Méthode

Finir dans les premiers en PASS : ce que font vraiment les tops

Le témoignage de Luc, classé 24e sur 1800 en PASS à la Sorbonne, et l’ensemble des méthodes qui lui ont permis d’intégrer directement le numerus clausus.

Étudiant en PASS révisant ses annales pour finir dans les premiers du classement.

Mis à jour le 21 juillet 2026

Finir dans les premiers en PASS : les techniques d’un major du Top 1 %

Vous envisagez des études de médecine, de pharmacie, d’odontologie, de kinésithérapie ou de maïeutique ? Le parcours de Luc constitue une source d’inspiration précieuse, à travers une interview au cours de laquelle il partage l’ensemble de son cheminement.

Derrière ce témoignage se cache un étudiant particulièrement brillant, parvenu à se classer 24e sur 1800 en PASS à la Sorbonne. Il nous livre ici sa méthode de travail et ses conseils pour réussir en première année de santé. À noter : Luc avait initialement suivi la PACES, devenue PASS depuis la réforme des études de santé ; le terme a été harmonisé afin de simplifier la lecture.

Bien se préparer à la première année de médecine

La PASS demeure un concours exigeant, qui suppose une charge de travail considérable. Conscient que l’année ne serait pas de tout repos, Luc a commencé à s’y préparer dès le lycée.

Les conseils de Luc pour choisir sa spécialité au lycée

Luc formule plusieurs recommandations à l’attention des lycéens souhaitant préparer leur première année de médecine. Il conseille de retenir une spécialité en cohérence avec les programmes de la faculté visée : si celle-ci est orientée vers la physique, mieux vaut opter pour la spécialité physique-chimie.

Il recommande de se concentrer sur les mathématiques et la physique, qu’il considère comme les matières les plus difficiles à appréhender en première année. La spécialité SVT, en revanche, ne lui semble pas déterminante pour réussir en PASS : « Pour information, j’avais pris la spécialité SVT et j’ai obtenu 20/20 au bac, mais cela ne m’a pas vraiment aidé durant ma PASS. La SVT n’est donc absolument pas primordiale, malgré la mention très bien », témoigne-t-il. Il rappelle par ailleurs que de bonnes notes au lycée ne présagent en rien de la réussite en PASS.

Comment choisir sa faculté de médecine en fonction de son profil

Résidant à Paris, Luc avait le choix entre Descartes, la Sorbonne et Diderot. « J’ai retenu la Sorbonne pour l’équilibre qu’elle propose entre les mathématiques, la physique et l’apprentissage par cœur. De surcroît, ma meilleure amie avait elle aussi choisi la Sorbonne, ce qui a facilité ma décision », souligne-t-il.

Se mettre en mode compétition

« J’estime qu’il faut adopter un état d’esprit de combattant dès le début de l’année », affirme Luc. Pour celles et ceux qui peinent à se lancer pleinement, il recommande d’augmenter progressivement la charge de travail.

Trouver la méthode de travail qui vous convient

Chacun dispose de sa propre méthode de travail, et il importe de déterminer celle qui vous correspond le mieux. Certains privilégient l’étude en solitaire, tandis que d’autres puisent leur énergie et leur motivation dans le travail collectif.

« Pour ma part, travailler en groupe avec mes deux amis a été déterminant dans la réussite de ma PASS : entraide dans les matières difficiles, amélioration de notre organisation… Cela m’a beaucoup aidé. Nous nous motivions mutuellement et travaillions ensemble à la bibliothèque universitaire. » Conseil : expérimentez différentes approches et retenez celle qui vous rend le plus efficace et le plus motivé.

Effectuer le stage de pré-rentrée

« Il faut réaliser la pré-rentrée, qu’il s’agisse de celle de votre prépa ou de celle du tutorat de votre faculté », conseille Luc. De l’avis unanime des étudiants en santé, la pré-rentrée constitue le moment idéal pour identifier sa méthode de travail.

