Pour ne pas se sentir immédiatement submergé face à la montagne de connaissances à maîtriser dès la première année de médecine, il est primordial d’adopter une méthode de travail réellement efficace. Concrètement, celle-ci doit vous permettre d’assimiler rapidement vos cours en fournissant le moins d’effort possible, afin de gagner du temps, de consolider vos acquis et de réussir vos épreuves.
Mettre en place une méthode de travail efficace
Comment construire une méthode de travail ?
Pour qu’elle soit efficace, une méthode de travail doit tenir compte de vos capacités et de vos préférences. Certaines personnes possèdent une mémoire plutôt auditive, tandis que d’autres retiennent plus aisément ce qu’elles écrivent ou ce qu’elles disent. Le mécanisme de la mémoire demeure néanmoins identique pour tous : une phase d’encodage qui donne du sens à l’information, une phase de stockage qui la conserve, et une phase de restitution qui la récupère.
Notons également que, selon les profils, certains environnements se révèlent plus propices que d’autres à l’apprentissage : le matin ou le soir, seul à la bibliothèque ou en groupe… Il importe donc de garder à l’esprit qu’il n’existe pas de « bonne » méthode, et qu’il est inutile de vous comparer aux autres. L’essentiel est de bâtir une méthode de travail efficace qui VOUS corresponde. Pour ce faire, posez-vous quelques questions afin d’identifier vos points d’amélioration : êtes-vous aguerri à la prise de notes ? Utilisez-vous déjà des techniques de concentration ? Avez-vous adopté des outils pour préparer vos cours ?
Utiliser des outils efficaces
Une bonne méthode de travail s’appuie sur des outils performants. Ceux-ci peuvent être plus ou moins nombreux selon votre aptitude à lutter contre la fameuse courbe de l’oubli : notre cerveau oublie en moyenne 60 % de ce qu’il a appris pour la première fois au bout de 9 heures.
Quels outils efficaces mettre en place pour améliorer sa mémoire ? Il en existe de nombreux, mais les plus courants sont les suivants : la lecture diagonale (diviser par 2 le temps de lecture et multiplier par 2 le volume d’informations) ; la prise de notes active (rétention des aspects intéressants selon l’objectif poursuivi) ; le mind map (sorte de « carte mentale » permettant de suivre le cheminement de la pensée) ; les flashcards (cartes de questions/réponses) ; la méthode des J (répétitions espacées) ; la méthode Pomodoro (25 minutes de travail, 5 minutes de pause).
Le but est de puiser parmi ces outils pour trouver ce qui vous convient le mieux. Il peut également s’avérer intéressant de tenir un cahier de suivi afin d’orchestrer l’ensemble des tâches, ainsi qu’une feuille de route pour mesurer votre progression.
Faire preuve de rigueur et s’y tenir
Nouvelles matières, premier semestre décisif avec les épreuves classantes dès le mois de décembre… La première année des études de santé exige d’être organisé et discipliné. Pour éviter de perdre pied rapidement, il est donc indispensable d’établir un planning rigoureux afin de visualiser vos objectifs à court, moyen et long terme.
Voici quelques pistes pour nourrir votre réflexion : lister les tâches à accomplir ; établir des priorités ; maximiser votre rendement en fonction des moments de la journée ; varier les matières pour renforcer votre concentration ; rester flexible lorsque des imprévus surviennent ; et conserver des moments de repos et de loisirs.
Bon à savoir : travailler en équipe, une obligation ? Partager ses connaissances, s’interroger, se motiver… Le travail en groupe peut constituer l’un des moyens de maximiser ses chances de réussite en études de médecine. Mais, une fois encore, chacun est différent : si certains étudiants redoutent l’isolement, d’autres ont besoin d’être dans leur bulle pour renforcer leur concentration et leur apprentissage. À vous de trouver la formule qui vous convient.
Être régulier tout au long de l’année
Même si cela va de soi, il convient de rappeler que la première année des études de médecine impose d’être régulier dès les premiers jours et pendant les deux semestres. Le moindre relâchement peut en effet conduire à accumuler du retard dans ses révisions, et donc à être distancé par les autres étudiants.
Il est par conséquent essentiel de vous imposer un rythme de travail adapté à votre nouveau mode de vie : horaires de lever, de coucher, de déjeuner et de dîner à heures fixes autant que possible, temps de travail répartis équitablement sur la semaine, nouveaux rituels pour bien commencer la journée… Tout ce qui peut vous aider à garder le rythme est bon à prendre.
