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PASS : qu’est-ce que le parcours accès santé ?

Le Parcours accès spécifique santé (PASS) constitue l’une des deux voies principales pour rejoindre les études de santé MMOPK. Panorama complet de ce cursus exigeant.

Étudiant en Parcours accès spécifique santé (PASS)

Mis à jour le 21 juillet 2026

Qu’est-ce que le Parcours accès spécifique santé ?

Depuis la réforme des études de santé, le Parcours accès spécifique santé (PASS) succède à la Première année commune aux études de santé, davantage connue sous l’appellation de PACES. Il représente, avec les L.AS (Licence avec option « accès santé »), l’une des deux voies d’accès aux études de santé MMOPK (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie, Kiné).

Depuis cette réforme, le nombre de vœux formulés pour le PASS sur Parcoursup a doublé, au point qu’en 2023, il s’agissait de la formation la plus prisée de la plateforme avec 725 864 vœux enregistrés. Quelles sont les particularités de ce parcours aussi exigeant que la PACES ? Comment les cours s’organisent-ils ? Quelles matières y sont abordées ? Nous vous les présentons dans ce dossier spécial consacré au PASS.

Qu’est-ce que le PASS ?

Depuis la rentrée 2020, le PASS est considéré comme la voie principale pour s’engager dans des études de santé. Héritier direct de la PACES, ce parcours s’en distingue toutefois sur deux points.

Le premier réside dans la présence d’un enseignement plus généraliste : il est en effet obligatoire de suivre une mineure rattachée à une discipline sans lien direct avec la santé (Droit, Lettres, Mathématiques, Histoire, Chimie…). L’un des objectifs du PASS est d’offrir une plus grande diversité d’enseignements afin de faciliter la poursuite des études vers d’autres filières ou formations en cas d’échec au concours des études de santé.

Autre différence avec la PACES, le numerus clausus est remplacé par le numerus apertus. Le nombre de places n’est plus plafonné (clausus) mais assorti d’un minimum garanti (apertus). Concrètement, cela signifie que le nombre d’admis en deuxième année de médecine est déterminé par chaque Faculté en fonction de ses capacités d’accueil et des besoins du territoire évalués par l’Agence régionale de la santé (ARS). Le second objectif du PASS, inscrit dans la réforme des études de santé, consiste à former davantage d’étudiant.e.s afin de répondre notamment à la pénurie de médecins. Le nombre de places par Faculté n’est pas toujours communiqué, mais il connaît une augmentation ces dernières années.

À l’échelle nationale, plus de 15 000 places seront ouvertes en deuxième année des études de santé à la rentrée 2023/2024, contre un peu plus de 9 000 places en 2019. Il convient néanmoins de rester vigilant : si le PASS s’apparente à une voie d’accès modernisée et plus ouverte, il n’en demeure pas moins sélectif.

De quoi est composée cette année ?

Le PASS se déroule sur une année et s’articule autour d’une majeure intitulée « sciences fondamentales de la santé », qui représente en général 48 ECTS et regroupe un ensemble d’unités d’enseignement scientifiques et médicales (chimie, biochimie, biologie cellulaire, histologie, biophysique, anatomie, physiologie…). Il faut noter que ces enseignements varient légèrement d’une faculté à l’autre.

Il comprend également une mineure disciplinaire, à choisir parmi l’offre proposée par l’université, qui représente environ 12 ECTS.

Pour valider son année de PASS, il est impératif d’obtenir au moins la moyenne à la fois dans sa majeure et dans sa mineure. Mais l’accès à la deuxième année des études de santé est très sélectif : il ne s’agit pas seulement d’atteindre la moyenne, mais de figurer parmi les meilleurs.

Bon à savoir : il n’est pas possible de redoubler son PASS. En cas d’échec pour accéder en deuxième année de médecine, il est envisageable de poursuivre ses études en LAS 2 ou en première année de licence dans la discipline correspondant à la mineure choisie (sans option santé). Attention toutefois, toutes les Facultés ne proposent pas les mêmes voies d’accès ; renseignez-vous sur les programmes offerts par les universités qui vous intéressent.

