Une fois les bases acquises, voici les recommandations qui font véritablement la différence. Beaucoup d’étudiants commettent des erreurs avec Anki ; voici comment les éviter.
Activez FSRS, le nouvel algorithme, dans les paramètres. Il vous demandera moins de travail pour une meilleure rétention. Rendez-vous dans les options des paquets. Si vous comptez créer de nombreuses flashcards, réglez le taux de rétention souhaité à 0,90 (au lieu de 0,95 par défaut). Concrètement, l’algorithme veille à ce que vous ayez toujours plus de neuf chances sur dix de vous souvenir de chaque carte, et vous présente les cartes en révision lorsqu’elles passent sous ce seuil. C’est une manière idéale de se sentir en contrôle de ses révisions : si l’on suit le rythme, on sait que ses connaissances sont solides. Nous recommandons 0,90 plutôt que 0,95 parce qu’un seuil plus élevé occasionne beaucoup plus de travail pour un gain finalement faible.
Organisez vos paquets en arborescence : c’est très pratique pour s’y retrouver. Vous pouvez créer une hiérarchie, par exemple PASS, puis Anatomie (avec Membre supérieur et Membre inférieur), Physiologie ou Biochimie. La méthode qui fonctionne sur tous les appareils consiste à renommer le paquet en utilisant « :: » comme séparateur, par exemple « PASS::Anatomie::Membre supérieur ». Si cette ergonomie vous paraît douteuse, vous avez raison, mais c’est ainsi que fonctionne Anki.
Sachez que les cartes de type question/réponse ne sont qu’un modèle parmi d’autres : il existe aussi les cartes à trous. Les avis divergent sur leur efficacité. Les cartes à trous sont plus rapides à créer (des raccourcis clavier existent) mais entraînent un apprentissage plus superficiel. Notre avis : si vous disposez d’un bon générateur de flashcards ou que vous tapez très vite, privilégiez le format question/réponse.
Exploitez les temps morts : c’est la fonctionnalité phare d’Anki sur téléphone. Vous pouvez réviser dans le métro, en attendant le début d’un cours ou avant de dormir. En dix minutes, vous pouvez facilement parcourir cent flashcards. Bien utilisés, ces moments perdus font une réelle différence.
Synchronisez toujours : si vous utilisez à la fois votre téléphone et votre ordinateur, cliquez sur le bouton de synchronisation au début et à la fin de chaque session. Sinon, vous risquez un conflit de synchronisation, où il faut choisir entre la progression du téléphone et celle de l’ordinateur. En cas de perte de progression, pas de panique : sur ordinateur et sur Android, Anki conserve des sauvegardes automatiques datées de votre progression, ce qui a déjà sauvé de nombreux étudiants.
Pour l’anatomie, misez sur les schémas à remplir : collez une image anatomique et masquez les légendes. Anki créera autant de cartes que de légendes masquées.
Faut-il partager ses paquets ? Cela fonctionne bien si le groupe est très aligné sur le style des cartes, le rythme de création et le niveau de détail. Certains groupes ayant débuté ensemble sont revenus au travail en solo, faute d’un rythme adapté à chacun.
Anki et la méthode des J sont-ils compatibles ? Si vous créez peu de flashcards (une vingtaine ou une trentaine par cours), vous pouvez suivre la méthode des J et sortir Anki à ce moment-là. En revanche, si vous êtes un « flashcard maximaliste », laissez plutôt Anki optimiser vos révisions.