Le 7 juillet 2026, les projets de décret et d’arrêté de la réforme ont introduit l’appellation « licence portail santé » pour désigner la nouvelle voie d’accès aux études de santé, laquelle remplacera progressivement le système PASS/LAS à compter de la rentrée 2027.
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La réforme PASS LAS 2027 est-elle officielle ?
L’annonce a été formalisée le 17 avril 2026, lors d’une conférence de presse organisée à l’Université Paris Cité par Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, et Stéphanie Rist, ministre de la Santé. Le gouvernement a récemment annoncé une nouvelle évolution des modalités d’accès aux études de santé. Après la suppression de la PACES en 2020 et la mise en place du système PASS/LAS, de nouvelles modalités d’accès se dessinent avec l’ambition de simplifier et d’harmoniser le parcours des étudiants à l’échelle nationale.
Cette évolution, encore en cours de définition, marque une étape supplémentaire dans la transformation des études médicales en France.
Cette officialisation s’appuie sur la proposition de loi de la sénatrice Corinne Imbert, adoptée en première lecture au Sénat le 20 octobre 2025, qui posait déjà les grands principes de la voie unique. Stéphanie Rist a elle-même précisé qu’il ne s’agissait pas techniquement d’une « réforme » au sens strict, mais d’un changement « significatif et transformant ». Voici les principaux éléments à retenir à ce stade.
Calendrier officiel de la réforme PASS LAS
Le 20 octobre 2025, la proposition de loi Corinne Imbert, base législative de la réforme, a été adoptée en première lecture au Sénat. Le 25 novembre 2025, la Conférence des doyens de médecine s’est temporairement retirée des groupes de travail gouvernementaux. Le 25 mars 2026, elle a adressé un courrier aux ministères pour demander un report à 2028, suivie le 15 avril 2026 par l’Académie nationale de médecine, qui a réclamé à son tour un report à 2028.
Le 17 avril 2026, la conférence de presse tenue à l’Université Paris Cité a donné lieu à l’annonce officielle par Philippe Baptiste et Stéphanie Rist. Le 29 avril 2026 a été publiée la fiche officielle Service-Public.fr récapitulant la réforme. En novembre 2026 sont attendues les maquettes Parcoursup, et en septembre 2027 débutera le déploiement progressif de la licence portail santé, qui remplacera progressivement le PASS et la LAS.
À noter : les projets de décret et d’arrêté de la réforme utilisent désormais l’appellation « licence portail santé » pour désigner la nouvelle voie d’accès qui remplacera progressivement le système PASS/LAS à compter de la rentrée 2027. Cette terminologie devrait progressivement s’imposer dans les communications des universités.
Pourquoi le PASS et la LAS sont-ils supprimés ?
Le système actuel est jugé complexe. Aujourd’hui, les lycéens souhaitant s’orienter vers des études de santé doivent choisir entre deux voies distinctes : le Parcours d’Accès Spécifique Santé (PASS) et la Licence Accès Santé (LAS).
Mis en place pour remplacer la PACES, ce système avait pour objectif de diversifier les profils et de proposer plusieurs chances d’accès aux filières de santé. Dans les faits, il a introduit une organisation complexe : des modalités variables selon les universités et une lisibilité parfois limitée pour les étudiants et leurs familles. C’est dans ce contexte que le gouvernement souhaite aujourd’hui faire évoluer le dispositif.
Comment fonctionnera la nouvelle première année santé ?
La réforme envisagée repose sur un principe central : mettre fin à la distinction entre PASS et LAS afin de proposer un parcours unique. À terme, les étudiants s’inscriraient dans une licence avec accès santé, commune à tous, dans laquelle les enseignements liés à la santé seraient intégrés dès le début du cursus. L’objectif est de proposer une base plus homogène et de permettre une progression plus lisible au fil des années.
L’accès à cette licence continuerait de se faire via Parcoursup, qui resterait la porte d’entrée principale après le baccalauréat.
Que remplace la réforme PASS LAS ?
Avant 2027, le dispositif reposait sur le PASS et la LAS, avec une mineure santé, l’absence de redoublement en PASS et une variabilité selon les facultés. Après 2027, une voie unique s’imposera, organisée en trois blocs, avec un redoublement rendu possible et une harmonisation nationale.
La future voie d’accès est désormais désignée dans les projets de textes sous le nom de « licence portail santé », appellation qui remplacera progressivement les références au PASS et à la LAS.