Quels diplômes sont nécessaires pour intégrer le PASS ?

Pour être admis en PASS, il faut être titulaire du baccalauréat, d’un diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU) ou d’un diplôme équivalent au baccalauréat, en application de la réglementation nationale, pour les étudiants français comme étrangers.

Face à la forte demande et à l’exigence de ce cursus, il est vivement recommandé de disposer déjà de connaissances scientifiques afin de se démarquer : Physique-Chimie, Sciences de la vie et de la Terre, Mathématiques… Il est préférable d’opter pour une combinaison de spécialités qui valorise la pratique expérimentale, l’analyse et l’esprit de synthèse.

La Physique-Chimie est notamment considérée comme particulièrement utile au lycée pour qui souhaite ensuite entreprendre des études de médecine. Outre le développement de compétences pour formuler une hypothèse ou élaborer un protocole, elle permet d’acquérir des connaissances méthodologiques attestant d’une capacité à s’organiser et à fournir une quantité de travail importante.

Ainsi, même si aucune spécialité n’est en théorie éliminatoire ni attendue pour accéder au PASS, le choix d’orientation en première s’avère déterminant. Suivre des enseignements scientifiques au lycée représente un véritable atout pour valoriser son dossier Parcoursup et, par conséquent, ses chances d’entrer en PASS. Il est donc primordial d’optimiser son profil le plus tôt possible si l’on souhaite rejoindre les études de santé. Si vous en ressentez le besoin, nous vous encourageons à suivre des stages de préparation pour vous aider à progresser dans les matières scientifiques.

Mettez toutes les chances de votre côté, car il s’agit d’une formation extrêmement sélective : pour 100 candidats, une Faculté dispose d’un peu moins de 4 places.

Quelles compétences sont développées avec un PASS ?

Les disciplines abordées au cours de l’année de PASS étant essentiellement scientifiques, elles exigent une excellente méthode de travail, une réflexion scientifique et une capacité de mémorisation développée. Selon les profils des étudiant.e.s, certaines matières peuvent sembler plus difficiles et requérir beaucoup de « par cœur », tandis que d’autres sollicitent un travail réflexif très poussé. Dès le début de l’année, il importe donc de prendre ses marques afin de gagner en autonomie et de respecter son planning de révision.

Au fil des semaines de cours, et au-delà des connaissances à acquérir, par exemple sur l’anatomie, le génome humain, le métabolisme, l’organisation cellulaire ou encore l’équilibre chimique, d’autres compétences sont attendues. Avec la réforme R2C, une attention accrue est portée aux « soft skills ». Le sens de la communication, la qualité de l’engagement, mais aussi la capacité à faire preuve d’empathie et de bienveillance sont plus que jamais jugés indispensables pour poursuivre ses études de santé.

Comment s’organise l’admission en MMOPK à la fin du PASS ?

Le concours d’accès aux études de santé est un examen classant et très sélectif : le nombre de places en deuxième année MMOPK demeure limité. Ce n’est plus l’État qui détermine le numerus clausus, mais chaque université qui, en concertation avec l’ARS (Agence Régionale de Santé), fixe le nombre de places offertes aux étudiants à la rentrée suivante.

Le concours ne constitue pas un examen d’entrée unique, mais la somme de plusieurs sessions d’épreuves écrites et orales. Une première a lieu à la fin du premier semestre (vers décembre/janvier) et une seconde à la fin du second semestre (vers mai). En fonction de la mineure disciplinaire choisie par l’étudiant.e, une session d’examens écrits dédiée ou de contrôle continu peut s’y ajouter durant l’année. Au terme des épreuves écrites du PASS, la Faculté arrête une note d’admissibilité déterminante pour les étudiants et étudiantes.

Les étudiant.e.s dont la moyenne est supérieure ou égale à cette note sont soit directement admis dans la filière de leur choix s’ils figurent parmi les premiers du classement, soit convoqués à un oral de rattrapage. Les premiers constituent ce que l’on nomme les « grands admis » : ils sont admis dès le « premier tour ».

