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Méthode des blocs en médecine : organiser tes semaines en PASS

La méthode des blocs est une technique d’organisation qui aide les étudiants à structurer leur planning et à réviser régulièrement toutes leurs matières. Voici comment l’appliquer en PASS et en LAS.

Étudiant en médecine organisant son planning de révisions selon la méthode des blocs

Mis à jour le 21 juillet 2026

Comment utiliser la méthode des blocs en médecine (PASS et LAS)

La rentrée approche et vous êtes sans doute en pleine recherche d’une méthode de travail pour réussir en PASS. Au sein de notre communauté d’étudiants en première année de médecine, seule une personne sur dix connaît la méthode des blocs. Pourtant, cette technique d’organisation a aidé de nombreux étudiants à structurer leur planning et à réussir leur année.

Dans cet article, nous vous expliquons ce qu’est réellement la méthode des blocs et comment l’utiliser pour optimiser vos révisions.

Qu’est-ce que la méthode des blocs ?

La méthode des blocs est une technique qui consiste à diviser chaque matière en plusieurs blocs de cours que vous allez ensuite placer dans votre planning, de manière à revoir régulièrement toutes les matières chaque semaine.

Contrairement à d’autres méthodes où l’on travaille une seule matière pendant plusieurs jours, vous créez ici un planning hebdomadaire récurrent : nul besoin de refaire un nouveau planning chaque dimanche. Vous établissez votre planning en début de semestre, puis vous le suivez chaque semaine. C’est réellement pratique.

Le principe de base

Au lieu de suivre chaque cours individuellement (cours 1, 2, 3, etc.), vous allez créer des blocs de révision par matière dans votre emploi du temps hebdomadaire. Chaque bloc dure généralement 1 h 30 à 2 h et contient plusieurs cours de la même matière que vous révisez ensemble.

Pourquoi cette méthode fonctionne en première année de médecine ?

Avec la méthode des blocs, vous vous créez une routine stable dans laquelle vous travaillez beaucoup, sans avoir l’impression de forcer. C’est précisément ce que l’on recherche en PASS et en LAS.

Les avantages principaux sont les suivants : une routine fixe, puisque vous savez exactement ce que vous devez faire chaque jour de la semaine ; une vision globale, car en regroupant les cours par thème, vous comprenez mieux les liens entre eux ; une révision régulière, en revoyant toutes les matières chaque semaine, ce qui évite de prendre du retard ; et une réelle flexibilité, car si vous n’avez pas terminé un bloc, vous pouvez le reporter au prochain créneau de cette matière.

Cette méthode est particulièrement utile pendant la période de cours, lorsque vous devez assimiler des dizaines de nouveaux cours chaque semaine tout en révisant les anciens.

Comment mettre en place la méthode des blocs : guide étape par étape

Étape 1 : divisez le programme de chaque matière en blocs. Vous aurez besoin du programme du semestre (aussi appelé livret d’enseignement, remis par votre faculté en début d’année). À partir de ce document, vous allez diviser chaque matière en plusieurs blocs de cours regroupés par thème.

Prenons un exemple concret avec la Biophysique. Imaginons une UE Biophysique comportant une vingtaine de cours à apprendre durant le semestre. Vous pourriez créer 5 blocs : le Bloc 1 « Rayonnements » (les rayonnements ionisants, les effets biologiques des rayonnements ionisants) ; le Bloc 2 « Dynamique des fluides » (dynamique des fluides ; écoulement, débit et Bernoulli ; élasticité, compliance et Windkessel ; gaz parfaits et gaz réels ; mécanique des fluides, réseau sanguin) ; le Bloc 3 « Solutions » (déplacements moléculaires dans les solutions ; ultrafiltration) ; le Bloc 4 « Optique et ondes » (l’œil, chemin optique, myopie, hypermétropie, presbytie ; loi de réfraction, réflexion ; les ondes, les ondes sonores) ; et le Bloc 5 « RMN » (résonance magnétique nucléaire).

Pour créer des blocs équilibrés que vous pourrez revoir en une session de travail (1 h 30 à 2 h), prenez en compte le thème des cours (regroupez ceux qui portent sur le même sujet), la difficulté du cours (n’accumulez pas tous les cours difficiles dans le même bloc) et la longueur du cours (équilibrez la quantité de contenu à apprendre). Le but est d’avoir des blocs que vous pouvez réviser entièrement pendant une session de travail sans saturer.