Comprendre avant d’apprendre

Il est impossible, en médecine, de tout mémoriser sans comprendre. Luc recommande de chercher à saisir le fond de chaque cours et de chaque notion. Lorsqu’il éprouvait des difficultés sur certains points, il n’hésitait pas à solliciter ses amis ou à consulter des explications complémentaires.

Se déconnecter des réseaux sociaux

« J’ai coupé les réseaux sociaux durant ma PASS. Je préfère mille fois faire autre chose, comme courir, écouter de la musique ou appeler un ami, plutôt que de perdre mon temps à faire défiler un fil d’actualité. »

Surmonter les addictions et les distractions

L’exercice n’est pas si aisé. Luc reconnaît avoir souffert d’une addiction aux jeux vidéo, qu’il est parvenu à surmonter en PASS. « Il faut fournir de nombreux efforts pour ne pas céder aux distractions et rester concentré sur ses cours. Les réseaux sociaux et les jeux vidéo peuvent rapidement devenir des facteurs de non-réussite », prévient-il.

Forest : une application pour rester concentré

« Je recommande l’application Forest, particulièrement efficace pour maintenir sa concentration. » Cette application permet de planter un arbre virtuel pendant une durée déterminée : si l’utilisateur touche à son téléphone durant cette période, l’arbre meurt. Le procédé incite ainsi à ne pas utiliser son téléphone et à demeurer concentré sur ses études.

Prioriser les matières les plus difficiles et à forts coefficients

« Je recommande de hiérarchiser les matières en fonction de leur difficulté et de leur coefficient », indique Luc. Si une matière s’avère plus délicate à comprendre, comme la biophysique, il conseille d’y consacrer davantage de temps et d’efforts. Lorsqu’un coefficient est élevé, la matière pèse davantage dans le classement final et mérite donc une attention particulière.

Les annales : la clé de la réussite en PASS

« Les annales constituent véritablement la base de la PASS et de la LAS. Il faut les traiter dès le début et de façon continue, car elles permettent de s’approprier les questions types qui reviennent chaque année », souligne Luc. « Même si seulement un quart des annales retombe, cela représente déjà un quart des points à gagner. »

« Pour mesurer l’importance de cet exercice : à l’approche des examens, je réalisais entre 300 et 350 QCM d’annales par jour ! » À l’approche des épreuves, Luc traitait effectivement entre 300 et 350 QCM d’annales quotidiennement, tant il jugeait cette pratique essentielle. Il s’appuyait pour cela sur les ressources en ligne de sa prépa.

Planifier son temps et ses révisions

Luc estime qu’il faut travailler au minimum 9 à 10 heures par jour pour réussir en PASS, tout en s’accordant une demi-journée de repos hebdomadaire. « Je consacrais 30 minutes chaque dimanche soir à la planification de mes révisions de la semaine », précise-t-il. Un planning clair et organisé permet de gérer son temps efficacement et de réduire le stress.

Pour rester motivé et suivre sa progression, Luc avait inscrit l’ensemble de ses cours sur un mur et y ajoutait une barre datée à chaque révision. Cette méthode lui offrait une vue d’ensemble des cours les plus et les moins révisés, et lui permettait d’ajuster son planning selon ses besoins et ses difficultés. Conseil : repérez les moments de la journée où vous êtes le plus productif et adaptez votre emploi du temps en conséquence.

La méthode des J adaptée

La méthode des J constitue une approche de travail efficace pour les PASS et LAS. Luc explique l’avoir légèrement modifiée afin de l’ajuster à son propre style d’apprentissage. « J’ai adapté les J pour revoir chaque cours quatre fois durant les quinze premiers jours. Je les revoyais ensuite au moins une fois par mois. Voici ma séquence : J0, J1, J4 et J11. »

Bibliothèque ou bureau ?

« Je préférais travailler à la bibliothèque plutôt que chez moi, sauf en période de révision. » Chacun doit trouver l’environnement de travail qui lui convient le mieux, que ce soit à domicile, en bibliothèque ou ailleurs.

