Débouchés

Comment devenir médecin : le parcours complet

Un dossier complet pour comprendre le cursus qui mène au diplôme d’État de docteur en médecine, des voies d’accès aux débouchés professionnels.

Étudiant en médecine portant une blouse blanche et un stéthoscope

Mis à jour le 21 juillet 2026

Comment devenir médecin ? Tout savoir sur les parcours à suivre

Près de 60 % des enfants rêveraient de devenir médecins. Et, même une fois passé le temps de l’innocence et de l’idéalisation de la blouse blanche, cette profession continue d’attirer de nombreux étudiants qui envisagent de se lancer dans des études de médecine après le baccalauréat.

Qu’il s’agisse d’une véritable vocation ou d’un désir plus récent, devenir médecin suppose de suivre un cursus universitaire long, à la fois exigeant, sélectif et riche en émotions. Avant de vous engager, découvrez notre dossier complet et nos conseils pour concrétiser votre projet : cycles d’études, spécialités médicales, stages, formation continue et débouchés.

Médecin : un métier passionnant, exigeant et recherché au service des autres

Dans l’imaginaire collectif, le médecin occupe une place de choix. Que ce soit dans la vie quotidienne ou dans les divertissements et les séries télévisées, ces praticiens munis de leur stéthoscope constituent à la fois un repère et un objet de fascination. Mais derrière ces représentations se cache un métier pluridisciplinaire qui tient une place centrale au sein du système de santé.

Définition du métier de médecin et de ses responsabilités

Au plus près de ses patients, le médecin doit être en mesure de déterminer les besoins et les traitements adaptés à chaque profil. Fin connaisseur du fonctionnement du corps humain, il établit un diagnostic en s’appuyant sur plusieurs éléments : le questionnement du patient, invité à décrire ce qu’il ressent, l’auscultation, la palpation ou encore la prise de tension. Des examens complémentaires peuvent être prescrits, tels que des radiographies ou des analyses, afin de mettre en place un traitement approprié ou d’orienter le patient vers un autre praticien.

Qu’il soit médecin traitant ou spécialiste référent, ce docteur en médecine est amené à faire face à des problèmes de santé physiques et psychologiques, et à assurer le suivi de certaines pathologies chroniques. Toujours attentif aux dernières actualités et avancées de la communauté médicale et scientifique, il n’hésite pas à se former et à enrichir ses connaissances au fil des années.

Qu’il exerce dans un hôpital public, en libéral, dans un établissement scolaire ou au sein de l’Armée, le médecin doit toujours garder à l’esprit le célèbre serment d’Hippocrate qu’il prête avant de commencer d’exercer. Bien plus qu’un rite de passage, ce serment fixe un cadre éthique et déontologique : équité, respect de l’autonomie du patient et garantie de la qualité des soins prodigués.

L’importance du métier et du besoin de médecins

Dévoué, bienveillant et garant du secret médical, le médecin joue également un rôle social essentiel. Il s’inscrit dans un système de santé conçu pour répondre aux besoins sanitaires et assurer la meilleure couverture possible sur le territoire. Au-delà du diagnostic et du traitement de la maladie, il exerce aussi une activité de prévention : participation aux campagnes de dépistage et d’information sur certaines maladies, écoute et conseils prodigués aux patients, lutte contre certaines pratiques nocives comme le tabac ou l’alcool, ou encore alerte sur certaines conditions de travail.

Aujourd’hui, on dénombre plus de 225 000 médecins en France, dont 45 % de généralistes. L’âge moyen de ces praticiens s’établit actuellement à 51 ans, soit 47 ans pour les femmes contre 55 ans pour les hommes. En dix ans, le nombre de médecins généralistes exerçant exclusivement en cabinet a diminué de 11 %, tandis que le nombre de médecins généralistes pratiquant simultanément en cabinet et à l’hôpital a doublé. Dans un contexte où la population française vieillit, l’offre de médecine générale semble ainsi insuffisante, contraignant de nombreux praticiens à refuser de nouveaux patients. Métier d’avenir, la médecine demeure avant tout au service de l’individu et de la société.

Les études supérieures en médecine

Depuis la fin de la PACES et du redouté numerus clausus, de nouvelles voies d’accès au métier de médecin s’offrent aux étudiants. Si l’objectif initial de la réforme des études de santé était de favoriser la réussite des étudiants, le parcours universitaire menant au diplôme d’État de docteur en médecine demeure en réalité long et exigeant.

