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Matières PASS et LAS : le programme de première année

Chimie, anatomie, biophysique, sciences humaines… Voici une carte lisible des matières que tu vas rencontrer en première année de santé.

Manuels d’anatomie et de biochimie ouverts sur une table de bibliothèque universitaire.

Mis à jour le 3 juillet 2026

PASS et LAS : à quoi ressemble vraiment le programme de première année de santé

Quand tu découvres la liste des matières du PASS pour la première fois, la réaction est presque toujours la même : un léger vertige. Chimie, biochimie, biologie cellulaire, biophysique, anatomie, physiologie, sciences humaines… la liste paraît sans fin, et personne ne t’explique clairement comment tout cela s’articule. Ce sentiment de noyade dans le volume est le premier obstacle de l’année, avant même le premier cours.

L’objectif de cet article n’est pas de remplacer la maquette officielle de ta faculté, mais de te donner une carte. Une fois que tu vois comment le programme se structure entre majeure santé, mineure disciplinaire et grandes familles d’unités d’enseignement, la masse intimidante devient un territoire que tu peux organiser. Et surtout, tu comprends que toutes les matières ne se travaillent pas de la même façon.

PASS et LAS : deux façons de répartir une même année de 60 crédits

Commençons par le cadre. Le PASS combine une majeure « accès santé » et une mineure disciplinaire, tandis que la LAS fait l’inverse : une majeure disciplinaire (droit, biologie, STAPS, psychologie…) et une mineure santé plus légère greffée dessus. Ce point est posé officiellement par le ministère de l’Enseignement supérieur, qui décrit ces deux voies d’accès organisées en crédits ECTS.

Une année universitaire correspond à 60 crédits ECTS répartis sur deux semestres, comme le rappelle le service public. Ces crédits sont la clé de lecture de ton programme : ils te disent, matière par matière, le poids relatif de chaque enseignement. Une UE lourde en ECTS est une UE sur laquelle tu ne peux pas te permettre de flotter.

Concrètement, en PASS, la santé occupe la plus grande part de ton année et la mineure reste secondaire. En LAS, c’est le contraire : ta majeure disciplinaire structure ton emploi du temps et la santé s’y ajoute. Cette différence de dosage change tout dans la manière d’organiser ton premier semestre : un étudiant de LAS ne peut pas travailler comme un étudiant de PASS, même si le concours santé les attend tous les deux.

Le premier semestre : les fondamentaux scientifiques et humains

Au premier semestre, tu retrouves surtout les grandes familles de sciences fondamentales. La chimie, la biochimie et la biologie moléculaire forment un bloc où il faut à la fois comprendre des mécanismes et retenir des structures. À côté, la biologie cellulaire, l’histologie et l’embryologie décrivent le vivant à l’échelle de la cellule et du tissu : beaucoup de vocabulaire, beaucoup de schémas.

Deux autres familles complètent souvent ce début d’année. Les biostatistiques, redoutées à tort, demandent surtout de la régularité et de l’entraînement sur exercices. Et les sciences humaines et sociales en santé (SHS) abordent l’éthique, l’histoire de la médecine ou la santé publique : une matière que les profils scientifiques négligent souvent, à tort, car elle pèse en ECTS comme les autres.

Une erreur fréquente que je vois chez les primants : traiter les SHS comme un remplissage à réviser la veille, parce que « ce n’est pas de la vraie science ». Le jour du concours, quelques points de SHS mal préparés font basculer un classement serré. Chaque UE compte pour ce qu’elle pèse, pas pour l’image qu’on s’en fait.

Le second semestre : biophysique, anatomie et physiologie

Le second semestre fait souvent basculer les étudiants dans des matières plus « médicales » et plus exigeantes. L’anatomie arrive : c’est le royaume de la mémorisation pure, des noms, des rapports, des trajets. La physiologie, elle, explique comment les organes fonctionnent : ici, comprendre le mécanisme te fait gagner un temps considérable sur le par-cœur.

La biophysique cristallise beaucoup d’angoisses. Elle mêle physique appliquée au corps humain et raisonnement quantitatif, et elle punit ceux qui essaient de l’apprendre par cœur au lieu de s’entraîner sur des exercices types. À cela s’ajoutent des enseignements de spécialité qui varient selon la mineure choisie en PASS ou la majeure suivie en LAS.

C’est précisément au second semestre que la méthode de travail fait la différence. Un étudiant qui a compris dès le début qu’anatomie et biophysique ne se travaillent pas de la même façon aborde ce semestre avec une longueur d’avance. Celui qui applique une méthode unique à tout se retrouve, lui, submergé au pire moment.

LAS : un programme qui dépend fortement de ta licence

En LAS, la logique est différente. Ta majeure est une vraie licence disciplinaire, avec ses propres examens et ses propres exigences, et la mineure santé s’ajoute par-dessus, plus légère en ECTS. Résultat : deux étudiants en LAS peuvent avoir des semaines très différentes selon qu’ils suivent une licence de biologie, de droit ou de STAPS.

Cela a une conséquence pratique importante : le contenu exact de ta mineure santé et son articulation avec ta majeure dépendent de ton université et de la licence choisie. Impossible de te donner ici une liste universelle valable partout. C’est le principe même de la LAS que d’être modulable.

D’où un conseil que je répète à chaque lycéen hésitant entre les deux voies : avant de trancher, lis la maquette réelle de la LAS que tu vises. C’est aussi l’un des critères de fond quand tu dois choisir entre PASS et LAS, car une mineure santé mal alignée avec tes points forts peut te coûter cher.