Monter en puissance pour accroître sa productivité

Luc insiste sur l’importance de monter progressivement en puissance afin d’augmenter sa productivité. Au fil de la PASS, il a constaté une progression impressionnante de ses capacités de travail.

Adapter les pauses pour optimiser sa productivité

Il est essentiel de savoir adapter ses pauses en fonction de ses besoins et de son évolution. Au début, Luc marquait une pause toutes les deux heures, mais il s’est rendu compte par la suite qu’il n’en avait plus besoin. Il importe d’écouter son corps et de savoir s’adapter : si vous avez besoin de pauses, prenez-les ; dans le cas contraire, abstenez-vous.

Être fier de soi pour préserver sa motivation

Luc souligne l’importance d’être fier de soi tout au long de l’année, quels que soient les résultats. Il peut s’agir de choses simples : après avoir traité un cours particulièrement long et dense, comme l’histologie, il éprouvait de la fierté d’avoir réussi à le boucler en trois heures. Cette fierté constitue un moteur de motivation qui aide à tenir sur la durée.

Poursuivre le sport et ses passions pendant les études de médecine

« La PASS est particulièrement éprouvante ; après une année consacrée uniquement au travail, le corps se transforme. Je conseille de continuer à faire du sport et à cultiver ses passions dès le début de l’année. » Cela permet de se changer les idées et d’éviter de s’enfermer dans un rythme de travail trop intense. Il recommande de pratiquer 3 à 4 heures de sport par semaine.

L’importance du sommeil pour la réussite en PASS

« C’est scientifiquement établi, et de nombreux témoignages d’étudiants en santé le confirment : il ne faut pas négliger son sommeil. Si vous avez besoin de 8 ou 9 heures de sommeil par nuit, dormez 8 à 9 heures ! C’est un facteur clé pour tenir sur l’ensemble de l’année. »

Travailler en groupe : la clé de la réussite en médecine

« Je vous l’ai déjà dit, mais le travail en groupe a réellement été déterminant pour moi. J’étais avec ma meilleure amie Thaïs et Elena. Ce groupe s’est constitué dès le début de l’année. » Elena, qui n’était pas une élève particulièrement performante au lycée, a su s’intégrer et progresser rapidement grâce à la dynamique collective. Travailler en groupe a permis à chacun de se soutenir, de se motiver et de se tirer mutuellement vers le haut.

Le rôle du soutien moral et de la détente

Au-delà du travail proprement dit, Luc met en avant l’importance de la complicité et de la bonne humeur au sein du groupe. Ses camarades et lui s’efforçaient de se détendre et de rire ensemble durant les pauses, ce qui leur permettait de décompresser et de recharger leurs batteries.

Des méthodes de travail adaptées et soutenues

Luc explique que le groupe de travail a permis à chacun d’adopter un rythme régulier et soutenu, avec des journées passées à la bibliothèque de 8h00 à 20h00. L’objectif était de travailler ensemble et de s’entraider pour réussir le concours. Elena, qui n’avait jamais réellement travaillé auparavant, a pu découvrir ses capacités en suivant la cadence imposée par Luc et Thaïs. Grâce à cette méthode, les trois étudiants ont obtenu de très bons résultats à l’issue de leur première année.

L’évolution d’Elena et le regard des autres

Partie de loin et confrontée à des difficultés au lycée, Elena a réussi à surmonter ses obstacles grâce au soutien de Luc et de Thaïs. Leur réussite a modifié le regard des autres à son égard : elle est devenue une étudiante respectée et fière de ses accomplissements. Ce parcours démontre que chacun dispose de capacités et peut réussir avec de la détermination, du soutien et un environnement de travail favorable.

Tomber malade : une période particulièrement difficile

Au deuxième semestre, Luc a contracté la mononucléose, une maladie infectieuse très fatigante, lors d’une soirée. Il a dû affronter une fatigue intense, des angines et des ganglions enflammés, l’obligeant à prendre des antibiotiques et à consulter un médecin pour trouver un traitement adapté.

