecine, il importe donc de se poser les bonnes questions : suis-je prêt à changer de ville ? Ai-je besoin d’un accompagnement renforcé ? Est-ce que je préfère un grand campus ou une promotion plus réduite ? Quel mode de travail me convient le mieux ?

Le choix de la faculté doit avant tout s’inscrire dans un projet personnel cohérent et réaliste.

Les erreurs à éviter dans le choix de sa faculté de médecine

Se fier uniquement aux taux de réussite constitue un écueil fréquent : le taux d’admission ne garantit pas votre réussite personnelle, et une faculté moins sélective peut demeurer extrêmement exigeante si le niveau général des étudiants est élevé.

Négliger les conditions de vie représente également un risque : sous-estimer la fatigue liée aux transports, l’isolement ou le coût du logement peut rapidement peser sur les performances académiques.

Choisir une faculté « par défaut » est tout aussi risqué : intégrer une université sans véritable réflexion sur son organisation, son environnement ou ses méthodes d’apprentissage peut compliquer l’adaptation dès la première année.

Enfin, penser que la faculté fait tout serait une illusion. Même dans les facultés réputées plus accessibles, la réussite repose principalement sur la régularité du travail, la méthode d’apprentissage, l’anticipation du programme et la capacité à gérer la pression et la charge de travail. C’est pourquoi une préparation solide en amont, dès le lycée ou par le biais d’une prépa médecine, demeure souvent le meilleur levier pour maximiser ses chances d’intégrer la deuxième année.

Pour aller plus loin

Pour compléter votre préparation, poursuivez avec nos guides : classements de facultés de médecine, chiffres clés officiels de Parcoursup en santé et comment lire les critères d’une fiche formation Parcoursup.

Et pour les données officielles de votre année, appuyez-vous sur taux de passage en deuxième année varient d’ailleurs fortement selon les universités et les cohortes, d’après les données du SIES, nombre d’étudiants autorisés à poursuivre dans chaque filière, appelé numerus apertus, est fixé par université et par filière, et consultable sur les fiches formation Parcoursup et le recteur peut définir des priorités facilitant l’accès des candidats de l’académie où ils résident.

Questions fréquentes

Existe-t-il une fac de médecine plus facile que les autres ?
Non, pas au sens où on l’entend souvent. Aucune faculté ne distribue les places : toutes sélectionnent selon un cadre précis. Les taux affichés comme « plus faciles » reflètent surtout le profil des candidats recrutés, le nombre de places et le mode de calcul. « Facile » est une illusion produite par un chiffre sorti de son contexte.
Où trouver le taux de réussite PASS d’une faculté ?
Appuie-toi sur les sources officielles plutôt que sur des classements de sites tiers. Les fiches formation Parcoursup de chaque fac indiquent les places et les critères, et les notes du SIES publient des données sur les taux de passage en deuxième année. Ces sources permettent de comprendre le contexte d’un chiffre, ce qu’un classement ne fait jamais.
Faut-il choisir sa fac de médecine en fonction du taux de réussite ?
Non, ce serait une erreur. Un taux de réussite varie d’une année à l’autre et ne prédit pas ta réussite personnelle. D’autres critères pèsent davantage : la proximité, le programme, l’organisation et ton secteur de recrutement. Choisis ta fac pour des raisons vérifiables et adaptées à ta situation, pas pour un pourcentage isolé.
Le secteur géographique influence-t-il l’admission en PASS ?
Oui, il peut jouer. Pour les licences très demandées comme le PASS, le recteur peut définir des priorités facilitant l’accès des candidats de l’académie où ils résident. Ta fac de secteur peut donc t’être plus accessible qu’une fac lointaine réputée « facile ». Vérifie ce point sur les fiches formation et auprès de ton académie.
Comment connaître le nombre de places d’une fac de médecine ?
Le nombre de places, appelé numerus apertus, est fixé par université et par filière. Il est consultable sur les fiches formation Parcoursup de chaque faculté. C’est la source officielle à privilégier, bien plus fiable qu’un chiffre trouvé sur un forum ou un classement commercial.