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Vie sociale et couple en PASS : comment tenir les deux

Célia raconte comment sa relation lui a donné la force de réussir sa première année de médecine, sans sacrifier entièrement sa vie sociale.

Étudiante en PASS révisant tout en préservant sa vie de couple

Mis à jour le 21 juillet 2026

Gérer le couple en PASS

Célia raconte comment son compagnon lui a apporté la force nécessaire pour réussir sa première année de médecine.

« Les études avant les garçons ! » : cette phrase, elle l’a tellement entendue durant son enfance qu’en entrant en première année de médecine, elle s’était résignée à l’idée que les histoires de cœur ne seraient vraiment pas pour tout de suite.

Tu ne te mettras pas en couple en première année de médecine !

Pourtant, dès le début de sa P1, Célia déroge à la « règle d’or ». Et c’est avec beaucoup d’assurance qu’elle explique pourquoi, si elle avait à le refaire, elle le referait mille fois.

Cela n’a pas toujours été simple, mais le couple a réussi à franchir ce cap de la première année de médecine. Il est évident que la recette parfaite n’existe pas et qu’elle ne détient certainement pas la formule magique. Néanmoins, elle assure qu’être en couple n’est pas incompatible avec la P1.

Pour tenir, certains points demeurent toutefois fondamentaux afin de prétendre à cette double réussite.

Les trois piliers pour réussir son PASS en couple

Trois fondements ont permis à Célia de concilier sa relation et ses études : la communication, l’organisation et la capacité à faire des concessions.

La communication

Dans son cas, le sommet du podium revient à la communication. L’équilibre a été plus simple à trouver car son compagnon était en prépa : tous deux avaient une quantité et un temps de travail massifs et similaires à fournir chaque jour de la semaine, sans relâche. Un duo de bosseurs.

Elle détestait travailler à la bibliothèque universitaire, si étroite et si bondée qu’on s’y retrouve le front presque collé à celui de son voisin d’en face, à comparer son avancée à la sienne. Sa recommandation : ne pas se comparer. Elle ne parvenait à travailler que seule dans sa chambre, ne sortait guère et ne voyait pas grand monde en dehors de la prépa.

Son compagnon était la seule personne avec qui elle pouvait réviser, et ce, efficacement. La raison est simple : plus vite et mieux l’on travaille, plus vite l’on profite de sa moitié et du temps de pause que l’on s’est accordé.

Sans surprise, elle a traversé des moments difficiles. Plusieurs fois, elle a été tentée de l’entraîner dans sa « chute provisoire » : lorsqu’elle n’avait plus envie de travailler, au bord de la syncope, elle ne voulait plus qu’il travaille non plus. Mais, déterminé, sans se laisser distraire, il a réussi à chaque fois à la remettre au travail.

Ce qu’elle souhaite faire comprendre ici, c’est que l’amour est trop souvent perçu comme néfaste, comparable à un frein aux études.

Nous devrions plus sérieusement percevoir l’amour sous son côté motivant et encourageant, qui n’est pas assez mis en valeur.

Son compagnon a été un allié pour réussir son PASS : un allié qui a cru en elle du début à la fin, qui lui a fait repousser ses limites et qui lui a interdit d’abandonner alors qu’elle en a trop souvent eu l’envie. Il n’y a rien de plus gratifiant que de voir la fierté dans les yeux de ceux qu’on aime.

Être organisé

Célia décrit ensuite la petite organisation mise en place et respectée une grande partie de l’année. Le couple a réussi à instaurer un rythme, où concessions et restrictions ont régné : communication et organisation interviennent alors pour éviter la frustration.

Son premier conseil est de se fixer des jours pour se voir, d’incorporer ses pauses à deux dans son emploi du temps, de manière à créer une routine pour l’année, semblable à celle des révisions.