La descente aux enfers et les crises de panique

En raison de sa maladie, Luc a perdu deux semaines de travail, ce qui l’a profondément stressé. Il a commencé à craindre d’échouer en médecine et a été victime de crises de panique. À la mononucléose s’est ajoutée la perte d’un proche.

La remontée et le retour de la confiance en soi

Alors que Luc doutait de ses chances de réussite, un concours blanc a marqué un tournant décisif. En se classant 10e sur 800, il a compris que, malgré les épreuves traversées, la réussite demeurait à sa portée. Cet événement a été le point de départ de sa remontée et du retour de sa confiance en lui.

Conclusion

Le témoignage de Luc offre de précieux conseils pour réussir en PASS. Vous savez désormais adapter votre méthode de travail à vos besoins, planifier vos révisions et identifier l’environnement qui vous convient le mieux.

Retenez l’importance du travail en groupe pour s’entraider et rester motivé, ainsi que la nécessité de gérer votre stress et de prendre soin de vous. N’oubliez pas de célébrer vos réussites, même les plus modestes, et de rester concentré sur vos objectifs personnels sans vous comparer aux autres. Enfin, rappelez-vous que la persévérance et l’adaptation constituent les véritables clés de la réussite en PASS. Bon courage !

Pour aller plus loin

Pour compléter votre préparation, poursuivez avec nos guides : méthode des J, méthodes de révision, organisation du travail, gestion du stress en PASS et LAS et nos formules.

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Questions fréquentes

Peut-on vraiment finir top 1 en PASS sans être surdoué ?
Oui, et c’est le cas de la grande majorité des bien classés. Le PASS ne mesure pas l’intelligence brute mais la capacité à entretenir un volume énorme de connaissances sur plusieurs mois. Ce qui distingue les premiers, c’est le nombre de reprises de chaque cours, l’entraînement précoce aux QCM et la régularité. En revanche, personne ne peut te garantir une place : le classement est relatif et dépend du niveau de ta promotion.
Combien d’heures par jour faut-il travailler pour finir dans les premiers en PASS ?
Il n’existe pas de chiffre juste, et courir après un nombre d’heures est l’un des pièges les plus fréquents. Une longue journée en bibliothèque avec peu de concentration réelle vaut moins qu’une demi-journée de travail actif. Le bon indicateur n’est pas la durée mais le nombre de reprises espacées et de QCM analysés. Vise un rythme tenable jusqu’en mai : ceux qui s’effondrent en février ont presque toujours commencé par supprimer leur sommeil.
Quand faut-il commencer les QCM et les annales en PASS ?
Le plus tôt possible, et en tout cas avant de te sentir prêt. Attendre d’avoir « fini d’apprendre » repousse l’entraînement à un moment qui n’arrive jamais et te prive du droit de te tromper sans conséquence. Un mauvais score en octobre ne coûte rien et t’apprend beaucoup ; le même en mars est un problème. Surtout, analyse chaque faute en distinguant les erreurs de connaissance des erreurs de lecture d’énoncé : elles ne se corrigent pas de la même façon.
Faut-il une prépa pour finir dans les premiers en PASS ?
Non, une prépa n’est ni obligatoire ni suffisante, et des étudiants finissent bien classés sans en avoir suivi. Ce qu’elle apporte d’utile, c’est un cadre et une mesure régulière : des colles, des examens blancs, un classement pour te situer. Tu peux reconstituer une partie de cela avec le tutorat étudiant de ta fac, gratuit et souvent très bien fait. La vraie question n’est pas d’avoir une prépa, mais un moyen fiable de savoir où tu en es chaque semaine.
Faut-il arrêter le sport et la vie sociale pour être major en PASS ?
C’est l’une des croyances les plus coûteuses du PASS. Ceux qui suppriment tout tiennent quelques mois puis décrochent : une année de santé ne se gagne pas en sprint. Les mieux classés font souvent l’inverse et fixent d’abord leurs non-négociables - sommeil, sport, une coupure par semaine - avant d’organiser le travail autour.