Méthode

Réussir ses études de médecine : 5 leviers

Vocation, anticipation, méthodologie, mode de vie sain et entourage : cinq leviers essentiels pour aborder sereinement une première année exigeante.

Étudiant en médecine travaillant avec méthode pour réussir sa première année de santé

Mis à jour le 21 juillet 2026

Nos 5 meilleurs conseils pour réussir ses études de médecine

Les études de médecine sont longues et exigeantes. Tel est le constat que l’on retrouve sur l’ensemble des sites spécialisés comme dans les témoignages d’anciens étudiants. Tous s’accordent à le dire : qu’il s’agisse du PASS ou de la LAS, ce cursus comporte de nombreux défis et ne laisse aucun répit durant la première année.

Il existe néanmoins des conseils que vous pouvez adopter dès à présent afin de commencer à réunir toutes les conditions de la réussite.

Conseil n°1 : l’importance de la vocation

Tous les étudiants qui ont traversé les études de médecine vous le confirmeront : votre vocation constituera un élément déterminant de votre réussite. Il s’agit d’un cursus sélectif qui s’étend parfois sur plus de dix ans ; nourrir une réelle passion pour ce domaine d’activité représente donc un prérequis.

Cet intérêt et cet enthousiasme vous aideront à préserver une motivation et une détermination à toute épreuve. En effet, vous traverserez sans nul doute des moments de doute, de crainte ou d’appréhension, qu’il faudra apprendre à surmonter et à gérer afin qu’ils vous « impactent » le moins possible. Car, durant votre première année, vous devrez maintenir un rythme de travail constant chaque jour, des plus enthousiasmants aux plus moroses. À cet égard, conserver un haut degré de motivation et une véritable envie de devenir soignant sont des atouts non négligeables.

Conseil n°2 : anticipez au maximum

Aujourd’hui, les études de médecine constituent un cas particulier au sein du monde universitaire. Il s’agit de l’une des rares filières sélectives à avoir interdit le redoublement. En effet, il faut réussir l’examen classant de médecine à l’issue de la première année pour pouvoir débuter réellement le cursus dans la filière de son choix (MMOPK).

Or, qui dit classant dit classement… et c’est ce dernier qui vous permettra d’accéder à la deuxième année de médecine. Comme pour tout concours, une préparation s’impose afin de maximiser ses chances. Dans le cas de la médecine, il convient de prendre en compte sa forte sélectivité. En 2021/2022, en France, pas moins de 50 000 étudiants en première année étaient en concurrence, pour seulement 16 700 places disponibles en deuxième année. Il faut également considérer que ces places sont réparties de manière plus ou moins égale sur le territoire.

Préparez-vous dès le lycée !

Cette difficulté inédite a conduit les prépas à concevoir un parcours pédagogique dédié aux études de médecine, du lycée jusqu’au concours de l’internat.

Les étudiants les plus motivés éprouvent leur motivation et leur vocation dès la classe de première grâce à des stages spécifiques. Ces stages permettent de développer les compétences et les connaissances requises pour réussir. En particulier, de nombreuses aptitudes scientifiques et spécifiques doivent être travaillées, comme le raisonnement déductif ou l’acquisition de nouvelles connaissances en physiologie. Ces stages permettent de consolider et d’approfondir les acquis du lycée tout en prenant de l’avance sur les futures notions abordées en première année.

Ces stages contribuent également à augmenter ses chances d’accéder à la première année. En effet, il s’agit d’une filière très sollicitée à l’échelle nationale, avec 900 000 vœux enregistrés sur Parcoursup pour 50 000 élus seulement…

L’incubateur : la pré-rentrée !

Dans le prolongement des stages d’anticipation proposés au lycée par les prépas, et après des vacances bien méritées, intervient ensuite le stage de pré-rentrée. Celui-ci a lieu quelques semaines avant la rentrée universitaire.

Ce stage permet de prendre le rythme de l’université, radicalement différent de celui du lycée. Il permet également d’aborder une partie des notions traitées lors du premier semestre. Il offre ainsi l’occasion de se mettre dans le bain et de prendre de l’avance. Il vous évitera de crouler sous le travail dès votre première semaine de cours à l’université !

Dès la fin du mois d’août et tout au long de l’accompagnement annuel durant la première année, la prépa vous aidera à mettre en place une méthodologie de travail et une organisation optimisées.

Conseil n°3 : ayez une méthodologie de travail aboutie

C’est l’élément central que l’on vous répétera partout : il est primordial de disposer d’une méthodologie de travail pour réussir ses études de médecine. Une méthodologie de travail désigne une démarche raisonnée et structurée d’apprentissage et de restitution. Les plus performantes d’entre elles s’appuient aujourd’hui sur les apports des neurosciences et sur des outils susceptibles d’optimiser les capacités de mémorisation du cerveau.

En effet, la science contemporaine a démontré que nous oublions tous au même rythme. C’est ce que l’on nomme la courbe de l’oubli, ou courbe d’Ebbinghaus. L’objectif de l’étudiant de première année, confronté à une densité inédite de supports à retenir, que ce soit en anatomie ou dans d’autres matières, consiste donc à lutter contre ce phénomène en organisant sa prise de notes ainsi que ses phases d’apprentissage et de révision.

Notre conseil est de déterminer au plus tôt votre méthodologie de travail. Si possible, commencez à en élaborer une dès le lycée, notamment lors des stages en prépa. Elle vous permettra d’aborder les études supérieures dans de meilleures conditions, car vous vous appuierez déjà sur une routine de travail éprouvée et sur l’habitude de solliciter efficacement votre mémoire. N’hésitez pas à vous rapprocher des prépas spécialisées si vous vous interrogez sur ce sujet.