Pour donner un aperçu, elle travaillait en moyenne douze heures par jour du lundi au vendredi, de 7h30 à 23h. Mais tous les samedis soir, elle s’arrêtait plus tôt et, le dimanche, elle commençait plus tard, car il s’agissait de leur pause de la semaine. Chaque samedi soir, le couple profitait d’une soirée tranquille à la maison. Et une fois toutes les trois semaines, ils s’accordaient un restaurant ou un cinéma, prévu tôt dans la semaine, de sorte à l’attendre avec impatience, comme de petits objectifs à accomplir chaque semaine. Elle recommande de s’en servir comme motivation.

De plus, elle allait à la salle avec lui le mercredi soir et parfois le dimanche matin, lorsqu’elle n’avait pas trop de retard. Un aparté très important : ne pas oublier de garder une activité physique.

En P1, on ne bénéficie malheureusement plus des petites vacances scolaires. Son compagnon, lui, en avait : durant ces vacances, elle passait une petite semaine chez lui et ils révisaient ensemble toute la journée. Pour sa part, l’emploi du temps restait inchangé, le rythme constant, le travail efficace. Elle a trouvé très motivant de travailler à deux : on s’inspire de la détermination de l’autre. Certes un peu distraite par sa présence, mais pas freinée, car du moment que le travail est fait en temps et en heure, peu importe.

Le couple a aussi pris un congé d’un jour entier pour célébrer la Saint-Valentin.

Enfin, ils ont dû arrêter cette routine à l’approche des concours, car il fallait qu’elle intensifie le rythme et qu’elle prenne sur elle. Ainsi, un mois avant les épreuves, fini la salle, finies les soirées cocooning du samedi. Ils ne se sont pas vus pendant un mois, sauf la veille du concours, pour un baiser porte-bonheur.

Sur cette dernière partie, elle tente d’expliquer pourquoi sortir un instant la tête de ses polys pour voir ses proches, et, dans le thème de cet article, pour voir son partenaire, n’est pas une perte de temps mais au contraire un regain d’énergie à ne surtout pas manquer.

Lorsqu’on établit ses plannings hebdomadaires, ce qu’elle recommande fortement, on aura souvent tendance à les remplir à outrance ; il faut donc prévoir d’office une demi-journée consacrée aux retards de fiches et de QCM, pour elle les dimanches matin, afin de ne pas se retrouver dans l’incapacité d’accomplir tout ce qui était prévu.

Souvent, on fait beaucoup, mais pas tout. Il faut se faire à l’idée qu’en P1 on sera toujours en retard : absolument personne n’est parfaitement à jour et ne peut clamer haut et fort qu’il peut se permettre de sortir. On se le permet non pas parce que tout le travail a été fait de A à Z, ce qui est impossible puisqu’il y a toujours à faire, mais parce que c’est vital.

Savoir faire des concessions

Mais pourquoi avoir différencié concession et frustration plus haut ?

Ce que Célia appelle « concession », c’est le fait de ne voir son copain ou sa copine qu’une ou deux fois maximum par semaine, alors qu’ils adoraient se voir chaque jour. En clair : réduire ses sorties de manière à ce que cela soit compatible avec sa réussite scolaire.

Ce qu’elle appelle « frustration », c’est l’ordre qu’on s’impose de ne pas voir ses proches pour travailler : bien qu’elle permette de rattraper le retard, sur le long terme elle prive d’un besoin qui aide à tenir debout. Attention : être discipliné ne signifie pas être frustré. La frustration, c’est ne pas s’autoriser de pauses, confondre « écarts » et « pauses nécessaires », croire carburer alors qu’on s’affaiblit de jour en jour et risquer un effondrement mental deux jours avant le concours.

À noter : durant cette année d’enfermement, on est frustré dans tous les cas. Le but est d’être frustré à 70 % ou moins, mais pas à 100 %.

L’on aura compris qu’il y a un temps pour tout : le nerf de la guerre est le temps, et l’enjeu majeur de cette année sera de savoir comment le répartir judicieusement sans compromettre sa santé mentale.