Les modalités d’admission et de sélection

Il faut compter dix années d’études après l’obtention du baccalauréat pour devenir médecin, voire davantage si vous souhaitez ensuite vous spécialiser, en chirurgie ou en pédiatrie par exemple. L’accès aux études de médecine peut se faire par deux parcours alternatifs dispensés à l’université en première année : le PASS (parcours d’accès spécifique santé), composé d’enseignements « santé » (30 crédits ECTS) et d’enseignements hors « santé » (au moins 10 crédits ECTS) ; et la L.AS (licence avec option accès santé), composée d’enseignements correspondant à la filière choisie (Lettres, Droit, Biologie…) et d’enseignements liés à l’accès « santé ».

À l’issue de cette première année, plusieurs options s’offrent à vous selon vos résultats. Si vous avez validé votre première année de PASS ou de L.AS, vous pouvez candidater en médecine ; il faut alors espérer figurer parmi la minorité d’admis. Dans le cas contraire, vous pouvez accéder en deuxième année de L.AS, y compris pour les étudiants issus du PASS, et tenter un examen différent l’année suivante. Enfin, si vous n’avez validé ni votre première année de PASS ni votre première année de L.AS, vous pouvez vous réorienter via Parcoursup, mais dans d’autres secteurs que la santé.

Il convient de noter que chaque candidature aux études de médecine est appréciée selon les notes obtenues lors de la première année, que ce soit en PASS ou en L.AS. Nous vous recommandons donc de choisir des disciplines correspondant à vos points forts et à votre projet professionnel, par exemple une licence Biologie ou Psychologie avec mineure santé, ou STAPS si vous envisagez une carrière de médecin sportif.

Bon à savoir : chaque L.AS n’ouvre pas nécessairement l’accès aux cinq filières de santé (maïeutique, médecine, odontologie, pharmacie, kinésithérapie). Il est donc important de consulter les fiches de présentation des L.AS avant de renseigner vos vœux sur Parcoursup.

Le contenu de la formation

Les études de médecine s’organisent en trois temps. Le premier cycle regroupe la deuxième et la troisième année. Il vise à donner aux étudiants des bases communes essentielles en médecine (premières notions de sémiologie, physiologie, anatomie, pathologie, pharmacologie, histoire de la médecine…) afin de décrocher le diplôme de formation générale en sciences médicales (DFGSM).

Le deuxième cycle, également appelé externat, regroupe la quatrième, la cinquième et la sixième année. Il a pour objectif d’approfondir les connaissances scientifiques et de consacrer une part croissante du temps à la pratique clinique. À ce stade, vous êtes à la fois étudiant et salarié de l’hôpital en tant qu’externe. Au terme de la sixième année, selon votre projet professionnel et vos résultats aux épreuves et aux examens cliniques, vous pouvez obtenir le diplôme de formation approfondie en sciences médicales (DFASM) et intégrer le troisième cycle, connu sous le nom d’internat.

Le troisième cycle, plus connu sous le nom d’internat, se divise lui aussi en trois temps : une phase socle d’une durée d’un an, consacrée à l’acquisition des bases de la médecine générale et de la spécialité choisie ; une phase d’approfondissement d’une durée de deux ans, visant l’autonomisation et l’approfondissement des connaissances et compétences en médecine générale ; et une phase de consolidation d’une durée d’un an, pour devenir docteur « junior ».

Les spécialisations possibles et durée de la formation en médecine

En fonction de vos résultats aux examens, de votre volonté de poursuivre vos études ou de vos éventuelles affinités avec un organe, une population (enfants, personnes âgées) ou une technique médicale, il est possible de vous spécialiser. Chirurgie, gériatrie, neurologie, pédiatrie, psychiatrie… Il faudra suivre encore deux à trois années d’études pour exercer dans la spécialité choisie. Pour aller plus loin, vous pouvez suivre une option ou une Formation Spécialisée Transversale (FST) afin de devenir « hyper-spécialiste », par exemple neurologue expert en neurologie pédiatrique ou en neuro-génétique.

Des stages obligatoires pendant les études

Tout au long de vos études de médecine, vous devrez réaliser différents stages afin de découvrir les multiples facettes de votre futur métier.

