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Métiers de médecine les mieux payés : le vrai

Anesthésiste-réanimateur, chirurgien, orthodontiste, cardiologue : tour d’horizon des spécialités médicales les mieux rémunérées et de leurs perspectives de carrière.

Praticiens en blouse blanche exerçant des spécialités médicales bien rémunérées

Mis à jour le 21 juillet 2026

Quels sont les métiers de médecine les mieux payés ?

Si les études de santé demeurent parmi les plus longues et les plus exigeantes de l’offre de formation, elles ouvrent également l’accès à des professions réputées pour leur rémunération avantageuse. Au gré de l’expérience acquise, des évolutions de statut, des modes d’exercice ou des spécialisations, la rémunération des praticiens peut évoluer continûment tout au long d’une carrière. Dès lors, qui, du chirurgien, de l’anesthésiste, de l’orthodontiste ou du cardiologue, perçoit la rémunération la plus élevée ? Découvrez les métiers de la médecine qui rémunèrent le mieux.

Il convient de préciser que les montants indiqués dans cet article le sont à titre d’exemple : ils ne tiennent pas compte des éventuelles primes ou indemnités perçues au titre des heures supplémentaires, des astreintes ou des gardes.

Anesthésiste-réanimateur : un spécialiste de plus en plus recherché

L’un des métiers les mieux rémunérés demeure encore victime de certains préjugés au sein du public : celui d’anesthésiste-réanimateur. Pour beaucoup, sa mission se résumerait à endormir les patients avant une intervention chirurgicale. Or, ce praticien discret assume une responsabilité considérable. Qu’il s’agisse d’une anesthésie générale ou locorégionale, il intervient avant, pendant et après l’opération.

Son rôle consiste d’abord à évaluer en amont l’état du patient — sur les plans physique et psychique — afin de retenir la technique d’anesthésie la plus appropriée. Juste avant l’intervention, il endort le patient à l’aide d’un masque diffusant un gaz ou par l’injection d’un antalgique en intraveineuse. Il surveille ensuite l’état du patient durant toute l’opération, à l’aide d’électrodes, d’un moniteur, d’un défibrillateur, d’un appareil de mesure du taux d’oxygène dans le sang ou encore d’un neurostimulateur. Ces dispositifs lui permettent de s’assurer du bon déroulement de l’intervention et d’agir promptement en cas d’incident. Dans certaines situations d’urgence, il doit faire preuve d’une grande réactivité et d’un discernement éclairé afin de prendre la décision adéquate. Enfin, une fois l’intervention achevée, il veille à ce que le patient se réveille dans de bonnes conditions.

Au terme de onze années d’études permettant d’obtenir le DES anesthésie-réanimation ou le DESC réanimation médicale, un anesthésiste-réanimateur expérimenté peut atteindre jusqu’à 15 000 euros par mois, primes comprises. En 2023, le salaire médian pour les emplois d’anesthésiste en France s’élève à 48 723 euros par an, les praticiens les plus expérimentés pouvant percevoir jusqu’à 84 000 euros par an.

Aujourd’hui, la profession d’anesthésiste-réanimateur est particulièrement recherchée, car elle est déficitaire : alors que près de 320 postes étaient à pourvoir en 2021, la pénurie de praticiens pourrait doubler d’ici dix ans. Ainsi, bien qu’il figure sur la dernière marche de notre podium des métiers de la médecine, ce métier demeure l’un des mieux rémunérés, toutes professions confondues.

Chirurgien généraliste : une technicité très prisée

Sur l’avant-dernière marche de notre podium, le chirurgien généraliste exerce l’une des spécialités médicales les plus techniques. Capable de pratiquer des interventions sur l’ensemble du corps, il est amené à traiter un large éventail de pathologies : tumeurs, fractures, hémorragies, transplantations, malformations, etc. Après la réalisation de plusieurs examens et la concertation avec d’autres praticiens, le chirurgien généraliste décide, ou non, d’opérer, avec l’accord du patient. Pour mener à bien cette lourde tâche, il est entouré d’une équipe de professionnels — anesthésistes, réanimateurs, infirmières — au sein du bloc opératoire.