Une organisation structurée en blocs d’enseignements
Le futur modèle s’appuierait sur une organisation en blocs d’enseignements. Chaque étudiant devrait ainsi valider différents ensembles de compétences au cours de son parcours. Trois grands types de blocs sont évoqués : un bloc de sciences fondamentales, regroupant notamment la biologie, la physique ou encore la chimie ; un bloc dédié aux enseignements de santé et médicaux ; et un bloc transversal, incluant par exemple la méthodologie ou les sciences humaines et sociales.
Ces trois blocs représenteraient au total environ 60 crédits ECTS, répartis approximativement ainsi : bloc santé (24 à 30 ECTS), bloc disciplinaire (24 à 30 ECTS) et bloc transversal (6 à 12 ECTS). Ces fourchettes, issues des projets de texte connus mi-2026, restent à confirmer par les maquettes officielles attendues sur Parcoursup en novembre 2026. Sur Parcoursup, les candidats formuleraient un vœu principal « santé », assorti d’un sous-vœu disciplinaire correspondant à la discipline choisie pour le bloc 2.
Une harmonisation à l’échelle nationale
L’un des objectifs affichés est également d’uniformiser le fonctionnement des études de santé sur l’ensemble du territoire. Aujourd’hui, les modalités du PASS et de la LAS peuvent varier sensiblement d’une université à l’autre. Le futur système viserait à instaurer un cadre commun, avec des règles partagées à l’échelle nationale, afin de garantir une meilleure lisibilité et une plus grande équité entre les étudiants.
Des modalités de sélection repensées
La sélection pour l’accès aux études de santé évoluerait elle aussi. Le modèle envisagé repose sur une logique plus progressive, intégrée au parcours universitaire. Plusieurs éléments sont d’ores et déjà évoqués : la validation des blocs d’enseignements comme prérequis pour candidater, la prise en compte des résultats obtenus tout au long du parcours, l’établissement d’un classement des étudiants sur la base de leurs performances académiques, la mise en place possible d’épreuves orales, l’existence de plusieurs moments de candidature au cours de la licence et le redoublement possible une fois.
Concrètement, le mécanisme envisagé fonctionnerait ainsi : une première tentative de candidature aux filières MMOPK à l’issue de la L1 ; en cas d’échec, la possibilité de redoubler la L1 (sans nouvelle tentative immédiate) ; une seconde tentative possible à l’issue d’une L2 validée ; en cas de double échec, la poursuite de la licence dans la discipline du bloc 2, les crédits validés n’étant pas perdus.
La réforme prévoit par ailleurs de renforcer les passerelles : une passerelle élargie pour les titulaires d’une licence complète, destinée à favoriser les vocations tardives, ainsi qu’un renforcement des passerelles pour les professionnels paramédicaux ayant validé trois années de cursus. Une expérimentation limitée et optionnelle permettra également un accès direct à la pharmacie pour les étudiants visant exclusivement cette filière.
Une réforme encore en cours de définition
Si les grandes orientations sont désormais connues, de nombreux points restent à préciser avant la mise en œuvre effective de cette réforme. Les textes officiels à venir viendront détailler les modalités concrètes d’application. Dans ce contexte, il est essentiel pour les futurs étudiants de rester attentifs aux prochaines annonces afin d’anticiper au mieux leur orientation.
Le calendrier fait débat : la Conférence des doyens de médecine, dans un courrier du 25 mars 2026, a jugé l’échéance de 2027 « irréaliste » et demandé un report à 2028, rejointe quelques jours plus tard par l’Académie nationale de médecine. Les doyens s’opposent notamment à la réintroduction du redoublement, craignant un alourdissement des effectifs, et souhaitent que la seconde chance de candidature repose sur les seuls enseignements de santé plutôt que sur un interclassement entre licences différentes. Du côté des organisations étudiantes, l’accueil est plus favorable : la FAGE a salué le retour du redoublement comme une avancée. Le financement précis de la réforme n’était pas chiffré au moment de l’annonce du 17 avril 2026.
Le niveau de sélection sera-t-il plus facile ?
Non. Cette réforme ne signifie pas un assouplissement de la sélection. L’accès aux études de santé restera très exigeant, avec un nombre de places toujours limité. Le changement porte avant tout sur l’organisation du parcours d’accès, et non sur le niveau attendu des candidats. La concurrence restera donc forte, comme aujourd’hui.