Durée et structure des périodes de formation pratique

Au cours du premier cycle d’études en médecine, plusieurs stages cliniques (environ 400 heures) sont à réaliser pour s’initier à la pratique médicale. Dès l’externat, la durée des stages s’intensifie pour représenter 36 mois de stage à l’hôpital ou en milieu libéral. Ensuite, pendant les quatre années d’internat, vous devez effectuer plusieurs stages.

Lors de la phase socle, un stage en médecine d’urgence et un stage en médecine générale auprès d’un praticien agréé sont requis. Lors de la phase d’approfondissement, sont prévus un stage en médecine polyvalente, un stage santé de la femme, un stage en santé de l’enfant et un stage en médecine générale en autonomie supervisée.

Il vous faudra valider l’ensemble de ces stages et soutenir une thèse d’exercice afin d’obtenir le diplôme d’État de docteur en médecine et le DES de médecine générale.

Comment trouver son stage d’internat ?

Trouver un stage qui corresponde en tous points à vos attentes n’est pas chose aisée. Deux mois avant le début de chaque semestre, la commission d’ouverture des postes (COP) détermine, en fonction des filières et des besoins de formation, le nombre de postes ouverts aux internes. Dans le même temps, vous devrez formuler vos vœux de spécialités et de CHU de rattachement. Ensuite, selon les notes obtenues dans chaque matière et le nombre de semestres validés, l’algorithme vous attribuera le meilleur vœu possible.

Opportunités de stage à l’étranger

Pour celles et ceux qui souhaitent effectuer un stage de médecine à l’étranger durant leur phase d’approfondissement, par exemple dans un pays anglophone afin de perfectionner leur anglais, les démarches sont un peu plus longues que pour un stage en France. Il faut compléter le dossier d’inter-CHU pour obtenir une bourse, constituer un dossier destiné à votre université et à votre hôpital d’accueil et, dans certains cas, fournir des traductions officielles de l’ensemble de ces documents.

Si ces démarches peuvent sembler fastidieuses, sans compter les papiers d’immigration et la recherche d’un logement, effectuer un stage de médecin à l’étranger permet de vivre une expérience unique. C’est l’occasion de sortir de votre zone de confort, d’apprendre à mieux vous connaître et de découvrir d’autres méthodes de travail.

L’importance de la formation chez les médecins

Le métier de médecin est en constante évolution. Tout au long de votre carrière, vous serez tenu de proposer la meilleure prise en charge à votre patientèle, au regard des dernières avancées médicales et des nouvelles technologies. Il vous faudra actualiser régulièrement vos connaissances en vous formant ou en élargissant votre spectre de compétences.

La formation continue après l’obtention du diplôme de médecin

La formation continue est une obligation pour tous les médecins, selon le Code de déontologie médicale et le Code de la Santé Publique. À cette fin, le Développement Professionnel Continu (DPC) a été mis en place. Son objectif est d’améliorer la qualité et la sécurité des soins en actualisant les connaissances et compétences des médecins, grâce à une formation adaptée aux besoins du praticien et à l’évaluation de ses pratiques professionnelles. En tant que médecin, vous aurez ainsi l’obligation de justifier de votre engagement dans une démarche DPC en suivant une ou plusieurs formations sur une période de trois ans.

Sachez que les DU (diplômes universitaires) ou DIU (diplômes inter-universitaires) peuvent s’inscrire dans une démarche de DPC. Vous pouvez ainsi suivre un DIU Phytothérapie, Tabacologie et aide au sevrage tabagique, ou Prise en charge de la douleur, ou encore un DU Cancérologie du sujet âgé, Urgences vitales et situations critiques ou Initiation à l’acupuncture médicale. Il convient de noter que ces enseignements peuvent aussi être accessibles de votre propre initiative, sans passer par une démarche de DPC.

Les spécialisations possibles et la durée de la formation

À la fin de votre cursus, si vous souhaitez poursuivre vos études ou si vous ressentez des affinités avec un organe, une population (enfants, personnes âgées) ou une technique médicale, vous pouvez vous lancer dans une spécialisation. Chirurgie, gériatrie, neurologie, pédiatrie, psychiatrie… Il faudra suivre encore deux à trois années d’études pour exercer dans la spécialité choisie. Pour aller encore plus loin, vous pouvez suivre une option ou une Formation Spécialisée Transversale (FST) afin de devenir « hyper-spécialiste », par exemple neurologue expert en neurologie pédiatrique ou en neuro-génétique.