Important : les blocs évoluent au cours du semestre. Au début de l’année, vos blocs ne seront pas très denses, car tous les cours ne sont pas encore sortis à la faculté. Ils se rempliront au fur et à mesure que les cours sont mis en ligne. Vous devez bien apprendre vos cours dès que vous les découvrez, afin d’éviter de prendre du retard. En maîtrisant rapidement les premiers cours, vous gagnerez beaucoup de temps lorsque vous les réviserez plus tard dans le semestre.

Étape 2 : créez votre planning hebdomadaire récurrent

Le plus simple consiste à créer votre planning directement sur l’ordinateur, afin de pouvoir le modifier rapidement si besoin : vous pouvez utiliser Word, Excel, Google Doc, Google Agenda, etc.

Placez ensuite vos blocs de manière stratégique. Si vous êtes productif le matin, profitez de ces moments pour aborder les matières dans lesquelles vous rencontrez le plus de difficultés. Si vous êtes plutôt du soir, profitez de ce moment pour travailler vos points faibles et vous améliorer.

Commencez donc par identifier vos horaires de travail dans la journée (par exemple : 9 h-12 h / 14 h-18 h / 19 h-22 h), placez vos blocs en fonction de vos heures de productivité maximale, et réservez les moments de fatigue pour faire des QCM, moins énergivores que l’apprentissage de cours.

Un exemple de planning en pratique

Voici un planning type sur cinq jours. Le matin de 9 h à 12 h : Anatomie Bloc 1 le lundi, Anatomie Bloc 2 le mardi, Anatomie Bloc 3 le mercredi, Biostat Bloc 1 le jeudi et Biostat Bloc 2 le vendredi. De 12 h à 13 h, déjeuner chaque jour. De 13 h à 14 h, QCM/Annales chaque jour.

De 14 h à 16 h : Biochimie Bloc 1 le lundi, Chimie Bloc 1 le mardi, Biochimie Bloc 2 le mercredi, Chimie Bloc 2 le jeudi et Chimie Bloc 3 le vendredi. De 16 h à 17 h, sport chaque jour. De 17 h à 19 h : Biologie Cellulaire Bloc 1 le lundi, Biologie Cellulaire Bloc 2 le mardi, Histologie Bloc 1 le mercredi, Histologie Bloc 2 le jeudi et Biologie Cellulaire Bloc 3 le vendredi.

De 19 h à 20 h, dîner chaque jour. De 20 h à 22 h 30 : récupération du retard le lundi, mineure le mardi et le mercredi, puis pause le jeudi et le vendredi. Et ainsi de suite : vous revoyez donc chaque matière plusieurs fois par semaine.

Étape 3 : faites évoluer vos blocs au cours du semestre

Votre méthode des blocs doit rester flexible et s’adapter au cours du semestre. Prenons l’exemple des blocs d’Anatomie. En septembre (début du semestre), le Bloc Anatomie 1 « Système nerveux », le Bloc Anatomie 2 « Système vasculaire » et le Bloc Anatomie 3 « Appareil digestif » comportent chacun 1 cours nouveau.

En octobre (milieu du semestre), chacun de ces blocs contient 3 cours en consolidation. En décembre (fin du semestre), chacun contient 5 cours maîtrisés.

Résultat : à la fin du semestre, vous avez revu chaque cours environ 5 à 6 fois, réparti sur tous vos blocs de révision. Plus vous avancez, plus vous révisez rapidement car vous connaissez déjà la matière.

Étape 4 : gérez les imprévus avec flexibilité

Si vous n’avez pas terminé votre bloc, pas de panique : vous pouvez décaler le reste au prochain bloc de la matière. La méthode est flexible.

Si vous avez pris du retard, rassurez-vous. Vous pouvez gagner du temps en passant les cours que vous connaissez déjà et en vous concentrant sur les nouveaux. Vous pourrez toujours revenir sur les anciens la semaine suivante.

Ciblez enfin les cours prioritaires, à savoir ceux qui ont un gros coefficient et ceux que vous connaissez le moins.