Cette logique remonte d’ailleurs jusqu’au lycée : les matières de première année et le socle scientifique attendu dépendent en partie des spécialités choisies au lycée pour médecine. Un élève qui a lâché la physique-chimie très tôt abordera certaines UE de sciences fondamentales avec une marche plus haute à franchir. Regarder les matières de la première année, c’est aussi comprendre, en amont, quel bagage il vaut mieux avoir construit.

Pourquoi le programme n’est jamais tout à fait le même d’une fac à l’autre

Il n’existe pas un programme national unique du PASS applicable à la virgule près partout. Le contenu détaillé des unités d’enseignement, leur pondération et parfois leur intitulé sont fixés par chaque université et publiés dans ses maquettes de formation. Sur le site de ta faculté, comme celui de Sorbonne Université, tu trouves le programme officiel qui fait foi pour toi.

Concrètement, cela veut dire que le poids exact de la biophysique ou le volume de SHS peut varier de quelques crédits d’une fac à l’autre. Ne construis donc pas ton année sur le témoignage d’un ami inscrit dans une autre ville : vérifie toujours sur la maquette de TA faculté. C’est la seule source qui décide vraiment de ce que tu vas être évalué.

Ce réflexe de vérification à la source vaut au-delà des matières : il te suit tout au long de la première année, du programme aux modalités d’examen. Prends l’habitude, dès la rentrée, d’avoir la maquette officielle ouverte à côté de tes fiches.

Adapter ta méthode au type de matière

La distinction la plus utile à faire, très tôt, est celle-ci : certaines matières exigent surtout de la mémorisation (anatomie, vocabulaire d’histologie), d’autres surtout de la compréhension et de l’entraînement (biophysique, biostatistiques, physiologie). Beaucoup de matières mélangent les deux, mais la dominante oriente ta stratégie.

L’erreur classique, celle qui coûte le plus de semaines perdues, est d’inverser les deux. Traiter l’anatomie comme un raisonnement qu’on « comprendra le jour J » mène droit au trou de mémoire. Traiter la biophysique comme du par-cœur, sans jamais faire d’exercices, mène à la panique devant un énoncé jamais vu. La bonne question n’est pas « combien d’heures », mais « quel type de travail pour cette matière ».

Un bon réflexe consiste à classer chaque UE, dès que tu en reçois le programme, sur une petite échelle : plutôt mémorisation, plutôt raisonnement, ou mixte. Ce simple tri initial t’évite d’aborder toutes tes matières avec le même outil. L’anatomie ira vers du rappel actif intensif et des schémas répétés ; la biophysique vers des séries d’exercices ; la physiologie vers la recherche du mécanisme avant le détail. Tu adaptes l’effort à la nature de la matière, pas l’inverse.

Pour construire cette adaptation dans la durée, appuie-toi sur nos articles dédiés : nos 5 méthodes pour organiser tes révisions t’aident à répartir le par-cœur et l’entraînement dans la semaine. C’est en couplant une carte claire des matières et une méthode adaptée à chacune que tu transformes le vertige du début d’année en plan de travail solide.

Questions fréquentes

Quelles sont les matières du PASS ?
Le PASS regroupe une majeure « accès santé » et une mineure disciplinaire. La majeure santé couvre notamment la chimie, la biochimie, la biologie cellulaire, l’histologie, l’embryologie, la biophysique, l’anatomie, la physiologie, les biostatistiques et les sciences humaines et sociales en santé. Le détail exact et la pondération de chaque unité d’enseignement sont fixés par ta faculté. Consulte toujours la maquette officielle de ton université pour la liste qui s’applique à toi.
Quelle différence de programme entre PASS et LAS ?
En PASS, la santé occupe la majeure et une discipline choisie forme la mineure. En LAS, c’est l’inverse : tu suis une licence disciplinaire comme majeure, avec une mineure santé plus légère ajoutée par-dessus. Le programme de LAS dépend donc beaucoup de la licence choisie, alors que le PASS est plus centré sur les sciences fondamentales de santé. Les deux voies préparent au concours d’accès aux études de santé.
Combien d’ECTS compte l’année de PASS ?
Comme toute année universitaire, l’année de PASS correspond à 60 crédits ECTS répartis sur deux semestres. Ces crédits mesurent le poids de chaque enseignement et t’aident à hiérarchiser ton travail. La répartition précise entre les différentes unités d’enseignement est décidée par chaque université et figure dans sa maquette de formation.
Quelles matières sont les plus difficiles en première année de santé ?
Cela dépend de ton profil, mais la biophysique et les biostatistiques sont souvent citées parce qu’elles demandent du raisonnement et de l’entraînement plutôt que du par-cœur. L’anatomie est redoutée pour son volume de mémorisation. La bonne approche n’est pas de classer les matières « faciles » et « difficiles », mais d’adapter ta méthode : mémorisation pour l’anatomie, exercices répétés pour la biophysique.
Le programme du PASS est-il le même dans toutes les facultés ?
Non. Le cadre général (majeure santé, mineure disciplinaire, 60 ECTS) est commun, mais le contenu détaillé des unités d’enseignement et leur pondération sont fixés par chaque université et publiés dans ses maquettes de formation. Le programme exact peut donc varier d’une fac à l’autre. Réfère-toi toujours au site officiel de ta faculté pour connaître le programme qui te concerne.