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Méthode de révision PASS LAS : 5 techniques efficaces

Les études de santé exigent une organisation rigoureuse. Voici cinq méthodes de travail à connaître pour structurer efficacement vos révisions en PASS comme en LAS.

Étudiant en PASS organisant ses révisions avec un planning et des flash cards

Mis à jour le 21 juillet 2026

PASS et LAS : nos 5 méthodes pour organiser vos révisions

Les études de médecine se révèlent particulièrement exigeantes. Face à une charge de travail considérable — deux mois en PASS équivalent au programme d’une année de Terminale —, de nombreux étudiants se sentent submergés et ne savent comment gérer leurs révisions. La solution réside dans une organisation rigoureuse, indispensable pour suivre le rythme intensif des cours et ne pas perdre pied à l’approche des examens, ainsi que dans des outils judicieusement choisis pour assimiler ses cours et gagner du temps.

Afin de vous aider à bâtir des révisions efficaces, voici cinq méthodes qu’il convient absolument de connaître.

La méthode des J : un planning de révisions efficace pour garder le rythme

La méthode des J, ou méthode des jours, repose sur des recherches scientifiques rigoureuses. En effet, dès la fin du XIXe siècle, Hermann Ebbinghaus — considéré comme le père de la psychologie — a démontré que chaque apprentissage laisse une empreinte dans la mémoire, mais que cette empreinte s’estompe rapidement. Face à cet oubli qui devient exponentiel au fil du temps, la solution consiste à répartir dans la durée de courtes séances de révisions afin d’améliorer les performances mémorielles.

Ainsi, pour vous aider à assimiler un nombre croissant de notions, vous pouvez appliquer la méthode des J, qui organise des rappels sur chaque cours à des intervalles de plus en plus espacés. Concrètement, J0 correspond au jour du cours, J1 désigne le rappel à effectuer le lendemain du cours, J7 le rappel à réaliser une semaine après le cours, et ainsi de suite.

Dans les faits, il existe plusieurs variantes de la méthode des J : la plus connue est J0 J1 J3 J7 J15 J30, mais il est également possible d’opter pour J0 J2 J5 J14 ou encore J0 J3 J10 J30. En définitive, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises versions de la méthode des J ; l’essentiel est de vous approprier cet outil afin d’établir un planning rigoureux, aisément compréhensible et peu contraignant. Pour cela, vous pouvez concevoir un tableur ou recourir à une application.

La technique Pomodoro : gagner en productivité en améliorant son flow

Il n’est pas toujours aisé de se mettre à ses révisions, en particulier lorsqu’il s’agit d’une matière peu appréciée et que de nombreuses distractions viennent parasiter la concentration. Fort heureusement, il existe une solution pour s’auto-discipliner et devenir plus productif, tout en éprouvant un sentiment d’accomplissement : la technique Pomodoro.

Développée dans les années 1980 par Francesco Cirillo, elle s’appuie sur la théorie du flow, apparue quelques années auparavant. Qu’est-ce que le flow ? Il s’agit du moment où le corps et l’esprit sont entièrement absorbés par une tâche, au point d’en perdre la notion du temps. Aujourd’hui, grâce à des études scientifiques, on sait que l’activité cérébrale se modifie durant le flow : la libre circulation des informations est facilitée et des hormones sont libérées, telles que la dopamine ou l’endorphine, renforçant le sentiment d’accomplissement.

Pour mettre en pratique cette technique du flow lors de vos révisions, le principe est simple : travaillez pendant une durée déterminée, généralement de 25 minutes, puis accordez-vous une pause de 5 minutes — c’est ce que l’on nomme un « Pomodoro ». Une fois quatre « Pomodoros » accomplis, prenez une pause plus longue, de 10 à 20 minutes.

Ces sessions successives, outre le fait qu’elles augmentent la productivité et évitent la procrastination, permettent également de préserver une meilleure santé mentale en luttant contre la fatigue cognitive. En vous levant à intervalles réguliers — pour boire un café ou un thé, ouvrir la fenêtre, réaliser quelques exercices de tonus —, elles contribuent aussi à améliorer la santé cardiovasculaire.

Afin de visualiser vos « Pomodoros », vous pouvez faire l’acquisition d’un minuteur : cet accessoire s’avère pratique pour garder le rythme et signale à votre cerveau qu’il est en mode « travail ».

Les flash cards : apprendre et mémoriser les informations importantes

Fondées sur les mêmes observations relatives à l’oubli mémoriel évoquées pour la méthode des J, les flash cards — ou cartes de mémorisation — ont pour objectif de renforcer la mémoire et de faciliter l’apprentissage des notions les plus difficiles à intégrer. Alors qu’en période de révision la gestion du temps devient un enjeu majeur, les flash cards permettent de se concentrer sur les points des cours exigeant le plus d’attention.

Concrètement, les flash cards entraînent votre cerveau à récupérer une information déjà vue selon un principe extrêmement simple. Après un premier passage sur la fiche du cours, vous identifiez et hiérarchisez les points importants que vous peinez à assimiler. Sur une petite carte, plus ou moins grande selon vos besoins, vous inscrivez une question au recto, se rapportant à l’un des points identifiés, et la réponse à cette question au verso. Vous procédez de la même manière pour chaque point identifié au fil des cours.

Pratiques, les flash cards sont entièrement personnalisables : couleurs, dessins, pictogrammes… Il importe de vous approprier ce support afin de développer votre capacité à récupérer l’information stockée. Il constitue également un bon moyen de développer plusieurs chemins de récupération pour une même notion.