Les avantages de la méthode des blocs

Facile à adopter. La méthode des blocs ne nécessite pas de compétences particulières. Vous créez votre planning une fois en début de semestre, puis vous le suivez chaque semaine, sans devoir le refaire tous les dimanches. En divisant vos matières en blocs de cours, vous n’avez pas besoin d’une liste de chapitres précis à voir chaque jour, et vous ne perdez pas de temps à réorganiser constamment votre emploi du temps.

Motivante. Les blocs de temps exercent une pression positive qui vous pousse à l’action, une aide bienvenue si vous avez du mal à vous mettre au travail. Lorsque vous savez que vous avez votre « Bloc Anatomie 1 » de 9 h à 11 h, vous disposez d’un objectif clair et limité dans le temps. C’est plus motivant que de se dire « je dois travailler l’anatomie aujourd’hui » sans savoir combien de temps ni quoi précisément.

Flexible. Les blocs vous permettent de rester flexible face aux imprévus. Si vous n’avez pas terminé votre cours pendant un bloc, vous pouvez simplement le reporter au prochain bloc de cette matière. Vous pouvez aussi gagner du temps en passant les cours que vous connaissez déjà pendant un bloc, et y revenir plus tard si nécessaire. Cette flexibilité est essentielle pour maintenir votre rythme sur le long terme.

Révision régulière. Avec cette méthode, vous revoyez toutes les matières chaque semaine, ce qui vous permet de garder le rythme et de ne jamais prendre trop de retard sur une matière spécifique. Au lieu de faire toute l’anatomie en une fois puis de ne plus y toucher pendant 3 semaines, vous revoyez vos blocs d’anatomie 2 à 3 fois par semaine. C’est excellent pour la mémorisation à long terme.

Les inconvénients de la méthode des blocs

Redondante. Vous ferez les mêmes matières aux mêmes moments, chaque semaine. Par exemple, tous les lundis matin à 9 h, vous aurez votre Bloc Anatomie 1, et tous les mardis après-midi, votre Bloc Biochimie 2. Cette routine peut devenir monotone et lassante pour certains étudiants qui préfèrent davantage de variété dans leur planning.

Stressante. Si vous êtes facilement stressé, la méthode peut vite tourner à l’angoisse permanente. Lorsque vous n’avez pas terminé votre cours mais que vous devez passer au bloc suivant selon votre planning, vous pouvez vous sentir coupable ou en retard. Il faut accepter que vous ne terminerez pas toujours tous vos blocs parfaitement, et c’est normal : l’important est de maintenir un bon niveau général sur toutes les matières.

Fatigante. Dans une même journée, vous pouvez aborder jusqu’à 5 à 6 matières différentes, ce qui peut être énergivore. Chaque nouvelle matière est un nouveau contexte à installer mentalement, et cela vous coûte beaucoup d’énergie cognitive. C’est pourquoi il est crucial de bien placer vos blocs en fonction de vos pics d’énergie dans la journée.

Notre conseil pour gérer les inconvénients

Pour que la méthode des blocs fonctionne bien pour vous, il faut rester flexible et bienveillant envers vous-même.

Ne vous acharnez pas à terminer un bloc si vous êtes épuisé ; adaptez votre planning si vous sentez que vous saturez ; utilisez les moments de fatigue pour faire des QCM plutôt que d’apprendre de nouveaux cours ; et prenez de vraies pauses entre les blocs (au moins 10 à 15 minutes).

Méthode des blocs contre méthode des J

La méthode des J repose sur la répétition espacée, scientifiquement prouvée. Son principe : vous revoyez chaque cours selon un calendrier précis : J+1 (première révision le lendemain), J+5 (deuxième révision 5 jours après), J+10 (troisième révision 10 jours après) et J+30 (quatrième révision 1 mois après).

Ses avantages sont réels : elle est excellente pour la mémoire à long terme, scientifiquement validée et optimale en théorie.

La méthode des blocs peut toutefois s’avérer plus pratique en PASS : elle est plus simple à organiser avec plus de 10 matières et des dizaines de cours, réduit le risque de prendre du retard, reste plus flexible face aux imprévus et engendre moins de stress mental qu’un planning complexe.