Soigner son hygiène de vie
Attention à la surchauffe : lorsque l’on demande au cerveau de retenir beaucoup d’informations, celui-ci peut vite saturer s’il ne dispose pas de temps de repos. Il est donc préférable d’adopter une bonne hygiène de vie si vous souhaitez améliorer vos facultés de mémorisation et décrocher votre diplôme de docteur en médecine.
Première chose à faire : bien dormir. Le sommeil joue en effet un rôle essentiel dans l’apprentissage, l’encodage de nouvelles informations et leur rétention de manière stable et durable. Si vous avez besoin de dormir 9 heures par nuit, respectez ce temps de sommeil. Deuxième point important : l’alimentation. Ne succombez pas trop souvent aux plaisirs faciles des plats surgelés, de la livraison ou des barres chocolatées. Il est prouvé qu’une alimentation saine, riche en oméga 3, en légumineuses et en vitamine B, stimule la mémoire et la concentration. Troisième axe pour tenir sur la longueur : le sport. Au-delà du défoulement qu’elle procure, l’activité physique est un excellent moyen de faire retomber la pression, tout en limitant le stress et l’anxiété.
Se préparer dès le lycée en suivant une prépa
Être efficace et rigoureux, apprendre à apprendre… tout cela demande du temps, et du temps, vous n’en avez guère au début de la première année de médecine — ni beaucoup plus les années suivantes. Voilà pourquoi il est presque indispensable de se préparer aux études de santé dès le lycée.
Optimiser ses chances dès la Première
Dès les premières semaines des études de médecine, on comprend vite une chose : il est difficile de tout faire et le temps devient l’ennemi numéro un. La solution ? Mettre en place une méthode de travail efficace et adopter les bons réflexes le plus tôt possible, et ce dès le lycée.
En suivant une prépa, vous avez l’opportunité de vous initier à la cadence de travail attendue en première année des études de santé. Au fil des stages, vous découvrez des outils pour mieux digérer les notions et restituer vos connaissances. Une bonne méthode d’apprentissage ne suffit d’ailleurs pas en études de santé : il faut également être capable de restituer les informations dans le temps imparti.
Bon à savoir : focus sur les QCM en ligne. En études de médecine, les QCM remplacent les dissertations lycéennes. Il est donc important de se familiariser avec ce format d’épreuves le plus tôt possible afin de réduire son temps de réponse. Dès la Première, l’accès à une banque de QCM régulièrement mise à jour permet de développer de véritables automatismes.
Consolider ses bases en terminale
Pour espérer intégrer la première année des études de médecine, il est primordial de renforcer son dossier Parcoursup et d’obtenir d’excellentes notes en terminale. Dans le même temps, il est préférable de perfectionner ses méthodes d’apprentissage et de restitution au regard des exigences des examens attendus. En suivant une prépa, vous êtes confronté dès la terminale aux mêmes conditions que lors des épreuves de première année de médecine.
Mieux encore, vous avez l’occasion de renforcer vos connaissances selon les matières : développement d’une pensée réflexive pour la Physique-Chimie et les SVT, capacité à retenir efficacement et durablement des notions par cœur. La prépa permet aussi d’aborder les différentes phases du raisonnement clinique afin de prendre une longueur d’avance sur vos futurs concurrents.
Bon à savoir : les stages de pré-rentrée. Les futurs étudiants sont invités à suivre un stage intensif afin de monter en puissance juste avant la rentrée de septembre. Pendant 2 semaines, l’objectif est d’aborder l’équivalent d’un mois et demi de cours, pour se mettre dans le bain et adopter le bon état d’esprit lorsque débute véritablement la première année.
Enfin, sachez que le savoir-être compte pour réussir ses études de médecine. Il est important de développer une empathie et une qualité d’écoute pour espérer devenir un bon professionnel de santé. Ces qualités seront particulièrement évaluées lors des futurs oraux de fin de première année, où l’enjeu consiste à répondre aux attentes des facultés et à démontrer la cohérence de son projet professionnel.
Pour aller plus loin
Pour compléter votre préparation, poursuivez avec nos guides : PASS, développer ta méthode de travail, organisation du travail en PASS et conseils pour réussir le PASS.
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