Ensuite, une fois vos flash cards achevées, vous pouvez vous « auto-tester » à intervalles plus ou moins réguliers, sans oublier de mélanger régulièrement les cartes. Avec votre entourage, il est également possible d’organiser des « battles » de flash cards pour stimuler votre mémoire lors des révisions.

Le carnet d’erreurs : apprendre de ses échecs pour mieux performer

Il est normal de commettre des erreurs lorsque l’on se lance dans des études de médecine, que ce soit en PASS ou en LAS. Toutefois, il importe de ne pas réitérer les mêmes erreurs afin d’améliorer son classement et d’espérer accéder en deuxième année. La solution ? Tenir un carnet d’erreurs pour recenser les pièges rencontrés au fil des cours, les classer par matière et réviser les points les plus difficiles à assimiler.

Outil précieux, le carnet d’erreurs permet de progresser et d’apprendre ses cours plus efficacement, à condition d’être régulièrement alimenté et bien organisé. Vous pouvez par exemple classer les erreurs rencontrées en fonction de la date du QCM, de l’examen et de la matière, numéroter ces erreurs, noter l’erreur — votre réponse fausse — et la bonne réponse, puis analyser la cause de l’erreur (faute de calcul, notion insuffisamment maîtrisée, confusion entre deux notions…).

Il convient ensuite de trouver un moyen mnémotechnique qui vous permettra de retenir la bonne réponse : schéma, image, graphique, pictogramme… À vous de choisir l’illustration visuelle qui vous convient le mieux pour identifier immédiatement les informations importantes lors de la relecture de votre carnet. Sachez que vous pouvez également y consigner les annotations et appréciations générales de vos professeurs ou correcteurs, afin de garder en mémoire les points à améliorer lors du prochain examen.

Le mind mapping : retenir ses cours les plus complexes

Le mind mapping, également appelé carte mentale ou « schéma heuristique » chez les spécialistes des sciences cognitives, aide à regrouper et à structurer les idées. À la différence de la prise de notes classique, cette technique intuitive permet de retenir des notions complexes en créant des liens logiques entre les différentes parties d’un cours. Ainsi, plutôt que de noter de longues phrases difficiles à comprendre, le mind mapping consiste à lister des mots-clés autour d’une idée centrale.

Concrètement, prenez une feuille blanche à l’horizontale et dessinez au centre une bulle représentant l’idée de départ. Tracez ensuite une autre bulle, reliée par une flèche à la première, qui représente une nouvelle facette de cette idée, et poursuivez ainsi en dessinant d’autres bulles reliées les unes aux autres.

Cette technique se révèle très intéressante pour structurer un cours complexe. Agrémentée de couleurs et de dessins, elle facilite également les révisions en renforçant la mémorisation des concepts clés.

Vous l’aurez compris, il n’existe pas UNE seule bonne méthode pour organiser vos révisions. Selon vos besoins, vous pouvez recourir à plusieurs des techniques évoquées précédemment en vous les appropriant. Il est en effet essentiel qu’elles soient perçues comme des outils ludiques et pratiques, propres à vous faire progresser, et non comme des méthodes contraignantes.

Pour aller plus loin

Pour compléter votre préparation, poursuivez avec nos guides : méthode de travail, méthode des J, technique Pomodoro et modèle de carnet d’erreurs à imprimer.

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Questions fréquentes

Comment organiser ses révisions quand on est en PASS ?
Le plus efficace est de bâtir un système plutôt que d’improviser chaque jour. Commence par deux méthodes : la répétition espacée (revoir chaque cours à J+1, J+3, J+7) et le rappel actif (te tester au lieu de relire). Ajoute ensuite des sessions de travail minutées pour tenir ta concentration, un carnet d’erreurs pour tes QCM, et des cartes mentales pour les gros chapitres. Intègre le tout dans un planning hebdomadaire réaliste que tu peux vraiment tenir.
C’est quoi la méthode des J en médecine ?
La méthode des J est une application de la répétition espacée. Tu apprends une notion le jour J, puis tu la reprends brièvement à intervalles croissants : J+1, J+3, J+7, et parfois plus loin. Chaque reprise est plus courte que la précédente mais renforce durablement la mémoire. Cette méthode lutte contre la courbe de l’oubli et évite d’avoir à tout réapprendre en panique avant le concours.
Faut-il faire des fiches ou des flashcards en PASS/LAS ?
Les deux peuvent servir, mais attention au piège : passer tout son temps à fabriquer de belles fiches sans jamais se tester. Ce qui fait mémoriser, c’est le rappel actif, pas la recopie. Les flashcards ont l’avantage de te forcer à répondre de mémoire. Si tu fais des fiches, transforme-les rapidement en questions et teste-toi dessus, plutôt que de les relire passivement.
Combien d’heures par jour réviser en première année de santé ?
Il n’existe pas de chiffre magique, et courir après un nombre d’heures est souvent contre-productif. Ce qui compte davantage, c’est la qualité et la régularité du travail : des sessions concentrées, du rappel actif et des reprises espacées valent mieux que de longues heures de relecture passive. Vise un rythme soutenable que tu peux tenir toute l’année, avec de vraies pauses, plutôt qu’un marathon impossible à maintenir.
Comment ne pas oublier ce qu’on a appris avant le concours ?
La clé est la répétition espacée : au lieu d’apprendre une fois puis d’espérer que ça tienne, tu entretiens chaque notion par de courtes reprises régulières. Couple-la au rappel actif (te tester) et à un carnet d’erreurs pour cibler tes points faibles. Ainsi, tu n’as pas à tout réviser d’un bloc avant le concours : tu arrives avec des connaissances déjà consolidées et tu n’as qu’à les rafraîchir.