Vincent l’a testée : « J’ai essayé de tester les différentes méthodes. La méthode des J, ça nécessite une très bonne organisation avec le nombre de cours qu’il y a en PASS. »

La méthode des blocs en prépa médecine

Les prépas privées proposent souvent leur propre planning et leurs propres ressources. Vous pouvez néanmoins adapter la méthode des blocs même en prépa.

Pour combiner les deux : utilisez les cours de la prépa comme contenu de vos blocs, placez les créneaux de prépa dans votre planning hebdomadaire, complétez avec les QCM et les ressources du tutorat, et restez flexible en ajustant selon votre progression.

Les erreurs à éviter avec la méthode des blocs

Erreur n° 1 : vouloir terminer absolument chaque bloc. Le piège consiste à vous stresser parce que vous n’avez pas terminé votre Bloc Anatomie 1 pendant votre créneau de 2 h. Le problème est que vous allez paniquer, vous sentir en retard et perdre en efficacité sur les blocs suivants. La solution : acceptez que vous ne terminerez pas toujours tous vos blocs parfaitement, c’est normal. Poursuivez sur le bloc suivant selon votre planning, et vous reviendrez sur l’anatomie lors du prochain créneau. La méthode reste flexible.

Erreur n° 2 : ne jamais adapter son planning. Le piège consiste à garder le même planning rigide du début à la fin du semestre, même s’il ne fonctionne plus. Le problème est qu’en décembre, vos blocs contiennent 5 à 6 fois plus de cours qu’en septembre : sans réajustement, vous allez saturer. La solution : adaptez votre planning tous les mois. Peut-être qu’en décembre, vous devrez passer vos blocs de 2 h à 1 h 30 et faire une révision plus rapide, ou ajouter un créneau supplémentaire pour les matières les plus chargées.

Erreur n° 3 : négliger les QCM. Le piège consiste à vous concentrer uniquement sur l’apprentissage des cours pendant les blocs sans faire de QCM. Le problème est que, le jour du concours, vous connaissez votre cours mais vous ne savez pas répondre rapidement aux questions. La solution : intégrez systématiquement des QCM après chaque bloc ; même 30 minutes de QCM, c’est mieux que rien. Vincent insiste : « J’utilisais les QCM de manière stratégique pour approfondir ma compréhension des cours. C’était pas juste pour m’entraîner, mais vraiment pour identifier mes faiblesses. »

Erreur n° 4 : vouloir tout réviser à chaque fois. Le piège consiste, à chaque Bloc Anatomie 1, à vouloir revoir en détail les 8 cours du système nerveux depuis le début. Le problème est que vous perdez un temps fou et n’avancez jamais sur les nouveaux cours. La solution : faites des révisions de plus en plus rapides. En septembre, vous prenez 2 h pour 1 cours ; en décembre, vous prenez 2 h pour revoir 8 cours rapidement et approfondir les points difficiles. Concentrez-vous sur ce que vous ne maîtrisez pas encore.

Erreur n° 5 : suivre le planning d’un autre étudiant. Le piège consiste à copier le planning de votre ami major sans l’adapter à votre rythme. Le problème est que chaque étudiant est différent : ce qui fonctionne pour lui ne fonctionnera pas forcément pour vous. La solution : utilisez les exemples de planning comme source d’inspiration, mais créez votre propre planning adapté à vos besoins. Testez pendant 2 à 3 semaines, puis ajustez. Vincent le répète : « L’important c’est de trouver ce qui marche pour toi, pas de copier bêtement une méthode. Chaque étudiant est différent. »

Adapter la méthode des blocs selon les phases de l’année de PASS/LAS

Phase 1 : la pré-rentrée (PASS uniquement, fin août / début septembre). Objectif : découvrir le fonctionnement des études de santé et prendre de l’avance. Il est trop tôt pour créer un planning complet ; profitez de cette période pour tester le format en travaillant par sessions de 2 h sur un thème, familiarisez-vous avec les QCM et le rythme de travail, et ne cherchez pas la perfection, seulement à comprendre comment vous fonctionnez. Notre conseil : utilisez la pré-rentrée pour expérimenter différentes durées de blocs (1 h 30 ? 2 h ? 2 h 30 ?) et trouver ce qui vous convient le mieux.

