Célia décrit ensuite la petite organisation mise en place et respectée une grande partie de l’année. Le couple a réussi à instaurer un rythme, où concessions et restrictions ont régné : communication et organisation interviennent alors pour éviter la frustration.
Son premier conseil est de se fixer des jours pour se voir, d’incorporer ses pauses à deux dans son emploi du temps, de manière à créer une routine pour l’année, semblable à celle des révisions.
Pour donner un aperçu, elle travaillait en moyenne douze heures par jour du lundi au vendredi, de 7h30 à 23h. Mais tous les samedis soir, elle s’arrêtait plus tôt et, le dimanche, elle commençait plus tard, car il s’agissait de leur pause de la semaine. Chaque samedi soir, le couple profitait d’une soirée tranquille à la maison. Et une fois toutes les trois semaines, ils s’accordaient un restaurant ou un cinéma, prévu tôt dans la semaine, de sorte à l’attendre avec impatience, comme de petits objectifs à accomplir chaque semaine. Elle recommande de s’en servir comme motivation.
De plus, elle allait à la salle avec lui le mercredi soir et parfois le dimanche matin, lorsqu’elle n’avait pas trop de retard. Un aparté très important : ne pas oublier de garder une activité physique.
En P1, on ne bénéficie malheureusement plus des petites vacances scolaires. Son compagnon, lui, en avait : durant ces vacances, elle passait une petite semaine chez lui et ils révisaient ensemble toute la journée. Pour sa part, l’emploi du temps restait inchangé, le rythme constant, le travail efficace. Elle a trouvé très motivant de travailler à deux : on s’inspire de la détermination de l’autre. Certes un peu distraite par sa présence, mais pas freinée, car du moment que le travail est fait en temps et en heure, peu importe.
Le couple a aussi pris un congé d’un jour entier pour célébrer la Saint-Valentin.
Enfin, ils ont dû arrêter cette routine à l’approche des concours, car il fallait qu’elle intensifie le rythme et qu’elle prenne sur elle. Ainsi, un mois avant les épreuves, fini la salle, finies les soirées cocooning du samedi. Ils ne se sont pas vus pendant un mois, sauf la veille du concours, pour un baiser porte-bonheur.
Sur cette dernière partie, elle tente d’expliquer pourquoi sortir un instant la tête de ses polys pour voir ses proches, et, dans le thème de cet article, pour voir son partenaire, n’est pas une perte de temps mais au contraire un regain d’énergie à ne surtout pas manquer.
Lorsqu’on établit ses plannings hebdomadaires, ce qu’elle recommande fortement, on aura souvent tendance à les remplir à outrance ; il faut donc prévoir d’office une demi-journée consacrée aux retards de fiches et de QCM, pour elle les dimanches matin, afin de ne pas se retrouver dans l’incapacité d’accomplir tout ce qui était prévu.
Souvent, on fait beaucoup, mais pas tout. Il faut se faire à l’idée qu’en P1 on sera toujours en retard : absolument personne n’est parfaitement à jour et ne peut clamer haut et fort qu’il peut se permettre de sortir. On se le permet non pas parce que tout le travail a été fait de A à Z, ce qui est impossible puisqu’il y a toujours à faire, mais parce que c’est vital.