Pendant des décennies, l’accès à la deuxième année de médecine était limité par un numerus clausus : un nombre de places fixé de façon rigide. Ce système a été supprimé par la loi du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé, au profit d’un numerus apertus.
Le changement n’est pas qu’une question de vocabulaire. Le numerus apertus repose sur une logique différente : les capacités d’accueil sont désormais fixées par les universités, en concertation avec les agences régionales de santé, sur la base d’objectifs pluriannuels de professionnels à former. L’idée est d’adapter le nombre de places aux besoins des territoires.
Retiens surtout ceci : on est passé d’un nombre imposé d’en haut à un nombre construit localement, selon des besoins de santé. Cette nuance est capitale pour comprendre pourquoi il n’existe pas un « nombre magique » de places valable partout en France.
Le mot « apertus » lui-même dit quelque chose. Là où « clausus » évoquait une porte fermée à un nombre fixe, « apertus » renvoie à une logique plus ouverte et modulable. Ce n’est pas pour autant une porte grande ouverte : les capacités restent encadrées et pilotées. Le glissement de vocabulaire traduit un changement de philosophie, pas une suppression de toute limite.