Phase 2 : la période de cours (septembre à décembre/janvier). Objectif : assimiler tous les cours du semestre au fur et à mesure. C’est la phase où la méthode des blocs brille véritablement : vous créez votre planning hebdomadaire avec tous vos blocs, et vous le suivez chaque semaine. Exemple d’évolution d’un bloc : semaine 1 (septembre), Bloc Anatomie 1 = 1 cours nouveau sur le système nerveux (2 h pour bien l’apprendre) ; semaine 5 (octobre), Bloc Anatomie 1 = 4 cours sur le système nerveux (30 min de révision rapide des 3 anciens + 1 h 30 sur le nouveau) ; semaine 12 (décembre), Bloc Anatomie 1 = 8 cours sur le système nerveux (révision rapide de tous en 2 h). Le secret : au début vous prenez votre temps, puis vous accélérez progressivement, en survolant rapidement les cours déjà vus plusieurs fois.

Phase 3 : la période de révision (3 à 4 semaines avant le concours). Objectif : consolider toutes les matières et combler vos lacunes. Gardez la même structure de planning, mais augmentez la vitesse : vous devez faire 2 à 3 tours complets de tous vos blocs en 3 semaines. Concentrez-vous sur les QCM plus que sur la relecture des cours, identifiez vos points faibles et consacrez davantage de temps à ces blocs. Exemple de planning de révision : semaine -3, tour 1 de tous les blocs (révision générale) ; semaine -2, tour 2 avec focus sur les blocs où vous avez le plus de difficultés ; semaine -1, tour 3 rapide et concours blancs en conditions réelles.

Phase 4 : la veille et le jour du concours. La veille : faites un dernier tour ultra-rapide de vos blocs les plus importants (1 h maximum par matière), ne découvrez rien de nouveau et dormez au minimum 8 heures. Le jour J : relisez uniquement vos fiches de révision les plus synthétiques et restez confiant, car vous avez revu chaque bloc 10 à 15 fois dans le semestre.

Conclusion : une méthode simple et efficace pour réussir en PASS

La méthode des blocs n’est pas une formule magique qui vous garantit le succès. C’est toutefois un outil précieux qui vous permet de structurer votre travail de manière simple et efficace.

Ce qu’il faut retenir : d’abord, la méthode des blocs est simple, puisque vous divisez chaque matière en blocs de cours regroupés par thème et que vous les placez dans un planning hebdomadaire que vous suivez chaque semaine, sans devoir le refaire tous les dimanches. Ensuite, elle crée une routine stable : tous les lundis matin, vous savez que vous allez travailler votre Bloc Anatomie 1, ce qui vous permet de travailler beaucoup sans avoir l’impression de forcer, exactement ce que l’on recherche en PASS et en LAS.

Elle reste par ailleurs flexible : si vous n’avez pas terminé un bloc, pas de panique, vous poursuivez sur le suivant et vous rattraperez au prochain créneau de cette matière ; vous pouvez aussi adapter votre planning tous les mois selon votre avancement. Enfin, elle fonctionne sur le long terme : en révisant régulièrement tous vos blocs chaque semaine, vous revoyez chaque cours 10 à 15 fois dans le semestre, et le jour du concours, tout est ancré dans votre mémoire.

Vos prochaines étapes pour utiliser la méthode des blocs : récupérez le programme du semestre (livret d’enseignement de votre faculté) ; divisez chaque matière en blocs de cours regroupés par thème ; créez votre planning hebdomadaire en plaçant stratégiquement vos blocs ; testez pendant 3 à 4 semaines et observez ce qui fonctionne ; ajustez chaque mois en fonction de votre avancement et de votre ressenti.