Autrement dit, une nouvelle structure ne signifie pas une baisse de difficulté. Les étudiants devront toujours présenter un excellent dossier, une solide méthode de travail et une forte capacité d’adaptation pour réussir.
Qui est concerné par la réforme PASS LAS 2027 ?
Terminale 2026 : si vous êtes actuellement en terminale (année scolaire 2025-2026) et intégrerez l’enseignement supérieur en septembre 2026, le dispositif actuel PASS, LAS et LSPS reste pleinement en vigueur. Cette réforme n’a donc aucun impact sur votre parcours.
Première 2026 : si vous êtes en première (année scolaire 2025-2026), vous êtes directement concerné. Vous ferez partie de la première promotion à intégrer la nouvelle voie unique à partir de septembre 2027. Les spécialités scientifiques — mathématiques, physique-chimie et SVT — demeurent les enseignements les plus recommandés pour s’y préparer. Aucun changement des programmes du secondaire n’est prévu.
Que deviennent les étudiants inscrits en PASS ou LAS en 2026 ?
Les premiers concernés par la réforme sont les étudiants déjà inscrits en PASS ou LAS pour 2026/27. Que vont devenir ceux qui entrent en PASS ou LAS à la rentrée 2026 s’ils échouent ? À ce stade, les modalités exactes de transition entre l’ancien et le nouveau système n’ont pas encore été entièrement précisées. Toutefois, comme lors des précédentes réformes, un principe de continuité devrait être appliqué.
Concrètement, les étudiants engagés en PASS/LAS en 2026/27 devraient pouvoir terminer leur parcours dans le cadre dans lequel ils ont commencé, avec des dispositifs d’aménagement si nécessaire. En cas d’échec à l’accès en études de santé, ils conserveraient la possibilité de poursuivre leur cursus universitaire en licence et de se réorienter. Des passerelles ou adaptations pourraient également être mises en place pour tenir compte de la réforme, mais ces points devront être confirmés par les textes officiels à venir.
L’expérimentation de l’UVSQ dès 2026
Sans attendre la généralisation nationale, l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines a mis en place, dès la rentrée 2026, une voie unique locale baptisée « One LAS » (Licence Sciences pour la Santé), avec deux parcours sur Parcoursup et une possibilité de candidater aux filières de santé à l’issue de la L1, de la L2 ou de la L3. Un cas concret qui permet de se projeter, même s’il ne préjuge pas des modalités qui seront retenues au niveau national.
Les questions les plus posées depuis l’annonce
Depuis l’annonce, de nombreuses interrogations reviennent régulièrement, parmi lesquelles : que change la réforme pour un étudiant en PASS ou LAS en 2026ᾰ; l’entrée en LAS 2 ou LAS 3 en 2027 ouvre-t-elle droit à un second redoublement ; sera-t-il possible de redoubler en PASS en 2027 ; comment cela se passera-t-il pour les étudiants en STAPS avec option LAS visant la kinésithérapie ; ce nouveau système revient-il à la PACES ; et pourquoi ne pas simplement augmenter le nombre de places.
D’autres questions portent sur le maintien du PASS en 2026, la disparition de la LAS en 2027, les publics concernés par la réforme, le devenir du concours de médecine, les voies d’accès aux études de santé après 2027, la différence entre PASS/LAS et la nouvelle voie unique, l’impact sur les étudiants déjà en PASS, la confirmation de la réforme, l’utilité d’une prépa médecine, le choix entre PASS et LAS en 2026, le fonctionnement de la voie unique santé, le nom de la nouvelle formation, l’existence d’une expérimentation pour la pharmacie et la position des doyens de médecine à l’égard de la réforme.
Pour aller plus loin
À la date du 03/07/2026, la réforme de la première année de santé (voie unique annoncée le 17 avril 2026 pour la rentrée 2027) n'a fait l'objet d'aucun décret publié au Journal officiel. Les doyens de médecine demandent un report à 2028. Nous mettons cette page à jour à chaque évolution officielle.
Pour compléter votre préparation, poursuivez avec nos guides : différence entre PASS et LAS, différentes voies d’accès à médecine et fin du numerus apertus et l’évolution de l’accès aux études de santé.
Et pour les données officielles de votre année, appuyez-vous sur enseignementsup-recherche.gouv.fr, legifrance.gouv.fr et parcoursup.gouv.fr.