Spécialité médicale à risque, la chirurgie exige une concentration extrême, une habileté manuelle et un sang-froid à toute épreuve. Les opérations pouvant durer plusieurs heures, il est essentiel de demeurer alerte tant physiquement que psychologiquement. Une fois l’intervention terminée, le chirurgien supervise les soins postopératoires et planifie un suivi avec le patient.

Ce métier particulièrement exigeant nécessite dix à douze années d’études. Sa rémunération est à la hauteur de ses responsabilités : les débutants perçoivent en moyenne 4 500 euros par mois, avant d’atteindre 12 000 euros par mois en moyenne en fin de carrière. En 2023, le salaire médian pour les emplois de chirurgien en France s’élève à 60 000 euros par an, les praticiens les plus expérimentés pouvant percevoir jusqu’à 90 000 euros par an.

Orthodontiste : un expert dédié à toutes les générations

Deuxième de notre classement des métiers les mieux rémunérés en médecine : l’orthodontiste. Expert dans le traitement des déformations de la mâchoire et des dents, ce chirurgien-dentiste spécialisé prescrit et supervise la pose d’appareils correcteurs conçus en laboratoire — faux palais, bagues, ligneurs — après un diagnostic établi à l’aide de radiographies, de moulages ou de photographies.

Si la majorité des patients sont des adolescents, de nombreux adultes n’hésitent plus à recourir à un orthodontiste afin d’améliorer l’aspect esthétique de leur sourire et de repositionner leurs dents.

Dans le cadre de ses missions, l’orthodontiste est amené à collaborer avec d’autres professionnels — prothésistes dentaires, kinésithérapeutes ou chirurgiens maxillo-faciaux —, qu’il exerce au sein d’un cabinet libéral ou à l’hôpital. Comment y parvenir ? Il faut compter six années pour obtenir le diplôme de chirurgien-dentiste avant de pouvoir se présenter au concours d’internat en odontologie, afin de retenir la spécialité orthopédie dento-faciale (ODF), plus communément appelée orthodontie.

Au terme de ces études, un orthodontiste peut débuter sa carrière avec un salaire de 4 000 euros par mois, avant d’atteindre 17 000 euros par mois lorsqu’il possède son propre cabinet d’orthodontie. Il convient toutefois de noter que cette rémunération peut varier selon le lieu d’exercice et la réputation. En 2023, le salaire médian pour les emplois d’orthodontiste en France s’élève à 77 025 euros par an, les praticiens les plus expérimentés pouvant percevoir jusqu’à 105 000 euros par an.

Cardiologue : des missions à haut risque

Place, enfin, au premier de notre classement : le cardiologue, et sa lourde mission de soigner l’un des organes les plus importants du corps humain, le cœur. Consulté pour différents symptômes — douleurs thoraciques, palpitations, arythmie, embolie pulmonaire, infarctus du myocarde, hypertension artérielle —, il réalise des examens (électrocardiographes, épreuves d’effort, par exemple) ainsi que des entretiens. Le praticien établit ensuite un diagnostic et propose à ses patients des solutions adaptées, en étroite collaboration avec d’autres professionnels : régime alimentaire, activités physiques, voire intervention chirurgicale.

Pour devenir cardiologue, il est nécessaire de suivre le cursus des études médicales, puis une formation de cinq années supplémentaires à l’issue des épreuves classantes nationales. Il est ensuite possible d’exercer au sein des unités de soins intensifs et de l’unité coronarienne d’un hôpital, ou de s’installer à son compte. Il convient de noter que certaines sous-spécialités de la cardiologie manquent aujourd’hui de praticiens, à commencer par la cardiologie interventionnelle : sur les 1 100 spécialistes des angioplasties, 40 % ont plus de 60 ans, ce qui laisse présager une pénurie d’ici une petite dizaine d’années.