Le témoignage de Vincent. Vincent Villa-Mur, qui a majoré son PASS à Bordeaux avec sa propre méthode, insiste sur l’importance d’une bonne organisation : « C’est vraiment d’optimiser son apprentissage pour y passer le moins de temps. Une organisation solide réduit énormément le stress et augmente ta confiance en vue des examens. » Après 2 ans de bénévolat au tutorat, il a vu de nombreux étudiants réussir ou échouer : « Je vois que des simples erreurs peuvent te coûter une année et des rêves. Le pire c’est les regrets en fin d’année quand on se dit “j’aurais dû commencer comme ça”. C’est pour ça qu’il faut se préparer dès le lycée ou pendant la première et en terminale. »

Notre dernier conseil : ne cherchez pas la perfection, cherchez la régularité. Mieux vaut suivre imparfaitement la méthode des blocs pendant 5 mois que de vouloir tout faire parfaitement et abandonner après 2 mois. La PASS demande énormément d’efforts, mais avec une bonne organisation, de la constance et une méthode de travail solide comme la méthode des blocs, vous mettez toutes les chances de réussite de votre côté.

Cette année exigeante sera difficile, mais elle sera aussi formatrice : vous développerez des capacités d’organisation et de travail qui vous serviront toute votre vie, que vous deveniez médecin ou non. Bon courage pour réussir votre année, et n’oubliez pas que le tutorat reste votre meilleur allié gratuit pour naviguer dans cette filière. Les tuteurs sont là pour vous aider : n’hésitez pas à leur demander conseil pour adapter la méthode des blocs à votre situation.

Nous vous conseillons vraiment d’essayer la méthode des blocs. Elle a aidé de nombreux étudiants en première année de médecine à mieux s’organiser et à réussir dans cette filière exigeante.

Pour aller plus loin

Pour compléter votre préparation, poursuivez avec nos guides : méthodes de révision efficaces, Pomodoro, méthode des J, nos formules et organisation du travail en PASS.

Et pour les données officielles de votre année, appuyez-vous sur PASS comme en LAS.

Questions fréquentes

C’est quoi la méthode des blocs en médecine ?
C’est une méthode d’organisation qui consiste à découper chaque matière en unités de travail fixes - les blocs, souvent d’1 h 30 à 2 h - puis à les placer dans une grille hebdomadaire qui se répète à l’identique. Chaque matière revient ainsi à ses créneaux chaque semaine, ce qui garantit une rotation complète du programme sans replanification. Le contenu avance au fil du semestre, mais la structure de la semaine reste stable. C’est adapté au PASS et à la LAS, où toutes les unités d’enseignement comptent dans le classement.
Combien de temps doit durer un bloc de révision ?
La fourchette la plus courante va d’1 h 30 à 2 h : assez long pour traiter un chapitre en profondeur, assez court pour garder une concentration réelle. Mais le bon critère reste ta propre attention - si tu décroches à la moitié, raccourcis le bloc ou découpe-le en sessions minutées. L’erreur serait de viser trois ou quatre heures d’affilée : au-delà d’un certain point, tu occupes une chaise sans mémoriser. La durée idéale est celle que tu peux répéter tous les jours du semestre.
Méthode des blocs ou méthode des J : laquelle choisir ?
Les deux, car elles ne répondent pas à la même question. La méthode des blocs organise ta semaine : quelle matière à quel créneau. La méthode des J organise tes reprises : quel contenu revoir à J+1, J+3, J+7 pour contrer l’oubli. En pratique, on les emboîte : la grille contient des créneaux de reprise quotidiens, et la liste des J en fournit le contenu. Commence par poser la grille, puis branche les J dessus.
Comment intégrer les QCM dans la méthode des blocs ?
De deux façons complémentaires. D’abord en fin de bloc d’apprentissage : quelques minutes de questions sur ce que tu viens de travailler, pour transformer le cours en réflexes de restitution. Ensuite via des blocs entièrement dédiés à l’entraînement : séries de QCM, annales de ta faculté, examens blancs en conditions réelles. La part de ces blocs doit croître au fil du semestre, jusqu’à devenir dominante avant les épreuves. Un planning sans blocs de QCM prépare bien les cours, mais mal le concours.
Faut-il travailler toutes les matières chaque semaine en PASS ?
Oui, c’est l’un des grands intérêts de la méthode des blocs. Laisser une matière en jachère plusieurs semaines crée une dette : l’oubli s’installe, et le rattrapage coûte bien plus cher que l’entretien. La rotation hebdomadaire garantit que chaque matière reste vivante, même à petite dose. En revanche, toutes ne méritent pas le même volume : pondère selon le poids de chaque UE dans ta fac et tes difficultés, et réajuste toutes les trois ou quatre semaines.