Elle insiste sur le fait qu’il ne faut surtout pas culpabiliser lorsqu’on prend l’air. On a trop souvent tendance à se dire que l’on aurait pu faire une tonne de QCM pendant ces deux heures de cinéma, ou revoir au moins quatre polys pendant un repas de famille, et pas assez à reconnaître son besoin de respirer. On ne sort vraiment pas beaucoup de son bureau ou de la BU : alors, quand on le fait, il ne faut pas le regretter, mais vivre le moment pleinement et sortir de son esprit, quelques heures, ces maudites fiches.

Nous ne sommes pas des robots, et bien trop souvent nous négligeons les appels à l’aide de notre corps. Écoutons-le, vraiment. La P1 est une course d’endurance : celui qui part à toute vitesse au début n’est pas nécessairement le vainqueur. Mieux vaut privilégier une allure constante, soutenue tout de même, mais certaine.

Être en couple m’a permis de réussir la première année de médecine

À travers ce récit, Célia a partagé son expérience, qui a été concluante : elle est arrivée 108e sur 1400, et ce, sans carence de vie sociale.

Elle a conscience que tous les individus sont différents et inégaux, et que ce qui a été valable pour elle ne le sera peut-être pas pour tous. Cependant, elle rappelle que notre bien-être ne doit pas périr au profit de cette première année de médecine : il doit seulement être temporairement mis entre parenthèses. Il existe des centaines de façons de contribuer à ce bien-être atrophié, des centaines de sources de motivation ; alors, pourquoi pas l’amour ?

Pour aller plus loin

Pour compléter ta préparation, poursuis avec nos guides : organisation de travail solide, méthodes de révision, gérer le stress du concours et nos formules.

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Questions fréquentes

Peut-on être en couple pendant le PASS ?
Oui, et beaucoup d’étudiants le sont. Ce qui pèse sur une année de PASS, ce n’est pas le fait d’avoir quelqu’un dans sa vie, c’est le temps imprévisible et la charge mentale. Une relation stable, avec des créneaux définis à l’avance, se gère bien ; une relation conflictuelle dégrade la qualité de toutes tes séances de travail.
Faut-il rompre avant d’entrer en PASS ?
Ce n’est pas une règle, malgré ce que tu entendras à la rentrée. Rompre « par précaution » avec une relation qui va bien te prive d’un soutien réel et n’améliore pas ton classement. La question utile est autre : cette relation produit-elle du temps prévisible ou de la négociation permanente ? Si le second cas domine et que rien ne bouge après une discussion franche, la décision se prend pour la relation elle-même, pas au nom du concours.
Comment garder une vie sociale en PASS sans perdre de places ?
Fixe un créneau régulier et court plutôt que d’attendre d’avoir du temps libre, car tu n’en auras jamais spontanément. Un rendez-vous hebdomadaire décidé à l’avance et défendu comme un cours obligatoire suffit souvent. L’essentiel est d’y être vraiment présent·e : deux heures assumées valent mieux que cinq heures passées à culpabiliser.
Mon copain ou ma copine ne comprend pas la charge du PASS, que faire ?
Explique la structure plutôt que la difficulté. Dire « c’est dur » ne transmet rien ; dire quels soirs tu travailles, ce que devient le week-end et quelles semaines précèdent les épreuves donne du concret sur quoi s’accorder. Fais-le en début d’année, pas à la première crise, et vérifie que ce que tu promets est tenable.
Vaut-il mieux être en couple avec quelqu’un qui fait aussi médecine ?
Les deux ont leurs avantages. Quelqu’un du même cursus partage ton calendrier et comprend sans explication, mais expose à la comparaison des classements et à l’anxiété qui circule dans les deux sens. Quelqu’un hors santé t’offre un espace où le concours n’existe pas, mais mesure moins bien le volume de travail. Aucune n’est meilleure : chacune a son point de fragilité.