Conseil n°4 : gardez un mode de vie sain

Ce conseil peut sembler évident, mais il n’est pas si aisé à respecter en première année de médecine, lorsque l’on se retrouve soudainement seul dans un petit studio, submergé par le stress ou encore débordé en fin de soirée par les révisions. Il est alors tentant de multiplier les sachets de junk food, les boissons caféinées et les nuits blanches, en sacrifiant provisoirement sa santé. À l’inverse, en arrivant préparé, doté d’une méthode de travail éprouvée destinée à passer en deuxième année, vous disposerez d’un cap et de réflexes rassurants, et vous vous retrouverez moins facilement submergé par le tsunami de travail quotidien. Cela vous permettra de préserver du temps pour pratiquer une activité sportive, veiller à une alimentation équilibrée, ménager des moments de détente et bénéficier d’une durée de sommeil appropriée.

Être en forme rend moins sensible au stress, mais accroît surtout votre productivité. Plusieurs études scientifiques ont mis en évidence que nous apprenons mieux lorsque nous pratiquons une activité sportive et lorsque nous bénéficions d’un sommeil de qualité.

Conseil n°5 : entourez-vous !

Les études universitaires peuvent constituer une étape ponctuée de moments de solitude. Plusieurs raisons l’expliquent : vous changez de ville pour étudier, les classes fixes en petit comité disparaissent, un rythme de travail qui laisse peu de temps libre… Il importe de vous entourer afin de bénéficier de soutien, mais aussi d’entraide.

Vous en trouverez auprès d’autres étudiants, de vos amis et de votre famille. Sachez toutefois que vous pouvez également en rencontrer ailleurs au cours de votre année.

Vous découvrirez des groupes d’entraide de différentes natures : le tutorat, aide universitaire assurée par des étudiants en complément des cours ; les associations, comme les BDE et l’ensemble des associations présentes sur les campus universitaires ; le service de santé universitaire, où des professionnels sont là pour vous écouter et vous aider ; ainsi que votre prépa, qui met à votre disposition des parrains et marraines individuels et des espaces partagés de travail et de détente, offrant une bulle et une entraide la semaine, les soirs et les week-ends.

Ces derniers peuvent vous être d’une aide précieuse, car ils viennent de vivre l’année de médecine. Ils constitueront des relais utiles au quotidien pour vous orienter ou échanger sur vos difficultés. Profitez de ce vivier d’expérience unique et adapté à votre réalité quotidienne !

Études de médecine, un parcours long qui demande de la rigueur

En résumé, les études de médecine exigent une grande rigueur et une motivation considérable. Néanmoins, grâce à ces conseils, vous disposez des principaux atouts pour commencer à bâtir votre réussite. Soyez bien préparé et gardez vos objectifs dans le viseur afin de les atteindre. Vous devrez probablement, à un moment donné, sélectionner une bonne prépa pour y parvenir.

Devenir médecin constitue un très beau projet professionnel. Nous vous accompagnons pour réussir vos études de médecine, de l’examen de sélection de première année jusqu’à l’internat.

Pour aller plus loin

Pour compléter votre préparation, poursuivez avec nos guides : développer sa méthode de travail en médecine, 5 méthodes pour organiser ses révisions et réussir en médecine.

Et pour les données officielles de votre année, appuyez-vous sur ONISEP et services de santé étudiante.

Questions fréquentes

Comment bien réviser en première année de médecine ?
Le plus efficace est de privilégier les révisions espacées plutôt qu’une relecture passive de tes fiches. Reconnaître un cours n’est pas savoir le restituer : il faut s’auto-tester en fermant la fiche et en faisant des QCM. Un fichage synthétique et retravaillé vaut mieux qu’une recopie mot à mot. C’est l’effort de restitution, répété dans le temps, qui ancre durablement les connaissances.
Combien d’heures faut-il travailler par jour en PASS ?
Il n’existe pas de chiffre magique, et courir après un nombre d’heures est trompeur. Ce qui compte, c’est la régularité et la qualité du travail, pas seulement sa quantité. Mieux vaut des sessions régulières et bien menées qu’un marathon épuisant suivi d’un décrochage. L’essentiel est de tenir un rythme soutenable sur toute l’année, sans sacrifier ton sommeil.
Comment gérer le stress pendant les études de médecine ?
Le stress se gère d’abord par une bonne organisation, qui évite la panique de dernière minute, et par une hygiène de vie protégée, sommeil en tête. S’appuyer sur un collectif aide aussi beaucoup. Les services de santé étudiante des universités proposent un accompagnement, y compris psychologique. Recourir à ces ressources gratuites n’a rien d’un aveu de faiblesse : c’est un réflexe utile.
Faut-il faire des annales pour réussir le PASS ?
S’entraîner sur des sujets et des QCM est très utile, car cela t’habitue au format des épreuves et te force à restituer tes connaissances. C’est exactement l’effort de restitution qui ancre la mémoire, à l’inverse de la relecture passive. Les annales et examens blancs t’aident aussi à te situer et à repérer tes points faibles à temps. C’est un outil à intégrer régulièrement, pas seulement en fin d’année.
Comment ne pas s’épuiser en première année de médecine ?
Pour ne pas t’épuiser, protège ton sommeil, garde une activité physique et une alimentation correcte, et dose ton effort sur toute l’année. Un étudiant qui se crame en trois mois ne tiendra pas la distance. L’hygiène de vie n’est pas une perte de temps : elle améliore directement ta mémoire et ta concentration. Combine-la avec une organisation anticipée et un collectif de soutien.