La rémunération des cardiologues dépend essentiellement de leur sphère d’exercice — publique ou privée — ainsi que de leur ancienneté. La grille des rémunérations s’étend de 4 000 euros pour un premier poste à 7 000 euros pour un cardiologue du dernier échelon dans la fonction publique, tandis que, dans les cabinets libéraux, les salaires varient en moyenne entre 8 000 et 9 000 euros mensuels. En 2023, le salaire médian pour les emplois de cardiologue en France s’élève à 84 000 euros par an, les praticiens les plus expérimentés pouvant percevoir jusqu’à 195 000 euros par an.

Il va de soi que les salaires des métiers évoqués peuvent varier fortement selon que l’exercice est libéral ou salarié dans la fonction publique. Du secteur 1, aux horaires fixes, au secteur 3 non conventionné, aux honoraires libres, en passant par les salaires fixes hospitaliers assortis d’indemnités, les écarts peuvent être importants entre deux praticiens pourtant titulaires d’un diplôme équivalent.

Pour aller plus loin

Pour compléter ta préparation, poursuis avec nos guides : le choix des spécialités médicales, métiers et débouchés de la santé et devenir chirurgien.

Et pour les données officielles de ton année, appuie-toi sur Les revenus des professions de santé libérales sont documentés par la DREES, le service statistique du ministère de la Santé, Les rémunérations des praticiens hospitaliers suivent une grille indiciaire fixée réglementairement et Le revenu d’un médecin libéral dépend notamment de son secteur, secteur 1 ou secteur 2, dans le cadre de la convention médicale.

Questions fréquentes

Quelle est la spécialité médicale la mieux payée en France ?
Il n’existe pas de réponse simple, car la rémunération dépend de bien plus que de la spécialité : statut salarié ou libéral, secteur de conventionnement, ancienneté, zone géographique et volume d’activité. Certaines spécialités, souvent techniques ou chirurgicales, sont réputées mieux rémunérées, mais avec de grandes variations. Pour un ordre de grandeur fiable, consulte les données datées de la DREES plutôt que des classements non sourcés.
Un médecin gagne-t-il plus à l’hôpital ou en libéral ?
Les deux statuts ont des logiques différentes. À l’hôpital, la rémunération suit une grille indiciaire réglementée, prévisible. En libéral, le revenu dépend de l’activité, du secteur de conventionnement et des charges du cabinet à déduire. Un chiffre d’affaires libéral élevé ne signifie pas un revenu net élevé. Comparer les deux exige de raisonner à périmètre égal, en net après charges.
Combien d’années d’études faut-il pour devenir médecin spécialiste ?
Devenir médecin spécialiste demande environ neuf à onze ans après le bac : première année sélective, premier cycle, deuxième cycle, puis internat. La durée de l’internat varie selon la spécialité, les spécialités chirurgicales étant parmi les plus longues. Les spécialités souvent citées comme les mieux payées sont fréquemment aussi les plus longues à préparer.
Le salaire doit-il guider le choix de sa spécialité ?
Non, ce serait un mauvais critère unique. Sur une carrière de plusieurs décennies, l’intérêt clinique, le rythme de vie, la fréquence des gardes et le niveau de responsabilité pèsent au moins autant que la rémunération. Une spécialité très rémunératrice mais inadaptée à tes aspirations sera un mauvais choix. Le choix intervient d’ailleurs tard, tu as le temps de découvrir ce qui te correspond.
Quelle différence entre secteur 1 et secteur 2 pour la rémunération ?
Le secteur de conventionnement détermine les tarifs qu’un médecin libéral peut pratiquer. En secteur 1, les tarifs sont ceux fixés par la convention médicale ; en secteur 2, des dépassements d’honoraires sont possibles sous conditions. Ce choix influence directement le revenu. Le cadre officiel est décrit par l’Assurance Maladie, qui reste la référence à consulter.