Les alternatives aux études de médecine (sciences du sport, pharmacie, etc.)

La médecine vous intéresse, mais vous estimez ne pas avoir le niveau suffisant en sciences ou l’endurance nécessaire pour vous lancer dans de longues études ? D’autres cursus sont envisageables : une licence Sciences pour la Santé, avec cours de spécialisation en biotechnologie, neurosciences ou physiopathologie et unités d’enseignement en pharmacologie, toxicologie ou santé publique ; une licence Sciences du Sport, ouvrant la voie aux métiers de préparateur physique, d’enseignant d’éducation physique et sportive ou de manageur sportif ; ou encore un « cycle court » en Pharmacie pour exercer en officine, dans l’industrie ou la recherche. Vous avez l’embarras du choix.

Les débouchés professionnels en médecine

Une fois diplômé et inscrit auprès du Conseil national de l’ordre des médecins, de nombreuses possibilités s’offrent à vous pour exercer la médecine : en libéral, seul ou associé à d’autres praticiens dans un cabinet privé, ou en tant que salarié dans un établissement de santé public, un établissement scolaire ou un laboratoire. Divers secteurs d’activité vous tendent également les bras, comme la médecine du travail, l’humanitaire ou encore l’Armée, qui recrute des médecins pour exercer lors d’opérations extérieures.

Au fil des années, vous pouvez aussi espérer devenir chef d’un service hospitalier, enseignant dans une faculté de médecine, chercheur ou dirigeant de votre propre clinique. Le métier de médecin recouvre des réalités très variées et peut s’exercer dans de nombreux contextes. Les jours se suivent et ne se ressemblent pas : diversité des patients et des diagnostics, situations insolites et moments éprouvants, formation et enrichissement intellectuel continus. Malgré la longueur des études, médecin demeure sans doute l’un des plus beaux métiers.

Pour aller plus loin

Pour compléter votre préparation, poursuivez avec nos guides : PASS ou LAS, qualités pour devenir médecin, réforme du deuxième cycle, EDN et ECOS, métiers de la médecine et méthodes de travail pour réussir le PASS.

Et pour les données officielles de votre année, appuyez-vous sur l’accès aux études de médecine se fait par le PASS ou par une LAS et Les études médicales sont organisées en trois cycles successifs.

Questions fréquentes

Combien d’années faut-il pour devenir médecin ?
Le parcours dure environ neuf à onze ans selon la spécialité. Il comprend une première année sélective (PASS ou LAS), un premier cycle, un deuxième cycle appelé externat, puis l’internat. La médecine générale est l’une des voies les plus courtes ; les spécialités chirurgicales sont parmi les plus longues. La durée exacte de l’internat dépend du diplôme d’études spécialisées visé.
Faut-il faire PASS ou LAS pour devenir médecin ?
Les deux voies mènent aux études de médecine. Le PASS est une année centrée sur la santé avec une mineure disciplinaire, la LAS est une licence avec une option accès santé. Le bon choix dépend de ton profil et de ton projet. Notre article dédié à la comparaison PASS ou LAS t’aide à trancher avant de formuler tes vœux sur Parcoursup.
C’est quoi l’internat en médecine ?
L’internat est le troisième cycle des études médicales. Après le deuxième cycle, tu choisis une spécialité en fonction de ton classement et tu la prépares sur plusieurs années en exerçant comme interne. Tu prends une responsabilité croissante auprès des patients. L’internat se conclut par le diplôme d’études spécialisées (DES), qui sanctionne ta spécialité.
Quelle est la différence entre externat et internat ?
L’externat correspond au deuxième cycle : tu es étudiant hospitalier, tu apprends la clinique en stage tout en suivant des cours. L’internat correspond au troisième cycle, après les épreuves nationales : tu es interne, tu exerces avec une vraie responsabilité et tu te spécialises. L’externat forme aux bases cliniques, l’internat approfondit un domaine précis.
Comment choisit-on sa spécialité médicale ?
Le choix se fait à la fin du deuxième cycle, à partir des résultats aux Épreuves Dématérialisées Nationales (EDN) et d’autres éléments d’évaluation. Selon ton classement et tes vœux, tu accèdes à une spécialité et à une ville. Ce choix intervient très tard dans le parcours : rien n’est figé en première année, et beaucoup d’étudiants changent d’avis en cours de route.