Les seconds sont les « admissibles ». Ils sont convoqués à l’épreuve du second groupe, les épreuves orales, afin de tenter de décrocher leur place en deuxième année. Pour les étudiant.e.s qui passent l’oral, la note obtenue s’ajoute aux résultats écrits et peut donc fortement influencer l’ordre du classement.

Les étudiant.e.s obtenant une moyenne inférieure à la note seuil ne pourront pas redoubler leur première année : ils devront soit se réorienter, soit s’inscrire en Licence d’Accès Santé (LAS) et retenter leur chance l’année suivante.

Bon à savoir : les examens et les modalités du concours sont propres à chaque Faculté et peuvent différer légèrement du fonctionnement général présenté ici. Prenez le temps de vous renseigner sur les modalités d’accès et sur le numerus apertus des universités que vous convoitez.

Quels métiers faire avec un PASS ?

En suivant le PASS, les étudiant.e.s peuvent accéder aux filières de la santé et aux différents métiers qui les composent, autant de débouchés envisageables à l’issue des études de santé.

Année charnière, le PASS s’avère particulièrement exigeant : les demandes sont nombreuses et les élus peu nombreux pour entrer en deuxième année des études de santé. Pour maximiser leurs chances et franchir chaque étape, 75 % des étudiants en première année ont choisi de faire appel à une prépa privée. À la clé, la possibilité de bénéficier d’un véritable accompagnement méthodologique quotidien et de s’appuyer sur une équipe pédagogique à l’écoute.

Pour aller plus loin

Pour compléter votre préparation, poursuivez avec nos guides : la LAS, l’arbitrage PASS ou LAS, choisir entre PASS et LAS et l’organisation du travail en PASS.

Et pour les données officielles de votre année, appuyez-vous sur le cadre publié par Parcoursup, ressources officielles et le ministère de l’Enseignement supérieur.

Questions fréquentes

C’est quoi le PASS ?
Le PASS, ou Parcours Accès Spécifique Santé, est l’un des deux itinéraires ouverts vers les filières de santé depuis la réforme de 2020. Il repose sur une majeure santé, cœur du parcours, complétée par une mineure disciplinaire choisie hors santé. Il permet de candidater aux filières regroupées sous l’acronyme MMOPK. C’est souvent la voie choisie par les lycéens au profil scientifique visant la santé dès la sortie du bac.
Quelle mineure choisir en PASS ?
La mineure se choisit hors santé, parmi l’offre de votre université : droit, sciences, langues ou d’autres champs selon les établissements. Elle n’est pas anecdotique, car elle prépare une poursuite d’études en cas de non-admission en santé. Choisissez une mineure cohérente avec un éventuel plan B et vérifiez l’offre exacte sur Parcoursup avant de formuler votre vœu.
Peut-on redoubler le PASS ?
La première année ne se redouble plus selon la logique de l’ancien concours que l’on repassait à l’identique. La réforme de 2020 a supprimé ce fonctionnement. En cas de non-admission en santé, l’étudiant qui a validé son année peut se réorienter, par exemple vers une LAS ou une autre licence. Renseignez-vous auprès de votre université pour connaître les règles précises.
Combien de places y a-t-il en médecine après le PASS ?
Il n’existe pas un nombre unique valable partout. Depuis la réforme, les capacités d’accueil en deuxième année sont fixées par chaque université en fonction des besoins de santé de son territoire, dans le cadre du numerus apertus. Les places varient donc selon la faculté. Méfiez-vous de tout discours qui avancerait un chiffre national précis sans source officielle.
Faut-il obligatoirement une prépa pour réussir le PASS ?
Non. On peut réussir le PASS sans prépa privée, en s’appuyant notamment sur le tutorat de sa faculté et les ressources publiques. Ce qui compte, c’est la méthode et la régularité. Une prépa peut aider certains profils à s’organiser, mais elle n’est ni obligatoire ni une garantie. Aucune prépa ne peut promettre l’admission, et il faut se méfier des discours qui le laissent entendre.