Pour les matières dites « à par cœur », je commence par une première phase durant laquelle je lis attentivement la fiche en la surlignant. Je m’assure d’avoir compris chaque idée et je ne passe pas à la suite si je n’ai pas assimilé un mot ou une notion : soit je cherche sur internet, soit je réécoute le passage du cours où le professeur en parle, soit je tente de faire des liens dans mon esprit avec ce que nous avons appris auparavant, soit je demande aux personnes autour de moi (aux professeurs sur le forum, à ma prépa lorsque cela est possible, à mes proches) ; et si je n’ai toujours pas trouvé après cela, c’est là que j’abandonne (ce qui est rare).
Il est extrêmement important de poser une question lorsque l’on n’a pas compris, car cela permet, après explication, de débloquer tout un pan de connaissances auquel on n’avait pas accès du fait d’une incompréhension parfois minime, mais qui peut tout changer ; c’est donc absolument essentiel pour un meilleur apprentissage.
Vers le milieu de la fiche de cours, j’interromps cette première phase et je reviens au début de ma lecture pour noter sur une feuille toutes les choses importantes selon moi, celles que j’estime devoir écrire pour les retenir. C’est en écrivant que je mémorise le mieux, cette partie m’est donc indispensable ; elle me permet en outre de maintenir ma concentration, car mon cerveau est stimulé par l’écriture et ne peut donc pas divaguer. C’est aussi à ce moment que je reviens sur les détails, tels que les petites lignes du cours, les dates ou les noms, et ce dès le premier apprentissage, afin d’habituer immédiatement mon cerveau à entrer dans le détail et de commencer à mémoriser certaines informations très précises.
Je ne l’avais pas fait au début de mon premier semestre, et je pense que cela m’a fait perdre du temps, car j’ai appris les détails bien plus difficilement. C’est toujours la première fois que je découvre le cours que je prends le plus de temps, et c’est surtout en début de semestre que j’en consacre le plus, car on peut se le permettre. C’est le moment de poser les bases dans chaque matière et de très bien assimiler les premières leçons, qui, sans cela, seront les plus difficiles à retenir avec le temps. Ces différentes phases peuvent se dérouler le même jour ou sur plusieurs jours, tout dépend de la manière dont j’ai pu prendre de l’avance d’une semaine à l’autre.
Une autre de mes petites astuces : pendant que je travaillais un cours, je prenais une fiche bristol et j’y notais, au fur et à mesure de leur apparition, toutes les valeurs chiffrées (pourcentages, dates, formules, etc.) et les noms importants, afin de les regrouper et de ne pas risquer de me mélanger entre toutes les valeurs d’un même cours ou de cours différents. Cela me permettait également de lire ces fiches dans les transports pour bien assimiler les chiffres ou les noms, qui sont les plus difficiles à retenir.
Je passais donc en moyenne sur une nouvelle fiche (en plus du cours du professeur de faculté de 2h) entre 3h et 6h, ce qui pouvait aller jusqu’à 8h (surtout en anatomie). Cela me permettait de commencer immédiatement à construire un apprentissage solide, susceptible de se maintenir dans le temps. L’idée est de poser les bases par le premier apprentissage, avec l’objectif de comprendre toutes les notions du cours, puis, au fil des répétitions, de solidifier les connaissances. Il existe évidemment mille et une autres façons de procéder, ce qui dépend fortement de la capacité de concentration : si vous prenez moins de temps sur une fiche et la revoyez plus souvent, cela fonctionne tout aussi bien.
Peu importe la méthode, ce qui compte réellement est la concentration pendant le travail : elle est absolument primordiale. Une bonne concentration permet la réussite, car c’est elle qui fera que les connaissances seront solidement ancrées dans votre mémoire (voir les phénomènes attentionnels et la mémoire, cours que vous aurez au S2 sur le cerveau).
Pour les matières dites « à réflexion », cela dépendait, dans mon cas, des matières. Au premier semestre du PASS, la biologie cellulaire est, à la Sorbonne Paris, considérée comme une matière de réflexion qui me fait penser à la spécialité SVT du lycée. Elle consiste en des problèmes complexes avec analyse de documents et nécessite à la fois une bonne maîtrise du cours et une importante capacité de réflexion. C’est l’une de mes matières préférées des deux semestres confondus, elle ne m’a donc pas effrayée ; je la travaillais comme une matière à par cœur pour en acquérir les notions, tout en mettant évidemment l’accent sur les QCM pour l’entraînement, davantage que pour les autres matières du S1, avec des créneaux de 2h à 3h.
Toujours au premier semestre du PASS, le programme de chimie de la Sorbonne est, selon moi, un programme difficile mais qui demeure abordable, traitant de notions plus ou moins présentes dans le programme de terminale de spécialité physique-chimie. L’entraînement y est bien plus important que les cours, même s’il peut y avoir quelques questions de cours ; il faut donc veiller à les revoir de temps à autre. Le véritable objectif est de traiter un maximum de questions en un minimum de temps, car l’épreuve de chimie est combinée à celle de biochimie, avec 1h au total pour 6 questions de chimie et 30 questions de biochimie. Attention toutefois, la chimie représente 50 % de la note et ne doit donc surtout pas être négligée. Seul l’entraînement intensif vous aidera à vous familiariser avec les questions, à comprendre rapidement leur mécanique et ce que l’on attend de vous, afin d’y répondre vite et bien.
Au second semestre du PASS, la biophysique et les biostatistiques constituent définitivement ma bête noire ; je m’y suis donc acharnée comme jamais : hors de question pour moi de négliger une matière au seul motif de sa difficulté. Ce sont précisément ces matières qu’il faut le plus travailler, et non celles où vous êtes déjà à l’aise. Il faut parvenir à sortir de sa zone de confort pour aller plus loin ; c’est là tout le concept de repousser ses limites, et c’est exactement ce que l’on attend de vous en PASS, en tant que futur membre du monde médical, comme dans la vie en général.
Comme pour les autres matières de réflexion, l’exercice est le mot d’ordre : c’est le seul moyen d’acquérir les méthodes et les automatismes permettant de savoir quelle démarche utiliser et à quel moment, et comment appréhender le problème afin de répondre aux questions. Mes créneaux sur ces matières sont assez larges, de 2h à 5h en début de semestre, puis 2h vers la fin.